Le 5 novembre, un autre scrutin capital devrait lui aussi se jouer dans un mouchoir de poche. En déposant leur bulletin Harris-Walz ou Trump-Vance, les électeurs américains devront aussi choisir les 435 députés qui composeront la Chambre des représentants, tandis qu'un tiers des 100 sénateurs remettent également leur siège en jeu.
La future coloration de ces deux Assemblées - schématiquement, le Sénat est chargé de voter les lois tandis que la Chambre des représentants a l'initiative sur le vote du budget - sera essentielle pour le futur président : en cas de Congrès hostile, Donald Trump ou Kamala Harris se verrait contraint(e) à une cohabitation qui limiterait les prises de décision et l'obligerait à des négociations permanentes.
Aujourd'hui, chaque parti dispose d'une majorité très courte dans une des deux chambres. D'un côté, les démocrates contrôlent le Sénat d'un siège à la faveur d'une alliance avec les indépendants. Avec ce renouvellement d'un tiers, ils pourraient perdre cet avantage arraché aux républicains en 2020, puisque 19 des 34 sièges remis en jeu sont détenus par des démocrates. Tout devrait se jouer dans neuf États, dont certains sont largement acquis à Donald Trump.
À l'inverse, la chambre basse, aujourd'hui dominée par les républicains, pourrait voir le Grand Old Party (GOP) perdre sa majorité. Là aussi, la bataille s'annonce très serrée pour atteindre le seuil fatidique des 218 sièges. La décision devrait se jouer dans une vingtaine de circonscriptions. Les démocrates peuvent espérer ravir quatre sièges à leurs adversaires en Californie, sur des terres qui ont majoritairement voté Joe Biden en 2020.