Israël : un nouveau coup dur pour les familles d’otages
Nathalie Hamou
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Des manifestants israéliens demandent la libération des otages, jeudi à Jérusalem.
© LTD / Debbie Hill/UPI/Shutterstock/SIPA
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Quand elle a appris la mort d'Ismaïl Haniyeh mercredi matin, Ofri Bibas Levi n'a ressenti aucune espèce de soulagement. C'est même plutôt l'angoisse qui a gagné la tante des plus jeunes otages détenus à Gaza - Kfir, 1 an, et Ariel, qui fêtera demain ses 5 ans en captivité. « La vraie victoire, nous la fêterons seulement quand les personnes enlevées reviendront, confiait-elle quelques heures après l'annonce officielle de la disparition du chef politique du Hamas. Pour l'heure, je crains plutôt les conséquences de cet assassinat ciblé, que cela provoque un embrasement dans la région et détruise les chances de parvenir à un accord. »
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Ce sentiment, c'est celui que partagent la plupart des proches des otages enlevés le 7 octobre. D'ailleurs, jeudi soir, lors du rassemblement organisé à Tel-Aviv pour commémorer les trois cents jours de captivité, personne n'a fait mention de la mort de Haniyeh. « Netanyahou, vous n'avez pas fait la seule chose dont vous étiez censé vous occuper il y a trois cents jours : ramener 115 citoyens israéliens à la maison, a invectivé au micro Nissan, le frère de l'otage français Ofer Kalderon. Vous avez dit que les otages ne mourraient pas. Mais nous, les familles, sommes au bord de l'effondrement. »
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