Tensions commerciales : l’Australie et la Chine cherchent un terrain d’entente
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Bureau du Premier ministre australien
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Anthony Albanese, Premier ministre australien, entame ce samedi 12 juin une visite stratégique en Chine, déterminé à consolider des liens commerciaux récemment apaisés, malgré des tensions persistantes entre Canberra et Pékin.
Au cours de la dernière décennie, les désaccords se sont multipliés, portant sur la sécurité nationale et des intérêts concurrents dans la région Pacifique. Pourtant, un fragile apaisement s'est installé en décembre dernier, lorsque la Chine a levé son embargo sur les langoustes australiennes, vestige d'une guerre commerciale lancée en 2017, au plus fort d'une crise diplomatique.
Pour sa deuxième visite en Chine en tant que Premier ministre, Albanese entend aborder tous les sujets sensibles, y compris avec le président Xi Jinping. « Nous coopérons là où c'est possible, nous nous opposons là où c'est nécessaire, et nous sommes capables d'avoir des échanges francs », a-t-il déclaré avant son départ.
Du côté chinois, la diplomatie souligne une relation bilatérale qui « continue de s'améliorer et de croître ».
Au programme de cette visite jusqu'à vendredi : Pékin, Shanghai, puis Chengdu, trois étapes clés au cœur des échanges sino-australiens. Cette démarche intervient alors que l'administration américaine, sous Donald Trump, bouleverse les règles du commerce mondial avec des droits de douane massifs, poussant les alliés à repenser leurs partenariats économiques.
Malgré ce rapprochement affiché, l'Australie reste sur ses gardes : en février, elle a interdit sur ses réseaux gouvernementaux les outils de la start-up chinoise d'intelligence artificielle Deepseek, invoquant des risques pour la sécurité des données.
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Durant la même période, la Chine avait mené des exercices militaires en mer de Tasman, à proximité des côtes australiennes, sans en informer préalablement les autorités aériennes civiles. Cette absence de notification a contraint plusieurs compagnies aériennes, dont Qantas et Emirates, à dévier leurs trajectoires, perturbant ainsi le trafic aérien international. Les autorités australiennes ont exprimé leur mécontentement, qualifiant ces manœuvres de "diplomatie de canonnière" et ont demandé des explications à Pékin.
Autre point de tension, le port stratégique de Darwin, opéré par une entreprise chinoise, que Canberra a annoncé vouloir reprendre en main.
Néanmoins, la Chine reste un partenaire économique majeur pour l'Australie, représentant près d'un tiers de ses échanges commerciaux.
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