Syrie : la levée des sanctions, essentielle pour relancer l'économie
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Selon la Banque mondiale, en près de 14 ans de guerre l'État syrien a perdu 84% de son PIB.
Reuters
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Selon la Banque mondiale, en près de 14 ans de guerre l'État syrien a perdu 84% de son PIB.
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Une première lueur d'espoir pour une économie laminée par près de 14 ans de guerre. La semaine dernière, le Trésor américain a décidé de lever une partie des sanctions pesant sur la Syrie, « en soutien au peuple syrien ». Sont concernés les organisations humanitaires, les entreprises fournissant des biens essentiels (électricité, pétrole, gaz naturel), ainsi que les services d'assainissement. Dans le même élan, l'Union européenne a dit lundi vouloir « ajuster » ses sanctions, notamment sur les déplacements aériens civils, les exportations des technologies pétrolières et gazières et les canaux financiers entre les deux territoires.
Bien que modérés, ces premiers allégements sont bienvenus pour la Syrie, qui avant la guerre, était classée par le FMI comme « un pays à revenu intermédiaire à forte croissance ». Si cette époque semble bien loin, la volonté politique de relever l'économie est clairement affichée par les nouvelles autorités du pays. « Nous devons reconstruire, renaître et nous avons besoin de l'aide de tous », a ainsi déclaré mi-décembre Mohammed Al-Bachir, le Premier ministre syrien de transition, au quotidien italien Corriere della Serra.
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Le chemin promet d'être long, tant l'économie du pays n'est que l'ombre d'elle-même. Selon la Banque mondiale, le PIB syrien aurait diminué de 84% entre 2010 (61,39 milliards de dollars) et 2021 (8,98 milliards de dollars).