Finalement, la Chine n'annonce pas de nouvelles mesures de relance
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La Chine vise une croissance d'environ 5% cette année.
Reuters
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La Chine vise une croissance d'environ 5% cette année.
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[Article publié le mardi 8 octobre 2024 à 7h26, mis à jour à 12h37] La Chine se dit « pleinement confiante » d'atteindre l'objectif de croissance du PIB en 2024. Pour rappel, la deuxième économie mondiale s'est fixé comme objectif une croissance d'environ 5% cette année, un chiffre jugé optimiste par nombre d'analystes. Et pour cause : le pays peine à redémarrer depuis la sortie du Covid.
« Nous avons aussi pleinement confiance dans la poursuite d'un développement stable, sain et durable », a-t-il ajouté. Cette conférence était très attendue, les investisseurs espérant de nouvelles mesures de relance de l'économie, dix jours après une première salve qui avait fait bondir les Bourses.
Mais elle a finalement déçu. Et pour cause, les hauts responsables de la Commission n'ont annoncé aucune nouvelle mesure malgré les difficultés que rencontre l'économie chinoise, principalement une crise de l'immobilier et une consommation des ménages atone.
Mardi, les Bourses de Shanghai et Shenzhen avaient ouvert en hausse de plus 10%. Mais ces gains ont été partiellement effacés, faute d'annonce majeure lors de la conférence de presse. A la mi-journée, la Bourse de Shanghai gagnait 4,8% et celle de Shenzhen 7,7%. Surtout, l'indice Hang Seng de Hong Kong a fermé en chute de 9,41% pour atteindre 20.926,79 points, soit la plus importante perte en un jour depuis 2008, lors de la crise financière mondiale.
Une déception qui s'est aussi fait ressentir en Europe, surtout dans le secteur du luxe, très dépendant des consommateurs chinois. A l'ouverture de la Bourse parisienne, l'action de Kering reculait de 5,05% à 234,85 euros et LVMH de 3,92% à 653,10 euros. Hermès lâchait 2,73% à 2.103,00 euros. A Londres, Burberry reculait de 5,55%.
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Ces entreprises avaient vu leur cours bondir après que les autorités chinoises avaient dévoilé fin septembre des mesures d'une ampleur sans précédent depuis des années, dont des réductions de taux et des prêts immobiliers plus accessibles. Qualifié de « relance au bazooka » par un analyste, le paquet de mesures avait aussi fait s'envoler les Bourses de Hong Kong et de Chine continentale de plus de 20%.
La plupart des mesures annoncées jusqu'à présent ont ciblé le secteur immobilier, longtemps un moteur de la croissance chinoise mais désormais en profonde crise, à l'exemple des promoteurs Country Garden et Evergrande, lourdement endettés et au bord de la faillite.
La Banque centrale a notamment réduit le taux d'intérêt à un an auprès des institutions financières, diminué l'apport nécessaire pour un emprunt immobilier et abaissé aussi les taux hypothécaires existants. Plusieurs métropoles chinoises ont par ailleurs annoncé la levée de certaines restrictions locales perçues comme un frein à l'achat d'un bien, notamment à Pékin, Shanghai, Canton et Shenzhen.
« Dans l'ensemble, si l'on regarde le développement actuel et les prévisions de développement, les fondamentaux du développement économique de notre pays n'ont pas changé », a assuré mardi Zheng Shanjie.
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Les analystes espéraient de nouvelles mesures, notamment de soutien fiscal, comme une émission obligataire d'ampleur ou des politiques de soutien à la consommation des ménages. Mais ils préviennent aussi qu'il faudra des réformes plus profondes du système économique chinois pour réduire l'endettement du secteur immobilier et relancer la consommation, et ainsi lever les principaux obstacles à la croissance.
(Avec AFP)
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