Des bandes de jeunes, la plupart mineurs, se livrant à des saccages de commerces de manière «
désorganisée ». Des «
actes délictueux, pour générer confusion et conflit », a affirmé le gouvernement. Ces scènes de pillage ont eu lieu ces derniers jours dans plusieurs villes, en Argentine, troisième économie d'Amérique latine, en proie à une inflation régulière. Dans ce pays de 45 millions d'habitants, n
ombre d'Argentins gardent un souvenir traumatique de scènes de pillage de la « Grande crise » de 2001, date de son défaut de paiement sur sa dette, débouchant sur une explosion sociale accompagnée d'affrontements avec les forces de l'ordre qui avaient fait 39 morts.
Dernièrement encore,
les électeurs argentins sont en quête d'un profond renouveau, à l'image du candidat « anti-système » et libertarien, Javier Milei. Ce dernier a fait une percée inattendue en remportant les primaires pour la présidence du pays sur le thème de la fin de la mainmise de l'Etat sur l'économie. Une victoire qui
a placé les partis traditionnels en état de choc, avant le scrutin national du 22 octobre prochain. « Milei a su capter et interpréter le scepticisme ambiant, et se bâtir un électorat à partir de rien », résume Gabriel Puricelli, politologue du Laboratoire des politiques publiques cité par l'AFP.