Musk, Gates, Cook… le retour des grands patrons américains en Chine
Paul Marion
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Elon Musk à Pékin le 31 mai dernier.
Reuters
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Elon Musk à Pékin le 31 mai dernier.
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Les déplacements des hommes les plus riches du monde ont parfois des allures de visites d'Etat. Lors de sa venue en Chine au début du mois de juin, le patron de Tesla Elon Musk a été reçu par le ministre des Affaires étrangères, le ministre du Commerce et celui de l'Industrie de Pékin. Le ton des rencontres était fort diplomatique. Elon Musk a loué « la vitalité et le potentiel de développement de la Chine » et déclaré sa « totale confiance dans le marché chinois » selon les communiqués officiels.
Bill Gates a marché dans ses pas deux semaines plus tard. Grande figure du capitalisme américain, l'ancien PDG de Microsoft devenu philanthrope a eu l'honneur d'une entrevue officielle avec Xi Jinping. Le dirigeant chinois l'a même qualifié d'« ami américain ». Quant à Jamie Dimon, directeur de la plus grande banque américaine JP Morgan, il avait exhorté, lors d'un sommet à Shanghai en mai, la Maison Blanche a « ne pas se découpler » de la Chine et à ne pas blesser « la Chine » et « son peuple ».
Tim Cook l'avait précédé en mars, vantant sur le sol chinois la « relation symbiotique [ndlr, entre les Etats-Unis et la Chine] dont, je le crois, nous avons tous deux bénéficié ». D'autres PDG d'entreprises emblématiques comme General Motors ou Starbucks s'y sont également rendus ces dernières semaines.
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En bons chefs d'entreprise, ces derniers sont venus défendre leurs intérêts industriels et commerciaux, soucieux de renouer les liens économiques avec une Chine partiellement coupée du monde par les années de pandémie et de politique « zéro Covid ».
Paul Marion