Israël-Iran : le point sur la situation au lendemain des attaques israéliennes
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Les secours israéliens ont fait état de deux morts samedi dans une zone résidentielle dans le centre d'Israël touchée par un projectile.
Reuters
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Les secours israéliens ont fait état de deux morts samedi dans une zone résidentielle dans le centre d'Israël touchée par un projectile.
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[Mis à jour le 14/06 à 14h]
Au lendemain de frappes aériennes israéliennes d'une ampleur sans précédent, la veille contre des sites militaires et nucléaires sur le sol iranien, l'Iran a tiré samedi de nouvelles salves de missiles contre Israël. La peur d'une escalade de violence s'intensifie dans la région. Le ministre israélien de la Défense a déclaré que Téhéran « brûlera » si le pays tire de nouveaux missiles sur Israël.
L'armée israélienne a mené de nouvelles frappes samedi sur des villes de l'ouest et du nord-ouest de l'Iran abritant des bases militaires clés, ont indiqué des médias iraniens. Ces frappes ont touché la ville de Tabriz dans le nord-ouest, ainsi que des parties des provinces occidentales de Lorestan, Hamedan et Kermanshah, ont précisé les agences de presse Fars et Mehr.
Alors qu'à Téhéran de fortes explosions ont encore retenti dans la nuit, la population israélienne, notamment dans la région de Tel-Aviv, a vécu au rythme des sirènes d'alerte et des appels à se réfugier dans les abris depuis vendredi et le lancement par Téhéran de ses représailles.
L'Iran a affirmé viser des « bases » et des « infrastructures militaires » israéliennes. Ce matin, le pays a affirmé avoir abattu des drones israéliens qui étaient en mission de reconnaissance au-dessus du nord-ouest du pays, a rapporté un média d'Etat. De son côté, Israël a déclaré samedi avoir ciblé des systèmes de défense aérienne iraniens lors d'une vague de frappes nocturne dans la région de Téhéran.
L'espace aérien de l'Iran fermé « jusqu'à nouvel ordre », a-t-on appris ce samedi par un média d'Etat. De leur côté, la Jordanie, la Syrie et le Liban, voisins d'Israël, ont annoncé la réouverture samedi de leurs espaces aériens fermés la veille.
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Les secours israéliens ont fait état de deux morts samedi dans une zone résidentielle dans le centre d'Israël touchée par un projectile, à la suite d'une attaque de missiles iranienne.
« Une femme d'environ 60 ans a été retrouvée sans signe de vie et un homme d'environ 45 ans évacué dans un état critique (...) est décédé ensuite », a indiqué le Magen David Adom, équivalent israélien de la Croix-Rouge dans un communiqué, ajoutant que 19 personnes avaient été blessées. Par ailleurs, l'armée israélienne a indiqué samedi que sept soldats israéliens avaient été légèrement blessés à la suite des tirs de missiles iraniens dans la nuit.
Côté iranien, neuf scientifiques du nucléaire ont été tués dans les attaques ainsi que deux hauts gradés de l'armée iranienne, a rapporté samedi la télévision d'État. Le général Gholamreza Mehrabi, adjoint au renseignement de l'état-major des forces armées, et le général Mehdi Rabbani, adjoint aux opérations, « sont tombés en martyrs », a annoncé la télévision.
Sur CNN, l'ambassadeur israélien aux Etats-Unis, Yechiel Leiter, a précisé que l'Iran avait lancé « environ 150 » missiles balistiques en trois salves depuis vendredi. Les tirs ne devraient pas s'arrêter, a-t-il souligné, la République islamique possédant selon lui un arsenal de près de 2.000 missiles.
Vendredi matin, Israël, disant disposer de renseignements prouvant que Téhéran s'approchait du « point de non-retour » vers la bombe atomique, a lancé une attaque massive sur le territoire iranien, visant plus de 200 sites militaires et nucléaires et tuant les plus hauts gradés du pays.
L'attaque israélienne fait suite à des pressions grandissantes sur l'Iran, soupçonné par les Occidentaux et par Israël de vouloir se doter de l'arme atomique. Téhéran dément et défend son droit à développer un programme nucléaire civil. Elle intervient aussi à deux jours d'un nouveau cycle de négociations indirectes entre Washington et Téhéran sur le programme nucléaire iranien. La participation de l'Iran est désormais « incertaine », a par ailleurs rapporté un média d'Etat iranien ce samedi.
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Malgré les appels à la désescalade lancés par la communauté internationale, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déjà averti qu'il y en aurait « plus à venir », tandis que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a dénoncé une « déclaration de guerre ».
(Avec AFP)
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