Gestion de crise : l'Allemagne accusée de faire cavalier seul et de fausser la concurrence à terme

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Sur un total d'environ 1.900 milliards d'euros d'aides approuvées par Bruxelles, Berlin se taille la part du lion avec 52%, suivie de la France avec 17%, puis de l'Italie avec 16%.
Sur un total d'environ 1.900 milliards d'euros d'aides approuvées par Bruxelles, Berlin se taille la part du lion avec 52%, suivie de la France avec 17%, puis de l'Italie avec 16%. (Crédits : POOL)
La grogne monte au sein de l'Union européenne face aux larges dépenses de Berlin pour sauver ses fleurons industriels, tandis que certains pays ne disposent pas des mêmes marges de manœuvre. "Les aides sont données par ceux qui peuvent le faire. Si l'un peut en donner plus qu'un autre, nous sommes en train de fausser les conditions de concurrence", s'inquiète le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell.

L'Allemagne dépense tous azimuts pour soutenir ses poids lourds industriels plombés par la crise. Mais la grogne monte parmi ses partenaires européens moins solides financièrement, qui s'alarment d'une concurrence faussée au sein de l'UE.

"À l'heure actuelle, la moitié des aides d'État accordées aux entreprises européennes l'ont été par l'Allemagne", constatait le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, lors d'une discussion récente avec un groupe de journalistes dont l'AFP.

"Les aides sont données par ceux qui peuvent le faire. Si l'un peut en donner plus qu'un autre, nous sommes en train de fausser les conditions de concurrence. Le marché unique sera fortement affecté par la manière dont les aides d'État seront accordées", mettait en garde l'ex-ministre espagnol des Affaires étrangères.

Berlin, loin devant en matière d'aides d'État

Une situation paradoxale, car en temps normal, l'Allemagne est beaucoup moins encline à subventionner ses entreprises que ne l'est la France de tradition colbertiste.

Mais force est de constater qu'elle devance de loin ses 26 partenaires de l'UE depuis la décision à la mi-mars de la Commission européenne de se montrer plus souple en matière d'aides d'État.

Sur un total d'environ 1.900 milliards d'euros d'aides approuvées par Bruxelles, Berlin se taille la part du lion avec 52%, suivie de la France avec 17%, puis de l'Italie avec 16%.

Si l'Allemagne injecte 100 milliards d'euros d'aides dans ses entreprises et la France seulement 20 milliards, alors "il y a un risque de divergences sur le marché intérieur", prévenait récemment le Commissaire européen au marché intérieur, Thierry Breton, ancien ministre français de l'Économie, dans les colonnes du Handelsblatt, quotidien allemand des affaires.

"Nous voulons que le cadre s'applique de façon uniforme, c'est-à-dire que l'on s'assure qu'il y ait des conditions équitables sur le marché intérieur quand des opérations sont autorisées" par Bruxelles, plaidait auprès de l'AFP une source française.

Un haut responsable du gouvernement espagnol va encore plus loin: "L'Allemagne a plein d'argent pour financer ses compagnies dans le besoin. Et comme elle injecte des millions dans celles-ci, le moins que l'on puisse faire c'est de lui demander de se montrer solidaire avec nous".

Lire aussi : COVID-19 : comment l'Allemagne et les Allemands gèrent la crise économique

Jouer un rôle de locomotive

Questionnée la semaine dernière par un eurodéputé italien sur les dépenses allemandes, la vice-présidente exécutive de la Commission européenne, la Danoise Margrethe Vestager, en charge de la concurrence, a défendu Berlin.

"C'est important que l'Allemagne agisse de la sorte car elle va d'une certaine manière faire office de locomotive pour l'Europe". Tout en reconnaissant: "ce qui est triste, c'est que tout le monde n'a pas la même marge de manœuvre budgétaire que l'Allemagne, il va falloir trouver des solutions".

Et de fait, vendredi soir, la Commission européenne a fixé des conditions strictes aux États européens pour qu'ils recapitalisent leurs entreprises.

Parmi elles, l'interdiction de verser des dividendes ou des bonus aux managers. Les entreprises n'auront également pas le droit d'acquérir une participation de plus de 10% dans des concurrents, des fournisseurs ou des clients (tant que l'État conserve au moins 75% des actions acquises en réponse à la crise).

"Tout est fait pour que cette recapitalisation soit la solution de dernier recours", a estimé Eric Paroche, avocat spécialisé dans les affaires de concurrence du cabinet Hogan Lovells.

Toute crise peut en effet être une aubaine pour les firmes les plus résistantes: elles peuvent acheter à bas coût des rivaux, ce qui provoque une redistribution des cartes. "Mais avec cette clause, l'entreprise recapitalisée se verra empêcher de jouer un rôle dans la consolidation", a ajouté M. Paroche.

Ces nouvelles règles surviennent alors que le premier groupe de transport aérien en Europe, l'allemand Lufthansa, discute avec l'État allemand en vue d'une nationalisation partielle et d'une aide de 9 milliards d'euros pour éviter la faillite.

Également sur la table du gouvernement allemand, la recapitalisation à hauteur de plusieurs milliards d'euros du groupe ferroviaire Deutsche Bahn.

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Commentaires
a écrit le 13/05/2020 à 12:28 :
L'UE prône a la fois la solidarité et la concurrence mais... cela handicape toujours les mêmes au profit de ceux qui n'ont pas a suivre les directives de Bruxelles!
a écrit le 13/05/2020 à 11:43 :
Un mauvais procès !
Faut pas oublier que l'industrie allemande en France c'est plus de 300 000 emplois dt Bosch, Siemens, avec des partenariats avec les firmes nationales automobiles ds l'assemblage des utilitaires, la fabrication des moteurs, le futur Airbus des batteries...
De plus, les aides allemandes vont surtout inonder la filière automobile , de loin la principale filière industrielle outre Rhin, particulièrement menacée avec la chute de la dde étrangère et pas vraiment concurrente de la filière française avec de très fortes positions à l'export ds le premium , point faible de longue date des firmes hexagonales plutôt bien positionnées ds le bas moyen de gamme et orientées sur le marché européen.
Or, l'automobile allemande est cliente de nbreux équipementiers français dt les plus importants, Valeo, Faurecia, Plastic Omnium...
Tt particulièrement, ds certains pays comme l'Espagne , l'industrie automobile nationale est quasiment dépendante des groupes européens avec le cas de Seat qui appartient à VW et dc les aides à ce groupe bénéficieront indirectement forcément à sa filiale.
Par ailleurs, il est question de recapitaliser la Deutsche Bahn avec ces aides.
Mais la SNCF et EDF n'ont elles pas été recapitalisees par l'Etat avec reprise à son cpte peu avt la crise de leur dettes prohibitives ???
Du reste, il ne semble pas que Le Maire s'en plaigne et T Breton ferait bien de se préoccuper d'une relance européenne entre autres orientée sur la défense commune, avec l'aide de Merkel et de la commissaire en chef...
Réponse de le 15/05/2020 à 9:58 :
@Leon 13/05/2020 11:43
Tout à fait d'accord avec vous.
Ceci étant écrit, si la France avait un excédent budgétaire, une dette à 60% du PIB comme l'Allemagne, l'Etat pourrait faire beaucoup plus. En ce moment, les robinets de la France sont grands ouverts mais nous n'avons pas d'argent.
En Europe, les pays membres du club med veulent évidemment que les pays 'fourmis" paient....
Heureusement, la BCE inonde le marché et cela permet d'avoir des taux d'intérêts très faibles (à l'heure à laquelle j'écris 15/5 9:52, le taux de l'OAT 10 ans est - 0.04% mais le spread avec le T-bunds est passé d'environ 0.35% à 0.49%.
Les chiffres 2020 vont être catastrophiques pour notre pays.
Cordialement
.
a écrit le 13/05/2020 à 11:33 :
Décidément pour l'Allemagne c'est le beurre et l'argent du beurre. La CJE a raison de remettre à sa place par ailleurs le tribunal de Karslruhe et sa justice nauséabonde avec la remise en cause de l'autonomie de la BCE (par ses injections de liquidités dans l'économie européenne) dont elle est par ailleurs la principale bénéficiaire.
a écrit le 13/05/2020 à 10:54 :
Notre gros problèmes c'est que l'Allemagne a beaucoup de sous et nous (et les pays du sud donc du club med) n'en n'avons pas.
Cordialement
a écrit le 13/05/2020 à 10:47 :
Ne donnons pas à l'Allemagne plus d'importance qu'elle n'en a en réalité. La situation économique du pays était déjà peu reluisante avant la pandémie, et aujourd'hui il s'agit pour les dirigeants allemands de sauver les meubles d'une industrie dont des pans entiers déjà exposés depuis trois ans à un ralentissement économique mondial structurel sont au bord du gouffre. Le leadership européen actuel de ce pays est du bien plus à nos faiblesses qu'à une hégémonie factuelle au demeurant imaginaire.
Les leçons allemandes d'une soit disant vertu budgétaire ne nous ferons jamais oublier que ce pays a été tout au long du vingtième siècle le champion du monde toutes catégories des considérables dettes extérieures d'Etat jamais honorées (avènement du nazisme en 1933 répudiant sa dette de guerre 14-18 et conférence de Londres 1953 réduisant considérablement sa dette de guerre 39-45).
a écrit le 13/05/2020 à 8:53 :
les dirigeants allemand n'ont jamais trahi leur pays
pas comme en France ou ils ont tout abandonne les entreprises
jusqu'à notre service de santé et maintenant ils font tout pour leur donner
notre système de défense
que restes t'il a la France a oui nos politiciens
je propose que demain la France soit une région de l'Allemagne
c'est la solution la plus rapide pour se défaire de nos Politicien véreux
étend donne qu'ils ne protège pas notre pays et ne font rien pour redynamisé la nation
la rendre infantile la on a constaté depuis deux mois
leur carence a gérer une nation promesse, mensonge chantage , menace
voila ce que ce gouvernement a comme vision d'une nation
a écrit le 13/05/2020 à 8:15 :
ET OUI !!!! toujours la FABLE de la CIGALE ET LA FOURMI !!!!
a écrit le 13/05/2020 à 8:04 :
le danger avec l'Allemagne est que le Deutsch mark n'a pas été abandonne
contrairement a la France qui elle n'a plus de monnaie national
demain un gros désaccord avec l'Europe et l'Allemagne peut faire cavalier seul
laissant l'Europe du sud dans une crise sans précèdent
a moins d'une 4ieme guerre
et bravo encore a la mondialisation et au pillage de la France par les elites.
inféodes aux usa et a l'allemagne et qui n'ont pas protege leur pays( trahison)
a écrit le 12/05/2020 à 23:04 :
Ce sera encore une occasion ratée: l'occasion était pourtant bonne pour frapper la fraude fiscale énorme en UE. Bruxelles estime la fraude fiscale à plus de 1000 milliards par an. En 2009 Madame Merkel paniquée a voulu interdire toute transaction avec les "paradis fiscaux" de la liste noire. La nuit même des lobbyistes sont venus la suppliée de ne rien faire et promis une autorégulation. Résultat? c'est pire qu'en 2007. La fraude fiscale a même été légalisée massivement par l'optimisation fiscale. Qui sonnera la fin de la récréation du trucage néolibéral ,par un décret: interdiction de toute transaction avec las "paradis" sous peine de retrait des licences bancaires et saisie des avoirs ,avec une taxe au retour de 30% le premier mois à 100% 1 an après . Qui osera le premier? Là est LA question! puis interdiction des VAD, LBO, HFT etc
a écrit le 12/05/2020 à 22:05 :
Les loosers et autres nanars ne sont jamais avares de critiques.
Espérons que les allemands résisteront aux sirènes du "Mourir ensemble". Pour nous c'est déjà fichu, à part la monnaie ... qui a quand même perdu 30 % de sa valeur en huit ans face au dollars.
Réponse de le 12/05/2020 à 23:26 :
On s’en fou complètement de la monnaie, aujourd’hui le plus important est de consolider notre industries, comme les autres pour pouvoir maintenir notre niveau de vie r et t notre respectabilité au niveau international. Les autres pays le font à nous de le faire avec les mêmes moyens.
a écrit le 12/05/2020 à 20:15 :
c'est reparti pour un tour de pleurniches
ceux qui n'ont fait aucun effort quand c'etait le beau temps se plaignent que ceux qui en ont fait aient de la marge!
republiez les articles ou hollande a ete pris la main dans le sac a s'autocongratuler de n'avoir fait auune reforme; voila ce que c'est de jeter l'argent par la fenetre
la cigale et la fourmi, c'est une fable fancaise, non?
Réponse de le 13/05/2020 à 9:30 :
Le truc avec la culpabilisation, c’est que ça marche tant que l’on y croit. Ce n’est plus le cas maintenant. On se rend compte que cette culpabilisation n’est qu’un moyen de nous asservir.
Réponse de le 13/05/2020 à 10:21 :
et tout organise et orchestré par l'e n a
le sabordage d'une nation
mais quand vas t'on en France jugé ceux qui ont failli
la crise des gilets jaune n'a rien donne
les hauts responsable sont toujours en poste et a ce jours ils infantilise la France pour finir de la piller
Réponse de le 13/05/2020 à 13:54 :
Ne surestimez pas l'ENA!Il n'y a aucun plan machiavelique pour détruire la France,juste de l'incompétence et de l'auto-suffisance.
Réponse de le 14/05/2020 à 14:44 :
J'adore le Hollande bashing dire du mal des autres ca détent.
Ceci dit sur le déficit public, la France de 2011 (Sarkoza faisait un déficit de 103Mds d'euros, en 2017 59,3Mds d'euros Hollande n'avait donc rien fait et le déficit s'est divisé par deux par hasard, et Macron en 2019 96Mds d'euros.
Sur ce seul critère franchement Je ne suis pas sur que l'on puisse casser Hollande. Il est le seul des trois derniers présidents à avoir fait quelque chose, doit-on regarder l'êre Chirac en plus?
a écrit le 12/05/2020 à 19:04 :
Il faut obliger l Allemagne à aimer l inflation et l annulation des dettes d Etats.
Programme impossible !
Faut pas désespérer ; ce qui était ringard et nauséabond hier devient à la mode aujourd hui
A tel point que le RN est dépossédé de son fond idéologique .
Réponse de le 13/05/2020 à 9:31 :
Il est plutôt plus crédible. Cela vous désole, moi un peu, mais c’est sur que ce n’est pas lui qui n’est plus crédible aujourd’hui.
a écrit le 12/05/2020 à 18:47 :
Et oui, quand l'hiver fut venu la cigale........... Non l'Europe n' a pas été construite pour etre dominée par les Allemands et si elle l'est aujourd'hui, elle ne l'était pas il y a trente ans , et si la France dégringole dans le classement des grandes puissances mondiales ce n'est pas du " aux autres ". Si nous payons aujourd'hui nos intérêts de la dette colossale que nous accumulons année après année à des taux forts bas, c'est en grande partie à cause de l'Allemagne ! Est-ce la faute des allemands si les français, les anglais n'ont pas su s'imposer sur les marchés internationaux, n'ont jamais investi autant que l'Allemagne, ont dilapidés leurs revenus, leurs rares "cagnottes" ( le mot est à lui seul une démonstration) en largesses électorales improductives, œuvrent moins pour le succès de leurs entrepreneurs et cherchent à les punir dès qu'ils réussissent ? Oui, cette situation est une conséquence fort triste de nos errements et cela appelle réflexion mais visiblement certains sont déjà parti dans la vieille habitude française de la dénonciation faute d'avoir voulu chercher le succès malgré les difficultés inhérentes à la compétition mondiale ! Malheureusement freiner l'Allemagne et l'Europe aujourd'hui c'est confirmer encore plus notre déclin.
Réponse de le 12/05/2020 à 19:21 :
"n'ont jamais investi autant que l'Allemagne"

Les allemands n'ont pas une armée à financer et en plus se sont dédouanés des dettes de guerre qu'ils devaient aux autres pays soit dit en passant.

Bon il est vrai que les oligarchies mondiales ont fait payer le peuple allemand qui n'en pouvait plus, l'oligarchie allemande elle a bien gardé toute sa fortune nauséabonde, elle est repartie bien grasse dès 1944.

"Malheureusement freiner l'Allemagne et l'Europe aujourd'hui c'est confirmer encore plus notre déclin. "

Le monde se moque beaucoup plus de l'europe que de la france, ouvres les yeux, les grandes puissances de ce monde ne font que s'y essuyer les pieds mais il est vrai que la cupidité retire toute dignité tu peux donc pas vraiment comprendre..

Par ailleurs n’hésites surtout pas à rejoindre ton pays adoré, ça y est ils ont déjà ré-ouvert les aéroports allemands car ils s'y sentent si bien chez eux qu'ils leur tardent d'en partir le plus vite possible.

C'est aussi l'européisme de nombreux français qui a mené au troisième Reich par contre je suis d'accord avec toi les allemands ne sont pas responsables, le peuple allemand suivant machinalement son oligarchie il n'y peut rien si cette dernière empeste le moisi, l'oligarchie française épousant en grande partie ses idées est bien plus responsable en effet.

Ça passera pas puisqu'il ne faut pas dire trop de vérités mais on peut essayer.
Réponse de le 12/05/2020 à 20:17 :
les allemands n'ont pas d'armee a financer vu que l'armee allemande est tres petite
mais l'allemagne n'a pas a financer des cohortes de fonctionnaires inutiles, pas comme la france qui a , a population constante, 50% de fonctionnaires en plus que l'allemagne ( et 50%, c'est autrement plus que le poids d'une armee)
Réponse de le 13/05/2020 à 11:09 :
Vous ne lisez pas tous les articles de la tribunes où il est question des difficultés à venir des industriels allemands Pour moderniser leur outils industriel vieillissants.
La crise a un effet d’aubaine pour les allemands et ils se servent sans vergogne de l’Europe pour leur propre intérêt.
Réponse de le 13/05/2020 à 16:46 :
@vercaud, @blasé. Cela fait 20 ans que les cigales et autres citoyens blasés nous expliquent que la dette c'est pas grave et qu'elle ne doit pas être remboursée, et que les déficits c'est normal et même un investissement sur l'avenir. Et voila le résultat, l'hiver est venu et le pays est ruiné et la cigale à froid et montre du doigt la fourmi travailleuse. Un pays, cela devrait se gérer comme un budget de famille : Un bilan à l'équilibre, des réserves financières en cas de coup dur, des dettes pour couvrir des investissements structurels. Personne ne peut vivre indéfiniment sur la dette pour financer ses dépenses courantes. Mais l'argent c'est le mal, demander de la rigueur dans la dépense publique c'est être un monstre néolibéral, parler d'équilibre budgétaire c'est être à la solde de l'oligarchie qui boit le sang des travailleurs.
Réponse de le 14/05/2020 à 12:05 :
@ multipseudos:

"Cela fait 20 ans que les cigales et autres"

Non mais tu peux pas changer de disque sérieux ? Toi quand tu as une idée c'est tellement rare qu'elle te fait plusieurs mois c'est ça ?

La vache que ton manque d'argumentation systématique est pénible, signalé.
a écrit le 12/05/2020 à 18:37 :
"Deutchland uber alles"
C'est toujours valable ,seule la manière de le faire comprendre change.
a écrit le 12/05/2020 à 18:26 :
Voila, les pays qu'ont triches les traites budgetaires d'UE depuis des decennies et quils ont vecu comme des cigales sans gene ni dicipline, maintenant ils pleurent.
a écrit le 12/05/2020 à 17:56 :
Vache ! Des éclairs de lucidité ! L'Europe sous sa forme actuelle est allemande depuis le départ, point barre. La Ceca/CEE/UE, c'est l'astuce trouvée par les Allemands pour réaliser leur vieux rêve originel sans déclencher une troisième guerre mondiale, et parrainée par les States pour s'assurer un vassal fidèle et avoir un moyen d'information et de contrôle.
Parce qu'après avoir essayé militairement par trois fois sans succès, nos amis Allemands se sont dit que se serait plus efficace e économiquement. Et ça marche !
Réponse de le 12/05/2020 à 22:17 :
Vous préfereriez que la France domine?
a écrit le 12/05/2020 à 17:55 :
L'UE prône a la fois la solidarité et la concurrence mais... cela handicape toujours les mêmes au profit de ceux qui n'ont pas a suivre les directives de Bruxelles!
a écrit le 12/05/2020 à 17:43 :
L'Allemagne est, à première vue, mieux gérée que la France. Écris autrement, les personnes exerçant des responsabilités politiques sont plus aptes à les exercer en Allemagne qu'en France. La sélection des personnels est-elle plus exigeante moralement ? Le clientélisme, le copinage et la corruption sont inévitables, quelque soit le pays la différence est que dans certains pays, ils sont combattus au plus haut niveau alors que dans d'autres, c'est au plus haut niveau qu'ils sévissent. Lorsque tout va bien, les déficits persistent en France, égal ou à peu près aux subventions distribuées à tout va, pratiquement sans contrôle, et quand tout va mal, on découvre qu'il n'y a plus de la marge de manœuvre. En France, c'est : Après moi le déluge pourvu que je conserve mes privilèges et mes pouvoirs.
Réponse de le 12/05/2020 à 18:46 :
Tout est faux, nous avons financé l' ouverture à l' est de l' UE avec nos impôts, avec les impôts des pays du sud pour complaire à la volonté us d' aller flirter aux frontières de la Russie via les nouveaux entrants. En reformulant, nos .. élites ont financé la réussite de l' Allemagne et notre propre effacement et celui des pays du sud. Voulez-vous les sources ..?
Réponse de le 12/05/2020 à 19:45 :
Vous ne faites que confirmer ce que j'écris. Prétendre que c'est la faute à l'autre, c'est rester au niveau Maternelle.
Réponse de le 12/05/2020 à 20:16 :
@@daniel roux je confirme surtout ce que vous n'avez JAMAIS écrit . Vous aviez détecté que la France et les copains du sud avait financé le terrain de jeu de Merkel pour engrosser l' Allemagne . Vous nous ressortez les habituelles théories/âneries des cigales et de la fourmi sans la dimension géopolitique UE/US et surtout pas qui sont les payeurs
originaux -les pays du sud- qui ont seuls permis le développement et le débordement allemand en musclant l' Allemagne. Je vous abandonne le bac à sable..
Réponse de le 14/05/2020 à 14:52 :
En allemagne il existe encore des contre pouvoirs. Le niveau fédéral se fait réguliérement reprendre par les présidents de länder.
En france quand vauqiez l'Ouvre pour critique (Bien ou mal le président) tous le monde rigole. En Allemagne si le président de Bavière tombe sur la chancelière c'est un choc. Il sont donc plus prudent.
Ensuite les syndicats allemands sont plus puissant et plus écoutés. Si Verdi et IG Metal disent au Bund ce que vous faites ca ne va pas, le Bund leur dit on va discuter (Et de toutes les facons il discute réellement avec eux avant de bouger pour éviter cela.)
En france le pouvoir invite les syndicat, leur sert un café, les écoute poliment puis le projet part à l'Elysé ou d'obscurs conseillers le modifient largement comme il leur plait, Le projet est publié dans la presse, les syndicats disent que ce n'est pas ce dont ils ont discuté, le gouvernement leur dit: "La Ferme", le syndicat menace de faire grêve, le gouvernement dit "Chiche", les syndicats font grêve, les journaux accusent les syndicats de ruiner le pays, le gouvernement passe sont projet au 49.3 à l'assemblée.
A oui j'oubliais, il parait que nous sommes une démocratie.
a écrit le 12/05/2020 à 17:16 :
"nous sommes en train de fausser les conditions de concurrence"

Diantre ! Mais de quelle concurrence parlez vous donc ? Il n'y a aucune concurrence entre les pays européens, l'UE c'est l'allemagne qui exploite le travail des 25 autres pays point final.

"C'est important que l'Allemagne agisse de la sorte car elle va d'une certaine manière faire office de locomotive pour l'Europe""

C'était la justification des nazies concernant l'occupation de l'europe par l’Allemagne, rien n'a changé depuis 1936.

Vite un frexit, il serait temps de sortir enfin de l'occupation.
a écrit le 12/05/2020 à 17:07 :
L'Allemagne à raison de faire cavalier seul. Elle a assez fait de concession pour les Européens. Combien de fois l'a dit et redit Wolfgang Schäuble.
a écrit le 12/05/2020 à 17:03 :
Le jugement des sages de Karlsruhe ne l' arrange pas!
Rubrique : poker.
Voilà qu’Ursula fait tapis.
Faire tapis est une action du jeu de poker consistant à miser l'ensemble de ses jetons sur un seul coup. C'est une technique qui est surtout utilisée pour impressionner ses adversaires.
À la suite de la décision de la cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe, elles vient de publier un communiqué, comment qu’il est pas trop martial.
« La Commission européenne défend trois principes de base : que la politique monétaire de l'Union est une compétence exclusive ; que le droit européen prévaut sur le droit national ; et que les jugements rendus par la Cour de justice européenne sont contraignants pour les cours de justice nationales. »
Or ses compatriotes magistrats constitutionnels ont dit rigoureusement le contraire.
Et Ursula se fâche et leur dit : « Nous examinerons de possibles prochaines étapes, qui pourraient inclure l'option d'une procédure d'infraction. »
L’Allemagne paiera ?
Elle ne l’a jamais fait jusqu’à présent…
Tu vas voir que le le démantèlement de l’UE va tourner à la pantalonnade.

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