Record de destructions d'emplois (+231%) aux États-Unis : transports et loisirs paient le plus lourd tribut

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(Crédits : Mike Segar)
Même si le nombre de chômeurs décroît régulièrement en ce moment, le calcul du nombre d'emplois détruits par la pandémie depuis janvier a dépassé le record de 2001. Pour rappel, avant la pandémie, le taux de chômage était à son plus bas niveau en 50 ans (3,5%).

Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont diminué plus fortement que prévu la semaine dernière aux États-Unis, revenant sous le seuil du million, a annoncé jeudi le département du Travail. Les nouvelles inscriptions sont tombées à 881.000 sur la semaine au 29 août après 1,011 million la semaine précédente (révisé de 1,006 million). Les économistes attendaient en moyenne 950.000 inscriptions au chômage.

Avant la pandémie, le taux de chômage était à son plus-bas depuis 50 ans

Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités a également baissé, à 13,254 millions lors de la semaine au 22 août (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles) contre 14,492 millions la semaine précédente.

Avant la pandémie, le taux de chômage était à son plus bas niveau en 50 ans (3,5%). En juillet, il s'est établi à 10,2% contre 11,1% en juin. Le rapport sur l'emploi du mois d'août sera publié vendredi.

Destructions d'emplois : le record de 2001 dépassé

Le nombre d'emplois détruits depuis janvier par les entreprises américaines a bondi de 231% par rapport à la même période en 2019, et atteint un record, selon une étude publiée jeudi par le cabinet de consultants Challenger, Gray & Christmas.

En août, 115.762 emplois ont été détruits par les entreprises basées aux États-Unis. Cela porte à 1,96 million le nombre d'emplois détruits depuis janvier par ces entreprises. C'est désormais plus qu'en 2001, année au cours de laquelle 1,95 million d'emplois avaient été détruits, et qui détenait le record depuis que ces données ont commencé à être compilées en 1993.

Le secteur des transports très touché

En août, c'est le secteur des transports qui a détruit le plus grand nombre d'emploi, 26.545, soit un total de 131.571 depuis janvier.

"Les compagnies aériennes commencent à prendre des décisions en raison des voyages en baisse et d'une intervention incertaine de l'Etat fédéral (pour soutenir le secteur, NDLR)", et les licenciements temporaires deviennent permanents, souligne Andrew Challenger, vice-président du cabinet, cité dans le communiqué.

United Airlines a ainsi annoncé mercredi que sans une nouvelle aide, 16.000 salariés seraient licenciés en octobre, comme American Airlines qui prévoit de se séparer de 19.000 salariés et Delta qui a averti qu'elle allait congédier 1.941 pilotes.

Les loisirs paient le plus lourd tribut avec 800.000 emplois détruits

Mais sur l'ensemble de l'année, c'est le secteur des loisirs qui a le plus souffert, avec 799.051 emplois perdus, dont 17.271 en août.

"Les entreprises comme les travailleurs font face à une incertitude croissante en raison du ralentissement de l'aide économique, de l'approche des élections et des problèmes de garde d'enfants", beaucoup de crèches et d'écoles n'ayant pas rouvert leurs portes, a encore commenté Andrew Challenger.

(avec Reuters et AFP)

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Commentaires
a écrit le 03/09/2020 à 17:14 :
ce pays est assez effrayant. avant le Covid, 44% des emplois étaient mal payés (Brookings Institution, 11/2019). et la qualité de l'emploi continuait de se dégrader d'après un Job Quality Index (CBS News, 27/11/2019).
cela ne risque pas de s'améliorer avec cette nouvelle crise.
a écrit le 03/09/2020 à 16:30 :
"United Airlines a ainsi annoncé mercredi que sans une nouvelle aide"

Une preuve que l'économie américaine n'est pas libérale. Le libéralisme c'est comme le communisme, on nous en parle tout le temps, on l'expose comme cause de tous les maux mais on n'en a jamais vu la couleur.

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