Inde : Moody's parie sur l'avenir en relevant la note du pays

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Narendra Modi est arrivé au pouvoir en 2014 avec la promesse de redynamiser la croissance indienne, étape nécessaire pour créer des emplois pour le million de jeunes qui entrent chaque mois sur le marché du travail.
Narendra Modi est arrivé au pouvoir en 2014 avec la promesse de redynamiser la croissance indienne, étape nécessaire pour créer des emplois pour le million de jeunes qui entrent chaque mois sur le marché du travail. (Crédits : © POOL New / Reuters)
L'agence de notation estime que les réformes menées par le gouvernent indien, malgré les chocs importants sur l'économie à court terme, accentuent le potentiel de croissance du pays.

L'agence de notation financière Moody's a légèrement relevé vendredi la note de la dette indienne, une première depuis 2004, confortant les choix de réformes du Premier ministre Narendra Modi.

Cette décision intervient environ deux mois après l'abaissement de la note de la dette souveraine chinoise par son concurrent Standard & Poor's, passée de "AA-" à "A+", restant cependant considérée par les analystes comme un meilleur investissement que l'Inde.

Citant les récentes mesures du gouvernement nationaliste hindou, dont la mise en place d'une TVA harmonisée au niveau national et diverses mesures pour faire rentrer l'énorme secteur informel dans l'économie officielle, Moody's a relevé la dette indienne de "Baa3" à "Baa2", catégorie moyenne inférieure.

"Le progrès constant en matière de réformes économiques et institutionnelles permettra, avec le temps, d'accentuer le potentiel de haute croissance de l'Inde", a estimé l'agence dans un communiqué.

La croissance au plus bas depuis 3 ans

Il est bien question de "temps" car, pour l'instant, les réformes lancées par Narendra Modi ont surtout ébranlé l'économie indienne. Cette dernière a subi deux chocs successifs, en quelques mois, dus à la démonétisation de 86% des billets de banque et à l'entrée en vigueur de la taxe sur les biens et services.

"Il semble que la mise en place de [la réforme fiscale] a rendu les prospectives à court terme incertaines pour le secteur manufacturier", avait observé le gouverneur de la banque centrale indienne, Urjit Patel, en octobre.

Par ailleurs, l'investissement privé n'arrive pas à décoller, en raison des difficultés d'emprunt auprès de banques tétanisées par des créances toxiques.

En conséquences, la croissance du géant indien connaît actuellement un sérieux ralentissement, tombée à 5,7% en glissement annuel sur le trimestre avril-juin, soit son plus bas niveau depuis trois ans.

Narendra Modi est arrivé au pouvoir en 2014 avec la promesse de redynamiser la croissance indienne, étape nécessaire pour créer des emplois pour le million de jeunes qui entrent chaque mois sur le marché du travail.

(J.-C.C. avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 18/11/2017 à 18:06 :
C'est bel et bien là que l'on voit que notre économie néolibérale n'est qu'un dogme puisque malgré la baisse de croissance comme l'inde a bien obéit aux banques la voilà quand même récompensée.

Au secours.

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