Ukraine : le temps des grandes manœuvres
François D’alançon
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Volodymyr Zelensky et Donald Trump dans la Trump Tower à New York, en septembre.
LTD/Shannon Stapleton/REUTERS
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Volodymyr Zelensky et Donald Trump dans la Trump Tower à New York, en septembre.
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Le temps presse. Il ne reste plus qu'un mois et demi avant que Donald Trump revienne aux affaires. Même s'il n'a toujours pas révélé la manière dont il comptait s'y prendre, le républicain s'est fait fort de mettre fin au conflit en Ukraine « en vingt-quatre heures ». À Kiev, Moscou ou Bruxelles, chacun se prépare à ce changement d'ère et affûte ses armes avant de probables négociations.
Dans l'équipe qui se mettra en place à Washington fin janvier 2025, deux hommes vont prendre en charge le dossier ukrainien. Mike Waltz, le futur conseiller à la sécurité nationale, et l'ancien général Keith Kellogg, nommé envoyé spécial pour l'Ukraine et la Russie. La stratégie reste à définir, mais la nouvelle administration américaine se prépare à faire pression sur Kiev et Moscou pour un cessez-le-feu qui gèlerait la ligne de front.
Pour arriver à ses fins, Donald Trump compte manier le bâton et la carotte. « Toute future aide militaire américaine exigera de l'Ukraine qu'elle participe à des pourparlers de paix avec la Russie », écrivait Keith Kellogg dans une note publiée fin avril par l'America First Policy Institute (AFPI). Pour convaincre Poutine de s'asseoir à la table de négociation, l'adhésion de l'Ukraine à l'Otan serait « reportée pour une période prolongée en échange d'un accord de paix global et vérifiable avec des garanties de sécurité ».
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Le plan de l'ancien conseiller à la sécurité nationale du vice-président Mike Pence évoque également « un allègement limité des sanctions » contre la Russie en échange d'un cessez-le-feu, de la création d'une zone démilitarisée et de sa participation aux pourparlers de paix.
François D’alançon