Politique internationale : Donald Trump dézingue à tout-va

latribune.fr

Trump estime qu'une audition par mueller pourrait etre un piege
KEVIN LAMARQUE

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Trump estime qu'une audition par mueller pourrait etre un piege
KEVIN LAMARQUE
Lorsque le président américain ne tweete pas en direct les émissions de télévision qu'il regarde, il lui arrive d'accorder de grands entretiens à la presse. Sur le fond, le ton reste le même que sur Twitter. Dans cet entretien accordé à Reuters, Donald Trump dézingue en effet à tout-va : la Chine, la Turquie, l'Iran, mais aussi la Fed et la justice américaine, ou encore les réseaux sociaux.
Le locataire de la Maison blanche ne se fixe pas de limite dans le temps pour sortir du contentieux commercial entre Pékin et Washington, accusant même la Chine de manipuler sa devise.
Le pasteur américain, Andrew Berson, accusé de terrorisme par la justice turque, a passé vingt mois en détention avant d'être assigné à résidence en juillet dernier. En riposte, Donald Trump a imposé des droits de douane.
Le président américain espère obtenir un accord avec son homologue Recep Tayyip Erdogan depuis qu'il est intervenu auprès d'Israël pour la libération d'une ressortissante turque.
Donald Trump juge "probable" l'idée de revoir Kim Jong-Un après leur sommet historique à Singapour, évoquant une "grande alchimie" entre lui et le leader nord-coréen.
Le président américain s'est également vanté d'avoir travaillé "trois mois" le dossier contre "trente ans" pour ses prédécesseurs.
Donald Trump a qualifié d'"excellente" sa rencontre de deux heures avec le président russe Vladimir Poutine le mois dernier à Helsinki.
Le locataire du Kremlin ne lui aurait pas demandé de lever les sanctions américaines contre Moscou.
Le locataire de la Maison blanche est inquiet de toute déclaration qu'il pourrait effectuer sous serment lors d'une éventuelle audition par le procureur spécial Robert Mueller puisse être utilisée pour porter des accusations de parjure contre lui.
Il déclare également craindre que les enquêteurs comparent son potentiel témoignage avec celui des autres personnes interrogées par l'équipe de Mueller, comme l'ancien directeur du FBI James Comey, très critique envers Trump, pour trouver des divergences et les utiliser contre lui.
En revanche, il ne dit pas s'il accepterait ou non d'être interrogé par Mueller, qui enquête sur les soupçons d'ingérence russe dans l'élection présidentielle de 2016 et une possible collusion entre l'équipe de campagne Trump et des responsables russes. Il a ainsi souligné avoir le pouvoir d'intervenir dans cette enquête, mais avoir décidé de ne pas le faire jusqu'à présent. Enfin, il a de nouveau refusé de blâmer la Russie pour toute ingérence dans l'élection de 2016, contrairement aux conclusions de ses services de renseignement.
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Le président américain n'est pas "emballé" par la politique de hausse des taux d'intérêt suivie par le président de la Réserve fédérale Jerome Powell, jugeant que la Fed devrait être plus accommodante.
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Donald Trump a accusé les réseaux sociaux de "discriminer les voix républicaines et conservatrices", une prise de position qui intervient alors qu'Apple, YouTube et Facebook ont supprimé cet été des contenus postés par le site Infowars, créé par le théoricien du complot Alex Jones, dont Twitter a suspendu le compte personnel.
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