Syrie: Bachar al-Assad conditionne la tenue d'élections au soutien du peuple

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Bachar al Assad a déclaré à des parlementaires russes qu'il était disposé à organiser une élection présidentielle si le peuple syrien soutient ce projet, rapporte dimanche 25 octobre l'agence RIA.
Citant le même parlementaire, Interfax écrit que le président Assad a également exprimé sa volonté de discuter d'amendements à la Constitution syrienne et la tenue d'élections législatives.
Quelques jours plus tôt, mercredi 21 octobre, le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a estimé "que le gouvernement syrien n'a plus aucune légitimité et notre réflexion, à ce sujet, n'a pas changé [...]. Il doit y avoir une transition en Syrie, qui garantisse le départ d'Assad". Il a ajouté qu'Ankara soutiendrait un processus de transition seulement s'il est accepté par le peuple syrien.
D'après l'agence Bloomberg, qui cite des sources diplomatiques russes, Moscou fait pression sur le président syrien pour qu'il accepte un plan de partage du pouvoir dans le cadre d'une transition politique, le temps d'organiser un scrutin internationalement reconnu "d'ici une année". La Russie estime que Bachar El-Assad "a tous les droits pour rester au pouvoir et se représenter", écrit l'agence américaine.
Le gouvernement russe n'entend donc pas sacrifier le président syrien. Bien au contraire. La Russie cherche, avec ce plan de transition, à maintenir au pouvoir le président syrien dans le cadre d'un gouvernement de transition ouvert à l'opposition. Le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, avait indiqué jeudi 22 octobre qu'il avait obtenu l'assurance de Bachar El-Assad qu'il était ouvert à des discussions avec les groupes rebelles qui souhaitait combattre Daech. Le président russe avait précisé que l'armée libre syrienne (FSA), groupe dissident de l'armée syrienne soutenu par les Etats-Unis, faisait partie de ces groupes. Moscou semble donc vouloir chercher à trouver un terrain d'entente avec les adversaires du régime baasiste trois semaines après le début de son intervention militaire.
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Lors d'une rencontre dimanche entre le secrétaire d'État des États-Unis et le roi Salman d'Arabie Saoudite, les deux pays ont convenu d'intensifier leur soutien à l'opposition syrienne modérée tout en s'efforçant de travailler à une résolution politique du conflit. La nature du soutien n'a toutefois pas été précisée par le département d'État américain.
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Les insurgés demandent un accroissement de l'aide militaire étrangère afin de pouvoir résister aux offensives militaires de l'armée syrienne appuyée par -outre le Hezbollah libanais et des combattants iraniens- les bombardements russes.
(avec Reuters)
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