Royaume-Uni : pas « de retour de l'austérité », promet le gouvernement
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Le discours de Rachel Reeves, la ministre des Finances britannique, a été suivi de près par les milieux économiques qui craignent des hausses d'impôt.
Reuters
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Le discours de Rachel Reeves, la ministre des Finances britannique, a été suivi de près par les milieux économiques qui craignent des hausses d'impôt.
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[Article publié le lundi 23 septembre 2024 à 8h23, mis à jour à 14h55] Rachel Reeves, la ministre des Finances outre-Manche, a voulu rassurer ses électeurs. Lors de son discours prononcé ce lundi à Liverpool, à l'occasion du congrès des travaillistes, la chancelière de l'échiquier a promis qu'« il n'y aura pas de retour à l'austérité », affirmant que son « optimisme pour la Grande-Bretagne (est) plus vif que jamais ».
Un discours qui détonne avec les mises en garde régulières de l'équipe du Premier ministre Keir Starmer, au pouvoir depuis la victoire des travaillistes aux élections législatives début juillet. Le nouveau gouvernement blâme 14 années de gouvernements conservateurs pour un « trou noir » de 22 milliards de livres. La dette publique a atteint en août un niveau inédit depuis les années 1960 : 100% du produit intérieur brut (PIB).
Pour rassurer, elle a promis que son budget, qui sera présenté le 30 octobre, ne comprendra pas de hausse d'impôts pour les travailleurs, ni sur les sociétés.
Reste qu'elle n'a pas caché que le gouvernement fera preuve d'une discipline de fer sur ses finances afin, dit-elle, de « poser les bases d'une croissance durable ». Ainsi, la ministre a confirmé ce lundi une extension de la taxe sur les profits exceptionnels des entreprises énergétiques et l'introduction de la TVA sur les frais de scolarité des écoles privées. Elle a aussi promis d'accroître la lutte contre l'évasion fiscale et de s'attaquer aux entreprises qui ont indûment profité des aides liées au Covid.
En plus de ces nouvelles mesures, les travaillistes ont déjà décidé de mettre fin à un chèque énergie pour quelque dix millions de retraités. Une décision vivement critiquée. Il s'agit d'une « politique cruelle » pour Sharon Graham, la secrétaire générale du syndicat Unite. « J'aimerais qu'il (Keir Starmer) reconnaisse qu'il a fait un faux pas et qu'il revienne » dessus, a-t-elle déclaré dimanche sur Sky News.
Elle veut en faire « la priorité » du congrès. Unite a installé des panneaux d'affichage à Liverpool appelant à « défendre » ces chèques énergie pour l'hiver. Keir Starmer a déjà prévenu que le budget, attendu le 30 octobre, serait « douloureux ». Dimanche, au premier jour du congrès, il a promis de protéger les services publics « à genoux » après une cure d'austérité sous les conservateurs.
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C'est la première fois en 15 ans que le congrès se tient alors que le « Labour » est au pouvoir. Les travaillistes ont largement remporté les élections législatives début juillet après 14 ans de règne conservateur. « Le changement commence », est-il écrit sur scène. « Le Royaume-Uni est de retour », a proclamé le ministre des Affaires étrangères, David Lammy. L'enthousiasme des premières semaines semble pourtant s'être déjà envolé. Le congrès s'ouvre alors que les polémiques et les mesures impopulaires font la une de l'actualité.
Les cadeaux reçus par Keir Starmer et plusieurs de ses ministres continuent de faire scandale. Le Premier ministre a reçu des cadeaux pour plus de 100.000 livres sterling depuis décembre 2019. Il s'agit de vêtements, de lunettes, de places pour des concerts ou des matchs de foot... Le principal donateur est Waheed Alli, un multimillionnaire, membre travailliste de la chambre des Lords.
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Vendredi soir, le chef du gouvernement ainsi que la vice-Première ministre Angela Rayner et la ministre des Finances Rachel Reeves ont annoncé qu'ils renoncent aux dons de vêtements, ce qui n'a pas stoppé les critiques. Angela Rayner a expliqué dimanche comprendre « la frustration » des Britanniques. Elle a toutefois déclaré que ces dons existaient « depuis très longtemps » et qu'ils étaient légaux, car déclarés au registre du Parlement. Selon un sondage Opinium publié dimanche par The Observer, la cote de popularité de Keir Starmer s'est déjà effondrée et seulement 24% des électeurs approuvent son action.
(Avec AFP)
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