Face à une inflation vertigineuse, l'Argentine lance un plan de relance de la consommation
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A moins de deux mois des élections présidentielles argentine (22 octobre), Sergio Massa, candidat et ministre de l'Economie, a présenté des mesures qui doivent redonner un coup de fouet à l'activité du pays minée par une inflation galopante.
Les mesures de son « Programme de renforcement de l'activité économique et du salaire » comprennent, entre autres, des coups de pouce fiscaux, des prêts subventionnés aux travailleurs et l'octroi de bons aux retraités et aux bénéficiaires de l'aide alimentaire.
Le gouvernement estime à 20 milliards de dollars les pertes causées par la sécheresse de 2023, quasiment 3% du PIB national. Malgré les aides sociales, environ 40% des 46 millions d'Argentins vivent dans la pauvreté. Des scènes de pillage ont eu lieu ces derniers jours dans plusieurs villes du pays, le gouvernement les décorrélant de la situation économique du pays, les qualifiant « d'actes délictueux, pour générer confusion et conflit ».
7,5 milliards de dollars
de la part du FMI, 650 millions par la Banque mondiale (BM) et 650 autres millions de la banque interaméricaine de développement (BID).L'Argentine est liée à l'institution de Washington par un prêt de 44 milliards de dollars contracté en 2018 qui lui impose une certaine discipline budgétaire contre le refinancement de sa dette. Le ministre a par ailleurs annoncé la création d'un fonds pour pré-financer des exportations, d'une valeur de 770 millions de dollars, avec des contributions de la Banque nationale et de la Banque d'investissement et du commerce extérieur (BICE).
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D'autres mesures, pour le secteur agricole, entrent en vigueur, à savoir la suppression d'impôts à l'exportation de produits industriels à valeur ajoutée comme le vin, le riz et le tabac. Les livraisons d'engrais profitent des mêmes changements. L'économie de L'Argentine repose en grande partie sur ses exportations agricole. Le pays est aussi producteur de gaz, mais sa balance commerciale énergétique affichait, en 2022, un solde négatif de 6,6 milliards de dollars en raison des importations de diesel et de gaz naturel liquéfié (GNL).
L'Argentine, qui, par ailleurs fait partie des six pays qui rejoignent les Brics, vit actuellement au rythme de l'élection présidentielle. Le 13 août dernier, la primaire à la présidentielle, qui sert en quelque sorte de répétition générale avant l'élection, avait accouché d'une surprise en plaçant Javier Milei, économiste ultra-libéral et libertaire de 52 ans en tête avec 30% des voix.
Les autorités argentines ont dans la foulée dévalué le peso d'environ 20%, afin de le protéger d'une potentielle réaction des marchés après la primaire, la banque centrale annonçant de son côté une hausse des taux d'intérêt pour les dépôts à terme de 97% à 118%.
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Le FMI anticipe pour la 3e économie de l'Amérique du Sud une croissance de tout juste 0,2% pour 2023, avec une inflation qui devrait reculer quelque peu d'ici la fin de l'année, à 88% sur un an. L'inflation a cependant atteint 115,6% en rythme annuel au mois de juin, selon les données de l'Institut national des Statistiques (INDEC).
(Avec AFP)
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