Suisse: les prévisions mi-figue mi-raisin du gouvernement sur la relance des exportations post-covid

Coronavirus: le nombre de deces s'eleve a 1.135 en suisse
ARND WIEGMANN

Coronavirus: le nombre de deces s'eleve a 1.135 en suisse
ARND WIEGMANN
Le ministère suisse de l'Économie a ajusté mardi ses prévisions pour 2020 et 2021, se montrant moins pessimiste sur l'ampleur de la récession cette année mais moins optimiste sur la reprise l'an prochain.
Pour 2020, le groupe d'experts de la Confédération, qui est chargé de réaliser les estimations pour le Secrétariat d'Etat à l'Economie, table désormais sur une contraction du produit intérieur brut de 6,2%, a-t-il indiqué dans un communiqué.
En avril, il avait dit s'attendre à une récession plutôt de l'ordre de 6,7%.
Le ministère de l'Économie a notamment revu ses estimations pour les exportations et les investissements dans les biens d'équipements. Il s'attend désormais à une chute des exportations de l'ordre de 8,6% (contre une baisse de 10,7% attendue auparavant) et à une contraction de 14% des investissements dans les biens d'équipements (contre -16% attendu précédemment).
Bien que moins marqué que craint, ce recul attendu du PIB pour 2020 n'en reste pas moins la plus forte baisse de l'activité économique envisagée "depuis des décennies", a de nouveau souligné le ministère de l'Economie.
Au premier trimestre, le PIB de la Suisse a chuté de 2,6% par rapport au trimestre précédent alors que tous les pans de son économie ont fléchi à l'exception des exportations, en hausse grâce au secteur de la pharmacie qui a permis de compenser la baisse d'autres secteurs comme les machines ou l'horlogerie.
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Pour le deuxième trimestre, le groupe d'experts de la confédération s'attend à une "chute encore plus abrupte de la production économique" compte tenu des mesures de lutte contre la pandémie de Covid-19 qui se sont appliquées sur une plus longue partie du trimestre.
À moins d'une nouvelle vague nécessitant à nouveau des mesures pour endiguer la propagation du virus, l'économie suisse "devrait reprendre son souffle au deuxième semestre", ont-ils estimé.
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Les effets de rattrapage devraient cependant rester "limités" compte tenu des incertitudes concernant la consommation des ménages et d'une reprise "atone" attendue au niveau mondial, qui risque de modérer le rebond de cette économie fortement exportatrice.
Pour 2021, ils ont abaissé leur prévision pour la reprise, estimant le rebond du PIB à 4,9% (contre 5,2% auparavant) compte tenu d'un moindre redémarrage attendu pour les exportations.
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