Trump repart en campagne dans le Michigan, Harris en Pennsylvanie
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Le candidat republicain a l'election presidentielle et ancien president des etats-unis donald trump lors d'un rassemblement a las vegas
Piroschka Van De Wouw
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Le candidat republicain a l'election presidentielle et ancien president des etats-unis donald trump lors d'un rassemblement a las vegas
Piroschka Van De Wouw
Donald Trump repart en campagne ce mardi. Deux jours après une deuxième tentative d'assassinat présumée, le candidat républicain doit se diriger vers le Michigan (Grands Lacs). Dans le détail, l'ancien président américain doit participer à une réunion publique à Flint, ville laissée exsangue par une crise de l'industrie automobile, et tristement célèbre pour avoir connu un immense scandale de contamination de l'eau potable au plomb.
Dimanche après-midi, le candidat républicain se trouvait sur le parcours de son club de golf en Floride (sud) lorsque plusieurs agents du Secret Service ont « ouvert le feu sur un homme armé » qui se trouvait près du bord du terrain. L'homme a été identifié par la suite comme étant Ryan Wesley Routh. Cet Américain de 58 ans, qui était muni d'un fusil à lunettes et de matériel d'enregistrement vidéo, mais qui, selon la police, n'a pas tiré sur Donald Trump, a pris la fuite avant d'être arrêté un peu plus tard.
Il a été inculpé lundi, dans un premier temps, pour détention illégale d'arme en raison de son casier judiciaire et de possession d'une arme au numéro de série effacé. Pour rappel, Donald Trump avait déjà réchappé en juillet à une tentative d'assassinat, lorsqu'un tireur avait ouvert le feu pendant un meeting en Pennsylvanie.
Le candidat républicain à la présidentielle américaine a directement imputé cette deuxième tentative d'assassinat à sa rivale démocrate, la vice-présidente Kamala Harris. Pour l'ancien président, le suspect arrêté dimanche en Floride « adhérait au discours de Biden et Harris, et a agi en conséquence ».
Si la démocrate de 59 ans a condamné, par communiqué, toute violence politique et exprimé son soulagement que Donald Trump n'ait pas été touché, elle n'a jusqu'ici pas réagi de vive voix à la tentative d'assassinat présumée contre son rival, pas plus qu'aux accusations lancées par ce dernier.
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De son côté, Kamala Harris se rend en Pennsylvanie - cet État du Nord-Est sera, comme le Michigan, l'un des plus disputés de la présidentielle du 5 novembre - pour un échange en public avec l'association américaine des journalistes noirs (NABJ), à 14h30 (20h30 en France). Kamala Harris sera certainement interrogée ce mardi sur la tentative d'assassinat de Donald Trump. Pour mémoire, le républicain avait eu un échange particulièrement tendu, fin juillet, avec la même influente association de journalistes noirs. Il avait à cette occasion accusé sa rivale, née d'un père jamaïcain et d'une mère indienne, d'être « devenue noire » pour des raisons électoralistes.
Kamala Harris a par ailleurs enregistré lundi une interview avec un réseau de radios hispanophones, qui sera diffusée dans la matinée mardi.
Donald Trump et Kamala Harris sillonnent les six ou sept « swing states », les États pivots, où les sondages les donnent au coude-à-coude, à moins de cinquante jours de l'élection du 5 novembre. Un sondage de l'université Suffolk publié par USA Today lundi crédite la démocrate d'une légère avance sur son rival en Pennsylvanie (49% des intentions de vote contre 46%), grâce à un soutien très franc de l'électorat féminin, et dans la foulée du débat du 10 septembre, lors duquel elle a de l'avis général dominé Donald Trump. L'écart reste toutefois dans la marge d'erreur.
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(Avec AFP)
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