Syrie : l’UE suspend des sanctions touchant des secteurs clés de l'économie
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Selon la Banque mondiale, le PIB syrien aurait diminué de 84 % entre 2010 (61,39 milliards de dollars) et 2021 (8,98 milliards de dollars).
Reuters
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Selon la Banque mondiale, le PIB syrien aurait diminué de 84 % entre 2010 (61,39 milliards de dollars) et 2021 (8,98 milliards de dollars).
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L'Union européenne a annoncé ce lundi la suspension des sanctions contre la Syrie visant des secteurs économiques clés. Les ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept, réunis à Bruxelles, ont formellement décidé de cette suspension qui concerne les secteurs bancaires, de l'énergie et des transports.
Objectif affiché par l'Union européenne : aider à la reconstruction du pays ravagé par la guerre, et nouer des relations avec ses nouveaux dirigeants, qui plaidaient régulièrement pour la levée de ces sanctions. À l'origine, celles-ci avaient été imposées au gouvernement de Bachar al-Assad et à des pans entiers de l'économie syrienne durant la guerre civile déclenchée en 2011. Elles constituaient un véritable handicap pour le pays.
Les sanctions européennes pourront cependant être réimposées si les nouveaux dirigeants syriens, issus de mouvements islamistes, ne respectent pas les droits humains ou les valeurs démocratiques. Une précision donnée par la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, le mois dernier. « Nous voulons agir rapidement, mais la levée des sanctions pourra être annulée si des mauvaises décisions étaient prises », avait-elle affirmé fin janvier, lors d'une précédente réunion des chefs de la diplomatie de l'UE.
Mi-janvier, le Trésor américain avait été le premier à lever une partie des sanctions pesant sur la Syrie. Sont concernés les organisations humanitaires, les entreprises fournissant des biens essentiels (électricité, pétrole, gaz naturel), ainsi que les services d'assainissement.
Bien que partiels, ces premiers allègements sont bienvenus pour la Syrie, qui avant la guerre, était classée par le FMI comme « un pays à revenu intermédiaire à forte croissance ». Si cette époque semble bien loin, la volonté politique de relever l'économie est clairement affichée par les nouvelles autorités du pays. « Nous devons reconstruire, renaître et nous avons besoin de l'aide de tous », avait déclaré mi-décembre Mohammed Al-Bachir, le Premier ministre syrien de transition, au quotidien italien Corriere della Serra.
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Mais le chemin promet d'être long, tant l'économie syrienne n'est que l'ombre d'elle-même. Selon la Banque mondiale, le PIB du pays aurait diminué de 84 % entre 2010 (61,39 milliards de dollars) et 2021 (8,98 milliards de dollars). Autre handicap sérieux : 80 % de ses infrastructures sont détruites. Parmi elles, les installations pétrolières et gazières, jadis stratégiques. Avant la guerre, les hydrocarbures représentaient en effet 35 % des exportations et 20 % des recettes de l'État. L'agriculture (blé, orge, olives, coton, etc.), qui représentait 20 % du PIB syrien en 2011, pâtit aussi de ce déficit de matériel, notamment les circuits d'irrigation.
(Avec AFP)
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