Antoine Frérot (Veolia) : "il y a des choses intéressantes à faire en Iran"

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A l'instar d'autres groupes français, le PDG de Véolia, Antoine Frérot, a laissé entendre son intérêt pour le marché iranien, sans toutefois préciser si des discussions sur d'éventuels contrats étaient en cours.
A l'instar d'autres groupes français, le PDG de Véolia, Antoine Frérot, a laissé entendre son intérêt pour le marché iranien, sans toutefois préciser si des discussions sur d'éventuels contrats étaient en cours. (Crédits : Reuters)
Le PDG du groupe spécialisé dans la gestion de l'eau et des déchets a confié son intérêt pour ce marché en marge du Forum de Davos. Le président iranien, Hassan Rohani, débute à partir de lundi sa première tournée européenne depuis la levée des sanctions internationales. Avec un passage par la France les 27 et 28 janvier.

L'Iran redevient un pays fréquentable diplomatiquement et pour le business. Si plusieurs entreprises françaises ont déjà fait savoir qu'elles regardaient attentivement les opportunités à saisir sur ce marché émergent (Total, PSA...), le patron de Veolia, Antoine Frérot, assure à son tour que la levée des sanctions internationales ouvre des perspectives pour le groupe.

"Il ne fait pas de doute que pour les savoirs-faire et l'expertise de Veolia, il y a des choses intéressantes à faire en Iran", a-t-il confié à l'AFP en marge du Forum économique mondial de Davos, en Suisse :

"Le marché iranien nous intéresse, ne serait-ce que pour nos activités très classiques en matière d'accès à l'eau potable pour les villes, mais également pour soutenir, en matière de services environnementaux, leurs industries, notamment leurs industries pétrolières".

Opportunités de développement d'infrastructures

L'accord sur le programme nucléaire iranien entré en vigueur le 16 janvier a permis aux Etats-Unis et à l'Union européenne d'annoncer la fin des sanctions imposées à Téhéran. Ce dégel ouvre aux groupes internationaux un grand marché potentiel, notamment en termes d'infrastructures pour ce pays dont les réserves de pétrole le classent au quatrième rang mondial.

"Il faut de grosses quantité d'eau pour extraire le pétrole (...) L'Iran est un pays aride et donc tant pour les villes que pour leur industrie pétrolière, notre expertise en matière de gestion de l'eau va être utile, de même que notre expertise en matière de traitement des déchets", a détaillé le PDG de Veolia.

Gros contrats en vue ?

La France, longtemps partenaire économique de l'Iran, avait progressivement mis un terme à ses échanges commerciaux, passant de 3,7 milliards d'euros en 2005, à 514 millions d'euros en 2014, détaille une note du Trésor de décembre 2015.

Pour le moment, rien n'est acté, mais la visite du président iranien, Hassan Rohani, en Italie et en France, pourrait donner lieu à la signature de gros contrats. Téhéran a déjà prévu de gonfler le carnet de commandes d'Airbus en achetant à l'avionneur européen 114 avions pour la compagnie Iran Air.

De son côté, le PDG de Veolia a laissé entendre qu'il rencontrerait des membres de la délégation iranienne, sans donner davantage de précisions :

"Quand le président d'un grand pays vient en France, généralement je cherche à pouvoir rencontrer les autorités en question pour pouvoir faire connaissance et les informer de ce que nous pourrions être amené à leur proposer".

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Commentaires
a écrit le 26/01/2016 à 9:28 :
DANS LA GESTION DE LEAU C EST TRES BIEN? MAIS POUR L ECTRASTION DE PETROLE CE N EST POSITIF? L AVENIR N EST PAS AUX TOUS PETROLE???
a écrit le 23/01/2016 à 20:53 :
Quelqu'un disait qu'il fallait être très méfiant, et être sûr qu'au niveau bancaire, les USA n'imposent pas encore des restrictions, interdictions (du moins pour les autres), et se retrouver avec de grosses amendes pour excès de zèle industriel et commercial avec ce pays....

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