Un ancien étudiant attaque Oxford à cause d'une mauvaise note

Un diplômé d'Oxford estime que l'université est responsable d'une mauvaise note obtenue dans un cours, ce qui l'a conduit à ne pas obtenir les honneurs lors de sa remise de diplôme et à rater sa carrière de rêve par la suite.
Laszlo Perelstein
Un jugement est attendu d'ici à la fin du mois et pourrait ouvrir la voie à de nombreux autres étudiants également déçus de la façon dont s'est déroulé leur enseignement alors que de plus en plus d'universités augmentent leurs frais de scolarité.
Un jugement est attendu d'ici à la fin du mois et pourrait ouvrir la voie à de nombreux autres étudiants également déçus de la façon dont s'est déroulé leur enseignement alors que de plus en plus d'universités augmentent leurs frais de scolarité. (Crédits : Flickr/shanelevi. CC License by.)

Seize ans après avoir terminé ses études à Oxford, un ancien étudiant se retourne contre l'université. Diplômé en 2000, Faiz Siddiqui reproche à la prestigieuse institution britannique d'avoir pratiqué un enseignement "épouvantablement mauvais" et "ennuyeux", l'empêchant de terminer sa scolarité avec les honneurs, soit dans les 15% des meilleurs élèves, a rapporté le Times dans son édition du dimanche 4 décembre. Désormais âgé de 38 ans, il réclame un millions de livres (1,19 million d'euros au cours actuel) à Oxford.

Suivant à l'époque un cours de l'histoire impériale indienne, Faiz Siddiqui estime avoir été tiré vers le bas par un enseignement "négligeant", ce qui l'a conduit à "sous-performer signficativement" dans cette matière et impacté négativement sa moyenne finale, ses études, sa carrière et même sa vie. D'après son avocat, Roger Mallalieu, une meilleure note à son diplôme lui aurait permis de se lancer dans une carrière pleine de réussite aux États-Unis en tant que spécialiste du droit commercial international, écrit le Times. À la place, Faiz Siddiqui a dû faire face à des insomnies et une dépression suite à son échec, l'empêchant de garder tout travail aussi longtemps qu'il le désirerait.

Le professeur pas considéré comme responsable

Pour l'ancien étudiant, ce n'est toutefois pas le professeur qui est responsable de sa situation mais l'université. À l'époque, quatre des sept professeurs d'histoire asiatique étaient en effet en congé sabbatique, ce qui a créé une pression énorme sur le Dr David Washbrook, qui devait alors enseigner à plus d'élèves.

Devant le juge, son avocat a expliqué que 13 des 15 personnes qui ont suivi cette même matière et passé le même examen que Faiz Siddiqui, ont vu leurs efforts "récompensés" par leur pire note toutes matières confondues, a pu observer le Times. Selon lui, c'est donc bien la preuve d'une "anomalie statistique" et cela pose des questions quant à la qualité de l'enseignement en question.

Un jugement est attendu d'ici à la fin du mois et pourrait ouvrir la voie à de nombreux autres étudiants également déçus de la façon dont s'est déroulé leur enseignement, alors que de plus en plus d'universités augmentent leurs frais de scolarité.

Laszlo Perelstein

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Commentaires 3
à écrit le 07/12/2016 à 9:18
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Ventre Saint-Gris! Je propose que chaque promotion d'étudiant(e)s termine dans les 15% les meilleurs même si c'est mathématiquement impossible! Il doit bien y avoir une carabistouille pour y arriver! ...De la même manière qu'un seul siège suffit po...

à écrit le 07/12/2016 à 3:56
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Il devrait penser au suicide, qui mieux que les multiples traumatismes apporterait un argument de poids à son dossier. Bon, c'est vrai qu'après ça venir ramasser le pactole...

à écrit le 06/12/2016 à 16:53
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"Pour l'ancien étudiant, ce n'est toutefois pas le professeur qui est responsable de sa situation mais l'université." Ben quoi ses parents n'avaient pas assez pour acheter l'excellence !? Flute. Ben forcément le professeur pouvant donner beau...

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