Coronavirus : la plus grave crise depuis la seconde guerre mondiale selon l'OCDE

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(Crédits : Aly Song)
L'OCDE anticipe un effondrement de l'économie mondiale de -6% en 2020. La récession en Europe risque d'être très violente avec une chute du PIB de 9,1%. Aux Etats-Unis, la pandémie a plongé l'économie dans une brutale spirale récessive (7,3%).

Les séquelles de la pandémie sur l'économie mondiale seront profondes et durables. Selon les dernières perspectives économiques publiées par l'organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) publiées ce mercredi 10 juin, la croissance du produit intérieur brut (PIB) planétaire devrait reculer de 6% en 2020 avant de rebondir à 5,2% en 2021 selon son scénario optimiste.

Dans une hypothèse plus sombre avec un double choc, la croissance globale pourrait chuter de 7,6% en 2020 et repartir l'année prochaine à 2,8%. Pour l'institution internationale, "le coronavirus est la pire crise sanitaire et économique depuis la seconde guerre mondiale [...] le rebond sera lent et la crise aura des effets de long terme, affectant de manière disproportionnelle les personnes les plus vulnérables".

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a écrit le 12/06/2020 à 4:24 :
Quelques médias enragés de mondialisation et d'ultra-libéralisme nous tympanise avec un effondrement de l'économie mondiale. Effondrement, comme si les économies nationales avaient totalement disparues et les besoins des populations avec.

Pour ma part je n'y vois qu'un affaissement de la mondialisation et des accords multilatéraux si nocifs à une économie saine et raisonnée et aux pays de l'occident dont principalement l'UE désertée par des industriels avides de gains en tous genres, productivité, rendement, dividendes, enrichissement au moindre effort...

Bref, si « le monde d'après » doit passer par un effondrement des pratiques économiques et commerciales que nous ont apporté les âneries de ceux qui prônent la liberté totale et sans frontières, alors je me frotte les mains en souhaitant encore plus de déconfiture, encore plus de pertes, encore plus de faillites et une remise à plat d'une véritable économie non virtuelle et non boursière. Une économie nationale retrouvée.
Il y a encore très peu de temps, un grand nombre de secteurs économiques, industriels, artisanaux et de services, déploraient un cruel manque de main d'oeuvre dans leur branche, occasionnant ainsi de véritables pénuries dans la France rurale où il manque de tout.

Les enragés citadins des grandes métropoles, responsables politiques en tête, n'arrivent pas à imaginer à quel point la France est avant tout un pays de terroirs où se meurent les campagnes pour avoir été dégarnies et abandonnées. Ces citadins qui ne connaissent même pas la bouse des prairies par le fromage qui passe sur leur table, même pas les arbres et les plantes qui leur servent leur boisson multi-vitaminée.

Ce serait peut être aussi l'occasion de réduire à néant cet appel d'air qui provoque des migrations insensées vers de faux eldorado du travail et qui creuse d'énormes trous dans les caisses d'entraides et de sécurité sociale.

Mais je sens que l'on va m'accuser de repli sur soi et de pusillanimité. Les enragés de tous bords sont si vifs pour dénoncer les vices des autres sans se remettre en cause.
Qu'à cela ne tienne, je suis français provincial, fier de l'être et j'entends bien le rester, n'en déplaise à tous ces faux citoyens du monde d'hier.
Réponse de le 12/06/2020 à 7:33 :
Analyse partagée
a écrit le 11/06/2020 à 15:42 :
Parler en points de PIB n'est plus très pertinent; lorsque ce dernier est assuré par moitié (?) par le secteur public (qui continue comme avant, je ne crois pas que les personnels de nos administration ne soient plus payés) et par moitié par un secteur privé, qui lui concoure à notre compétitivité, très durement touché; on peut discuter de façon sempiternelle pour savoir si l'excellence de nos fonctionnaires rendent la France plus compétitive, mais globalement, on sent bien que l'argument a ses limites.Dès lors, quand vous voyez France -11%, comprenez que dans notre pays très administré, c'est beaucoup plus!
a écrit le 11/06/2020 à 15:25 :
Beaucoup aujourd'hui sont etonnes de l'ampleur des consequences de ces deux mois ou tout ou presque a ete mis en mode pause par des gens incapables de prendre les bonnes decisions a temps.
Le feu couvait depuis longtemps et tout le monde regardait ailleurs.
Dans les annees 2000, venant en deplacement professionnel en France, je trouvais que le niveau de vie etait tres confortable. Ca consommait a tout va et l'air etait doux alors qu'ailleurs on marnait dur.
L'histoire du pain blanc suivi du noir....
Réponse de le 11/06/2020 à 17:36 :
"L'histoire du pain blanc suivi du noir.... "


Attention avec ça en ce moment.
a écrit le 11/06/2020 à 10:07 :
La pire crise économique depuis la seconde guerre mondiale ? Quand on leur demande QUAND des décisions seront prises, les ministres chargés de gérer la crise répondent inlassablement "à la rentrée" comme si les mois de juillet et d'août étaient des mois où il est impossibile de prendre des décisions.
a écrit le 11/06/2020 à 9:57 :
question du béotien :
Quelqu'un peux-t'il m'expliquer comment une crise du Covid qui a duré a peine 2 mois, a entraîne une telle déflagration économique qui soit la plus importante après la 2eme guerre mondiale ou la France comptait 42 millions Hb, le total des morts civils et militaires s'est élevé à pres de 600.000, a rapporter au 29.000 du COVID,
A la fin de la seconde guerre mondiale, il a fallu reconstruire les équipements industriels les ouvrages d'art (ponts, routes, aéroports, habitations....
etc...
Mais peut-etre qu'a la fin de la 2eme guerre mondiale les français se sont "retrousses "les manches" pour reconstruire la France, sous l'impulsion du général de Gaulle, et NE SONGEAIENT PAS A PRENDRE DES VACANCES D'ETE après avoir ete en télé travail et ou en chômage partiel, payés à 84 % de leur salaire net. Quand a certaines entreprises, majoritairement sous capitalisees, elles réclament à corps et à cris des aides et encore des aides...
Réponse de le 11/06/2020 à 14:55 :
Heu... le covid s'attaque au corps humain, il me bombarde pas les immeubles et les maisons et il n'a toujours pas fait 50 millions de morts, il ne fusille pas les résistants sur dénonciations de "bon français" non plus soit dit en passant.

La différence majeur aux répercussions bien plus importantes est que nous sommes au sein d'une économie mondiale financière dans laquelle tout se repose sur la vitesse des flux monétaires et des transferts d'argent, cas totalement différent de l'économie d’après guerre qui elle se reposait encore sur une économie réelle à savoir du boulot sur le terrain à faire et des gens pour le faire, des salariés et des patrons.

Et vous avez raison avec nos PME sous capitalisées puisque de ce fait seuls les établissement financiers possèdent les capitaux actuellement, c'est un véritable problème faisant prendre des risques même à l'entreprise la plus prometteuse qu'il soit.
a écrit le 10/06/2020 à 13:40 :
Les conséquences de cette récession sont inimaginables.
Compte tenu de la surpopulation mondiale les désordres seront infiniment plus meurtriers que l'épisode Covid19. Le changement se fera, mais dans une douleur que peu d'entre nous ont connu, les heures les plus sombres de la guerre.
a écrit le 10/06/2020 à 11:42 :
On minimise dans cette affaire les conséquences collatérales. Les multinationales vont sauter sur l'occasion pour épurer les effectifs. Nombre de PME vont sombrer. Et une large frange de la classe moyenne va sortir (de façon subie mais aussi volontaire) du système. Les économistes diront qu'ils sont entrés dans le halo ou le spectre du chômage ou de que sais-je statistique plus ou moins rassurante pour les tenants du système. La réalité, c'est que va (continuer à) émerger un monde parallèle où les outils numériques font office de couteau suisse de la survie.
a écrit le 10/06/2020 à 10:28 :
"la croissance globale pourrait chuter de 7,6% en 2020"

Croissance mondiale donc ? Globe remplace le monde comme territoires remplace les régions ? Faut s'habituer avec ces changements permanents de langages venant du fait que quand on a plus de solution on change les mots.

Cela reste énorme comme chiffre, difficile de comprendre du coup toutes les analyses et autres bavardages qui relativisent le phénomène.

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