L'OMC prévoit un essoufflement du commerce mondial

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Le rythme des échanges pourrait ralentir. Selon les dernières projections de l'Organisation mondiale du commerce publiées le 17 mai, la croissance solide du commerce devrait se maintenir au cours du second trimestre 2018 mais à un rythme probablement plus lent. Même si les récentes décisions de Donald Trump relatives à la hausse des tarifs douaniers sur l'acier et l'aluminium ne concernent qu'une faible part des échanges internationaux, la montée des tensions commerciales n'encouragent pas les spécialistes à envisager des perspectives mondiales clairement favorables.
L'indice WTOI, qui permet de mesurer les échanges, pourrait s'élever à 101,8 contre 102,3 au trimestre précédent. Cette évolution traduit un léger ralentissement mais le chiffre actuel demeure supérieur à la valeur de référence de l'indicateur, qui est de 100. Les économistes de l'institution internationale basée à Genève expliquent que cet essoufflement repose principalement sur une baisse des commandes à l'exportation et du fret aérien, ce qui peut être lié à l'incertitude économique croissante due à la montée des tensions commerciales. Les différents indicateurs mis en avant par l'organisme mondial indiquent également une baisse des échanges de matières premières agricoles au cours du premier trimestre et une stabilisation des vente d'automobiles. En revanche, les échanges de composants électroniques sont orientés à la hausse.
Malgré les projections de l'OMC, la croissance de l'économie mondiale dépasse toutes les attentes. D'après les dernières prévisions de l'Organisation des Nations unies publiées ce 17 mai, le produit intérieur brut mondial devrait demeurer stable à 3% en 2018 et en 2019. Les conditions d'investissement se sont améliorées grâce "notamment à une faible volatilité financière, à la moindre fragilité du secteur bancaire, à la reprise observée dans certains secteurs des produits de base et à l'embellie macroéconomique mondiale." Les économistes de l'ONU soulignent que l'investissement est à l'origine d'environ 60% de l'accélération de l'activité économique mondiale, mais là encore, ils restent prudents sur l'avenir.
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