« J'aime voir grand » : plongée dans l'art de la négociation selon Trump
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Trump par Trump : « The Art of a deal », 1987
Evelyn Hockstein
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Trump par Trump : « The Art of a deal », 1987
Evelyn Hockstein
Dans un entretien fleuve et polissé publié ce vendredi 25 avril par le Time Magazine à l'occasion des 100 premiers jours de son mandat, Donald Trump dévoile sans détour son objectif ultime de négociation. Il considérerait comme une « victoire totale » que les États-Unis imposent encore, dans un an, « des droits de douane de 50 % » sur les importations étrangères.
Difficile à suivre. Alors que les négociations commerciales battent leur plein pendant les 90 jours de suspension des droits de douane, Donald Trump affiche d'entrée sa cible de 50 % sur les taxes douanières. Un message étonnant, alors même qu'il assure que Xi Jinping l'a appelé et que des pourparlers « actifs » sont en cours avec la Chine, toujours taxée à 145 %.
Convaincu de sa stratégie, Donald Trump affiche une confiance inébranlable, allant jusqu'à affirmer, concernant l'effondrement des marchés financiers : « Le marché obligataire avait les nerfs à fleur de peau, mais pas moi ». Vu les soubresauts incessants de la politique trumpienne, la question n'est plus vraiment de savoir qui a raison ou qui a tort, ou si tout cela est terriblement inquiétant. Le vrai enjeu est ailleurs : quelle est la stratégie de négociation de Donald Trump ? Tentative d'explications.
Paru en novembre 1987, alors que Donald Trump avait 40 ans, l'ouvrage autobiographique « L'Art de la négociation » permet de comprendre comment Donald Trump avance ses pions pour mieux gagner face à ses adversaires. Succès retentissant Outre-Atlantique, Trump avait annoncé qu'il s'agissait de l'un de ses livres préférés, après la Bible... Rien que ça.
Au-delà des annonces grandiloquentes qui caractérisent le président américain, c'est sa vision des négociations qui intrigue. Et une phrase en particulier :
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Concrètement, Trump mise d'entrée très haut. Avec des exigences parfois délirantes, comme ces 145 % de droits de douane annoncés contre la Chine. Il utilise ainsi une méthode bien connue en négociation : fixer la barre très haute dès le départ pour désarçonner son opposant, puis revenir à une position plus « raisonnable » qui paraît soudain acceptable pour l'adversaire, tout en restant extrêmement avantageuse pour les États-Unis.
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