Royaume-Uni : l’accord avec les États-Unis donne-t-il raison aux brexiteurs ?
Guillaume Renouard, à Londres.
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Keir Starmer et Donald Trump à la Maison-Blanche.
Creative Commons
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C'était l'un des principaux arguments des partisans de la sortie de l'Union européenne, lors du référendum de 2016 : la possibilité, pour le Royaume-Uni, de négocier des accords commerciaux bilatéraux beaucoup plus favorables aux intérêts britanniques que ceux obtenus par Bruxelles.
« Nous allons ouvrir un nouveau chapitre de notre histoire en signant des accords de libre-échange dans le monde entier, en plus de ceux que nous avons déjà avec 63 pays », déclarait alors Boris Johnson à ses supporters alors qu'il négociait la sortie de l'UE en tant que Premier ministre après le référendum. Douglas Carswell, élu du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni, avait de son côté affirmé en 2017 qu'un accord de libre-échange avec les États-Unis serait « relativement facile à obtenir. »
Il aura fallu huit ans et l'arrivée des travaillistes au pouvoir pour que sa prédiction finisse par se réaliser. La semaine passée, le Royaume-Uni a signé en l'espace de quelques jours non pas un, mais deux accords commerciaux majeurs. Un premier avec l'Inde et un second avec les États-Unis.
Ce dernier est le fruit d'âpres semaines de négociations entre le gouvernement de Keir Starmer et celui de Donald Trump, ponctué par une visite de la chancelière de l'Échiquier, Rachel Reeves, à Washington pour négocier avec son homologue américain, Scott Bessent. L'accord a semblé tomber à l'eau à maintes reprises, le gouvernement britannique refusant d'agréer à certaines demandes américaines sur l'agriculture et l'automobile, ce qui avait conduit un Donald Trump visiblement frustré à déclarer le 29 avril que l'accord avec le Royaume-Uni n'était plus une priorité pour lui.
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