L'accord Londres-Washington soulage le secteur automobile, l'acier devra patienter
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Accord commercial : un souffle d’optimisme pour les voitures britanniques sur le marché américain.
Luke MacGregor
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Accord commercial : un souffle d’optimisme pour les voitures britanniques sur le marché américain.
Luke MacGregor
Le secteur automobile britannique a accueilli avec soulagement la validation par l'administration Trump d'une partie de l'accord commercial visant à réduire les droits de douane sur certains produits britanniques. Mais la métallurgie, elle, devra attendre.
Lundi en fin de journée, le président américain Donald Trump a signé un décret confirmant un accord préliminaire conclu début mai. Ce décret acte notamment la réduction des droits de douane sur les voitures de 27,5 % à 10 %, avec une limitation à 100 000 véhicules par an. Une mesure fortement attendue par une industrie soucieuse de sa compétitivité sur le marché américain.
Mike Hawes, le directeur général de la Society of Motor Manufacturers and Traders (SMMT), l'organisation sectorielle, a salué cette annonce comme une « excellente nouvelle pour l'industrie automobile britannique ». Il a également souligné que « le fait que le Royaume-Uni ait obtenu un accord avant de nombreux concurrents (...) doit être reconnu comme une réussite significative ». Cette déclaration met en lumière l'importance stratégique de cet accord pour le Royaume-Uni, cherchant à se positionner favorablement dans le paysage commercial post-Brexit.
Après la signature de cette « première trêve » dans l'offensive commerciale américaine, intervenue en marge du G7 au Canada, le gouvernement britannique a précisé que l'accord serait effectif « d'ici à la fin du mois ». Cette rapidité d'exécution est cruciale pour les entreprises qui dépendent de ces exportations, leur offrant une visibilité et une stabilité bienvenues.
Le président américain, en annonçant ces progrès avec le Royaume-Uni, a même déclaré, à propos des Britanniques : « Je les aime bien ; c'est la meilleure des protections ».
Malgré cette avancée, l'accord n'inclut pas à ce stade l'acier et l'aluminium britanniques. Alors que l'arrangement annoncé en mai prévoyait des droits de douane nuls pour ces produits, ils restent actuellement taxés à 25 % à leur arrivée sur le sol américain. Cette exclusion partielle suscite des interrogations et des inquiétudes au sein du secteur sidérurgique britannique.
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Le secteur automobile britannique franchit un cap historique avec la réduction des droits de douane sur les voitures, offrant à l'industrie une nouvelle voie vers la compétitivité. Pourtant, l'avenir de la métallurgie demeure un défi poignant à relever.
La ministre britannique des Transports, Heidi Alexander, a assuré mardi sur Sky News : « Nous travaillons toujours activement pour régler le problème des droits de douane pour l'industrie sidérurgique ». Le Financial Times rapporte que les négociations patinent en raison de la part importante de l'acier britannique qui est retraitée à partir de matériaux importés, une complexité qui rend les discussions plus ardues.
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Par ailleurs, l'accord prévoit que les États-Unis réduiront les droits de douane, actuellement de 10 %, sur le secteur aérospatial, notamment sur les moteurs d'avion du fleuron britannique Rolls-Royce. En contrepartie de ces avantages, Londres a accepté d'ouvrir davantage son marché à l'éthanol ou au bœuf américains, à condition que ces produits respectent les normes britanniques de sécurité alimentaire. Ces concessions ne sont pas sans susciter des inquiétudes, tant dans l'industrie chimique que chez les agriculteurs britanniques, qui craignent une concurrence accrue.
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