La Chine va rouvrir les portes de ses duty-free au cognac

Maxime Giraudeau
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Regis Duvignau

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C'est l'ultime aveu du fléchissement de la Chine dans l'une de ses tentatives d'empêcher les taxes européennes sur ses véhicules électriques. La Tribune a appris de sources diplomatiques que le gouvernement chinois s'apprête à réautoriser la vente de cognac dans les duty-free des aéroports, selon un « engagement politique ferme ». Les premiers signes de cette réouverture sont également constatés par le Bureau national interprofessionnel du cognac.
L'alcool français était évincé du marché des des duty-free depuis décembre, causant sur ce seul débouché plusieurs dizaines de millions d'euros de pertes pour le négoce. En effet, 20 % des bouteilles vendues en Chine passent par les boutiques des aéroports chinois. En 2023, la profession avait écoulé plus de 30 millions de bouteilles dans le pays pour un chiffre d'affaires d'environ 800 millions d'euros. En vingt ans, le pays s'est imposé comme le deuxième marché du cognac, derrière les États-Unis.
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D'où l'importance pour le spiritueux de sortir de la guerre diplomatique dans laquelle il se trouvait pris en otage. Il y a deux ans, l'Union Européenne évoquait son souhait de taxer les véhicules électriques asiatiques, et ce afin d'assurer la survie de sa propre industrie face à la concurrence chinoise à bas coût. En réaction, Pékin lançait le 5 janvier 2024 une enquête à l'encontre des spiritueux européens, accusés d'être subventionnés illégalement par les Etats. Et par l'un d'eux en particulier, la France, puisque le cognac représente à lui seul 95 % du brandy européen.
Maxime Giraudeau
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