Le plan de paix de Kiev évoque longuement les ressources minérales du pays. Ces dernières font l'objet de nombreuses convoitises alors que se dessinent de possibles négociations de paix.Après des mois de préparation, des réunions secrètes et une annonce en grande pompe devant le Parlement ukrainien en octobre dernier, Volodymyr Zelensky souhaite appliquer son Plan de la victoire au cours de cette année 2025. Un programme en 5 points dont le 4e volet est entièrement consacré au potentiel économique stratégique de son pays.
« L'Ukraine propose à ses partenaires stratégiques un accord spécial pour la protection conjointe des ressources vitales du pays, ainsi que pour l'investissement et l'utilisation conjointe de ce potentiel économique », d'après Kiev. Parmi ces ressources : « l'uranium, le titane, le lithium, le graphite et d'autres ressources stratégiquement précieuses », précise le site de la présidence.
Les gisements du sous-sol ukrainien sont connus de longue date et ne sont pas apparus à la force des obus qui retournent la terre depuis 2022. Un an déjà avant le déclenchement de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie, l'Union européenne signait avec Kiev un partenariat pour les métaux stratégiques et les batteries. Depuis, l'accord permet aux 27 de diminuer leurs dépendances à la Chine et la Russie en la matière. Ainsi, Airbus et Safran bénéficient du titane ukrainien et les industries nucléaires du zirconium.
Un deal avec Trump
Mais désormais, l'Ukraine se tourne vers les États-Unis, dans un objectif bien plus stratégique. Contre toute attente, aux yeux de Kiev, la nouvelle administration Trump pourrait être une aubaine, compte tenu de la volonté du nouveau président à passer des deals. Ici, le deal est simple : en échange des ressources minérales, l'Ukraine souhaite obtenir une paix dans de bonnes conditions, au cours des négociations que Donald Trump souhaite mener.