Moscou suspend ses exportations de produits pétroliers pour calmer l'envolée des prix locaux
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En Russie, l'inflation est de retour. En août, elle s'est affichée à 5,2% sur un an, contre 4,3% en juillet, au plus haut depuis six mois, soutenue par la hausse des prix des carburants qui ont atteint des prix record. Dans ce contexte, Moscou a décidé d'interdire depuis le 21 septembre dernier ses exportations de diesel (ou gazole) et de fuel domestique, soit en moyenne 1 million de barils par jour (mb/j), et d'essence (130.000 b/j) provoquant des tensions sur les marchés internationaux des produits raffinés. Lundi dernier, toutefois, la Russie a autorisé à la vente internationale le gazole à haute teneur en soufre, de qualité moindre.
En réorientant les volumes exportés sur le marché local, le Kremlin espère ainsi calmer les prix à la pompe. La Russie, transformée en économie de guerre depuis l'invasion de l'Ukraine, a connu ces derniers mois des pénuries d'essence et de diesel. Celles-ci ont fait flamber les prix de gros de ces produits, même si ceux du détail sont sous contrôle de l'Etat, évoluant en fonction de l'inflation.
En réalité, la Russie a déjà réduit de 30% sur les 20 premiers jours du mois de septembre les exportations de ces produits raffinés comparé à la même période de 2022, sans réussir à faire baisser les prix.

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En effet, depuis plusieurs semaines, l'offre sur le marché local subit la réduction de la production, due à l'arrêt de plusieurs raffineries pour assurer les nécessaires opérations de maintenance, les perturbations dans l'acheminement provoquées par la saturation du réseau ferroviaire, problèmes auxquels s'ajoute la faiblesse du rouble face au dollar qui favorise les exportations d'hydrocarbures.