Loyer à payer, fêtes gâchées : l'angoisse du "shutdown"
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Usa: une vote pour eviter un nouveau "shutdown"
CARLOS BARRIA
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Usa: une vote pour eviter un nouveau "shutdown"
CARLOS BARRIA
Entre craintes de ne pas pouvoir payer le loyer et fêtes de Noël gâchées, des internautes confient leurs angoisses sur Twitter, sous le hashtag #ShutdownStories.
Mercredi marque le cinquième jour de cette impasse budgétaire qui a provoqué la fermeture, ou "shutdown", de 25% des administrations fédérales. En conséquence, quelque 800.000 Américains sont soit, pour la moitié, forcés de travailler sans être payés, soit poussés, pour l'autre moitié, aux congés sans solde.
Après les précédents "shutdowns", le Congrès américain avait rapidement voté, une fois le conflit résolu, pour que les employés fédéraux soient payés rétroactivement.
Mais alors que la fin du mois approche et que les négociations n'avancent pas, beaucoup s'inquiètent de ne pas pouvoir affronter les factures, tandis que les sous-traitants des ministères affirment eux qu'ils perdront purement et simplement ces jours chômés.
Dans un e-mail à l'AFP, ce statisticien, qui désire rester anonyme, précise que son fils de deux ans et demi a besoin d'une aide spécialisée.
Mardi, @katyjb88 concédait elle sur Twitter que son époux, garde-côte, serait peut-être payé rétroactivement. "Mais cela ne nous aidera pas pour les factures exigées le 1er (du mois)".
Pour d'autres, comme @Ancient_Scout, les conséquences sont immédiates: "Rompu mon bail pour accepter un nouveau boulot fédéral pour lequel je dois suivre 7 mois de formation dans un autre État. Formation annulée à cause du "shutdown". Plus de logement. Ne peux pas me permettre un logement à court (?) terme. Je dois travailler à plein temps sans être payé. Je rends les cadeaux de Noël".
Certains des employés affectés défendent toutefois la décision de Donald Trump de refuser de signer une loi budgétaire tant qu'elle ne comprendra pas le financement du mur, censé lutter contre l'immigration clandestine.
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Grand syndicat indépendant d'employés fédéraux, le NTEU affirmait en tout cas le 24 décembre que 80% de ses membres se disaient "très inquiets" sur leur capacité à payer leur logement et autres factures de base.
En attendant que les parlementaires, attendus de retour à Washington jeudi, se mettent d'accord sur un compromis, la solidarité s'organise.
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Un restaurant de hamburgers, Z-Burger, à Washington, où vivent de nombreux employés fédéraux, leur offre des sandwiches gratuits, tandis que le chef d'origine espagnol José Andrés, grand critique de Donald Trump, les invite dans tous ses restaurants entre 14h et 17h, également pour un sandwich.
(avec agences & Twitter)
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