Turquie : le parti du président perd la majorité absolue

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l'AKP (le parti du président)  a perdu sa majorité absolue.
l'AKP (le parti du président) a perdu sa majorité absolue. (Crédits : © XXSTRINGERXX xxxxx / Reuters)
Les élections législatives turques ont certes donné l'AKP en tête mais le parti islamo-conservateur du président a perdu la majorité absolue.

Malgré les apparences, c'est un gros revers pour l'AKP et le président de la répuplique. Le parti islamo-conservateur du président Recep Tayyip Erdogan a remporté les élections législatives de ce dimanche 7 juin en Turquie mais a perdu sa majorité absolue au Parlement et ne pourra plus gouverner seul, selon le dépouillement de la quasi-totalité des bulletins.

Le Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir depuis 2002, obtient 259 sièges de députés sur 550 avec 41% des voix, alors que le parti kurde HDP (Parti démocratique du peuple) a rassemblé 12,5% des voix et enverra 78 députés au Parlement, selon des résultats portant sur 98% des suffrage cités par les télévisions.

Première "défaite" depuis 2002

Avec 40,7 % des suffrages, le Parti de la justice et du développement (AKP) obtient 255 sièges de députés sur 550, soit environ 46 % de l'Assemblée. Cela va le contraindre à former un gouvernement de coalition, ou à convoquer de nouvelles élections.

Vainqueur de tous les scrutins depuis 2002, le parti AKP se présentait pour la première fois affaibli face aux électeurs, victime du déclin de l'économie et des critiques récurrentes sur la dérive autoritaire de son chef historique. Ce premier « raté » électoral sonne comme une sévère défaite pour M. Erdogan, qui avait fait de ce scrutin un référendum autour de sa personne. Aux manettes du pays depuis douze ans (onze comme premier ministre et un comme président), visait pour son parti la majorité des 60 % (330 députés sur 550 députés) nécessaire pour réformer la Constitution et renforcer ses pouvoirs. Sa tentative de présidentialisation du régime est donc largement compromise par ce résultat.



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Commentaires
a écrit le 09/06/2015 à 9:14 :
Cet islamo-conservatisme, comme vous le dites si bien, adossé à un soutien d'islamistes "oeuvrant" dans d'autres contrées est une fin de non recevoir pour ceux qui pouvaient encore penser que la Turquie, pourtant travailleuse et accueillante, rentrerait un jour dans l'Union Européenne.
a écrit le 08/06/2015 à 14:45 :
si ça permet d'affaiblir la position honteuse de la Turquie et de son soutien avéré aux rebelles islamistes qui plongent ce pays dans le chaos....avec notre complicité tacite et active bien entendu...tout est bon pour faire passer le gaz de nos amis les qatari..
a écrit le 08/06/2015 à 7:58 :
Sic transit gloria mundi et petit clin d'œil à un internaute...Yavuz Sultan Selim a écrit le 14/05/2015 à 19:55 :
Le soir du 7 Juin, je rappellerai à la Tribune, cet article totalement à charge.^^,,,
a écrit le 08/06/2015 à 6:44 :
Le parti majoritaire semble affaibli, peut-être s'agit-il d'une prise de conscience entrant dans la perception d'un régime démocratique plus développé. La reconnaissance du génocide Arménien devrait (entre autre) permettre de vérifier l'avancement de l'état démocratique ; point faible du régime en place. Ou alors ne s'agit-il que de l'usure du pouvoir ?

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