Syrie : la France favorable à la levée de certaines sanctions
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La France est prête à accompagner la Syrie dans son redressement. (Photo d'illustration du souk de Damas)
IMAGO/Friedrich Stark via Reuters Connect.
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La France est prête à accompagner la Syrie dans son redressement. (Photo d'illustration du souk de Damas)
IMAGO/Friedrich Stark via Reuters Connect.
Après la chute du dictateur Bachar al-Assad, l'Union européenne semble prête à accompagner la transition politique en Syrie. Et notamment, la France. Vendredi, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, et son homologue allemande Annalena Baerbock se sont rendus à Damas, où ils ont rencontré le nouveau dirigeant syrien, l'islamiste Ahmad al-Chareh.
Interrogé à la suite de cette visite, le locataire du Quai d'Orsay s'est dit favorable à la levée de certaines sanctions qui freinent le pays dans sa reconstruction. « Il y a les sanctions qui visaient Bachar al-Assad et les bourreaux de son régime, ces sanctions-là n'ont évidemment aucune vocation à être levées. Ensuite il y en a d'autres qui aujourd'hui entravent l'accès à l'aide humanitaire, qui empêchent le redressement du pays et celles-ci pourraient être levées rapidement », a-t-il expliqué au micro de France Inter.
Et d'ajouter : « Il y en a d'autres enfin, et nous en discutons avec nos partenaires européens, qui pourraient être levées mais évidemment en fonction du rythme auquel sont prises en compte nos attentes pour la Syrie sur la sécurité. »
De son côté, l'Allemagne se montre également favorable à un assouplissement de certaines sanctions européennes contre la Syrie, ont indiqué mardi des sources diplomatiques à Berlin.
Par ailleurs, Washington a annoncé la semaine dernière un allègement temporaire des sanctions américaines à l'égard de la Syrie pour « ne pas entraver » la fourniture de services essentiels.
Et, depuis le 7 janvier, les vols internationaux en provenance et à destination de la Syrie ont repris, notamment depuis l'aéroport international de Damas.
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En outre, le Quai d'Orsay veille à accompagner au mieux le changement de pouvoir dans le pays. « Nous avons demandé que la transition politique soit bien représentative de toutes les composantes de la société syrienne, et en particulier des femmes. Et je constate qu'hier a été annoncé que le comité institué pour le dialogue national inclura des femmes. C'était une demande expresse de notre part, elle a été satisfaite », s'est félicité le ministre.
« Ce que j'espère c'est que la Syrie réussisse. C'est tout l'enjeu de ce dialogue national qui va s'ouvrir », a-t-il ajouté.
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Après la chute du dictateur syrien en décembre, la classe politique française avait fait preuve de prudence, se montrant mitigée quant à l'avènement au pouvoir de dirigeants islamistes. Dans un communiqué, l'ancien Président François Hollande, aujourd'hui député, soulignait notamment : « Les premières déclarations du principal dirigeant (des rebelles) sont encourageantes ». Mais il faut attendre de « savoir si ce que les mouvements qui ont renversé Bachar al-Assad, et donc certains étaient regardés comme des organisations terroristes, feront de leur victoire ».
(Avec AFP)
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