La croissance chinoise tombée au plus bas depuis 2009

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Le président Xi Jinping avait exprimé des inquiétudes au sujet de l'économie chinoise tout en se disant confiant dans la capacité de son pays à surmonter le ralentissement actuel.
Le président Xi Jinping avait exprimé des "inquiétudes au sujet de l'économie chinoise" tout en se disant confiant dans la capacité de son pays à surmonter le ralentissement actuel. (Crédits : Reuters)
La croissance du PIB chinois a ralenti à 6,9% sur un an au troisième trimestre de l'année, selon un chiffre gouvernemental publié lundi. Les autorités chinoises ne cachent pas leur inquiétude tout en tentant de rassurer sur "la nouvelle normalité" d'une croissance ralentie.

Après avoir été mesurée à 7%, au premier puis au deuxième trimestre de l'année en rythme annuel, la croissance économique de la Chine est tombée au plus bas depuis la crise financière mondiale au troisième trimestre. Le Bureau national des statistiques (BNS) l'a estimée à 6,9%, lundi 19 octobre. Il l'a jugée "raisonnable" même s'il a noté la persistance d'une pression baissière sur la deuxième économie mondiale. Son porte-parole, Sheng Laiyun, a promis que la Chine allait connaître une croissance stable dans les prochaines années.

La croissance du troisième trimestre s'avère toutefois légèrement meilleure que la prévision médiane du panel d'experts interrogés par l'AFP, qui tablaient sur un ralentissement plus prononcé (+6,8%). Celle-ci rejoint l'estimation de 50 économistes interrogés par Reuters.

Pour le moment, Pékin reste sur son objectif 2015 d'une croissance d'"environ 7%" --ce qui serait son plus faible niveau depuis un quart de siècle.

Inquiétudes de Xi Jinping

Les autorités chinoises vantent certes "la nouvelle normalité" d'une croissance ralentie, fruit de leurs efforts pour rééquilibrer l'économie vers la consommation intérieure, les services et les hautes technologies, au détriment de l'industrie lourde et des exportations.

Mais elles restent dans le doute. Le président Xi Jinping avait exprimé des "inquiétudes au sujet de l'économie chinoise", dans une interview écrite accordée à Reuters, tout en se disant confiant dans la capacité de son pays à surmonter le ralentissement actuel, qui correspond selon lui à un ajustement structurel normal.

Le porte-parole du BNS a reconnu également que "l'environnement économique intérieur et extérieur restait compliqué" avec "des pressions à la baisse sur le développement économique" qui "persistaient".

Une production industrielle décevante

Par ailleurs, d'autres indicateurs publiés ce lundi n'ont pas rassuré. La production industrielle du pays a essuyé en septembre un ralentissement très marqué, avec une hausse de 5,7% sur un an, en dessous du gonflement de 6,1% enregistré en août, a indiqué le BNS. Également, la croissance des investissements en capital fixe a  plafonné à 10,3% en rythme annuel entre janvier et septembre, contre 10,9% le mois précédent et un consensus de 10,8%.

Toutefois, les ventes au détail, considérées comme le baromètre de la consommation des ménages chinois, ont connu qu'une très légère accélération, augmentant de 10,9% sur un an.

(Avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 19/10/2015 à 15:52 :
Voici quelques jours M. Xi Ping laissait planer un doute quand à la croissance de la Chine. 6,9% au lieu de 7. UN OUF DE SOULAGEMENT
Qui croira pareilles balivernes??
a écrit le 19/10/2015 à 14:32 :
tout le monde ne croit pas les chiffres chinois,
tout le monde est allé en Chine pour demander l'argent,
il savaient qu'il y a que la Chine peut leur prêter l'argent
a écrit le 19/10/2015 à 13:35 :
Ça fait maintenant 2 ans que la croissance de la Chine est sérieusement en baisse, ... et reste toujours (officiellement !) à ~7% ! Curieusement, des économistes ayant fait leur propre calcul à partir de chiffres "périphériques" (nombre de wagons en circulation, consommation d'électricité, etc ...) arrivent eux, entre 4% et 2%. Mais d'après certains économistes chinois (fiables ?), ça pourrait être beaucoup moins ... De toute façon, on s'en fout, parce que ce qui nous importe (et ce qui donnera à terme le vrai chiffre de la croissance), ce sont les échanges avec les autres pays et l'influence sur leur propre croissance. Regardons donc plutôt ce qui se passe chez les gros clients/fournisseurs de la Chine, on y verra plus clair : Corée du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande, Allemagne, Japon, etc ... : a priori ce n'est pas fabuleux et en plus, c'est en baisse !
En tout cas, si les dirigeants chinois commencent, même du bout des lèvres, à admettre qu'ils pourraient avoir des problèmes, alors on a vraiment des raisons de s'inquiéter !
a écrit le 19/10/2015 à 8:08 :
@ BONJOUR ; Et la croissance française alors..... où en sommes nous???? Résumé du discoure élyséen : le chômage en net recule, le pouvoir d'achat des FRANCAIS en net augmentation.... tout va très bine Mme la MARQUI OUI TOTU VA TRES BIEN ...... J'ai oublié ;il ne faut pas oublier qu'à l'Elysée en lit les statistiques à l'envers donc tout va bien dormez en paix braves citoyens donc ce soir pour suivre l'exemple des écolos éteignez votre poste de T.V pour économiser l'énergie !
a écrit le 19/10/2015 à 7:46 :
Et la marge d'erreur, elle est de combien? 1%? Nous ne pouvons pas faire confiance dans les estimations chinoises.
Réponse de le 19/10/2015 à 11:16 :
D'après ce que je lis (de sérieux), vous pouvez au moins enlever 3 points pour être proche de la réalité.

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