• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieInternational

Venezuela : après vingt-cinq ans de chavisme, l'économie à bout de souffle

Jeanne Dussueil et Julien Gouesmat

Publié le 01 août 2024 à 11:00 - Mis à jour le 01 août 2024 à 11:07

A 61 ans, le président du Venezuela depuis 2013 Nicolas Maduro est l'héritier du régime d'Hugo Chavez.

A 61 ans, le président du Venezuela depuis 2013 Nicolas Maduro est l'héritier du régime d'Hugo Chavez.

Manaure Quintero

Le Quotidien Numérique

23 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le SCAF enterré, le patron de Dassault dégaine une alternative franco-française et appelle « à se jeter à l’eau »

  • 2

    Face à la multiplication des canicules, les « toits frais » sont en plein essor

  • 3

    « Un désastre qui s'annonce » : l'avertissement de la Banque mondiale sur l'économie globale

  • 4

    Assurance maladie : le gouvernement relève le plafond des franchises m édicales et mets les assurés à contribution

  • 5

    Impôt sur le revenu : des millions de ménages vont toucher un virement dans les prochains jours

  • 6

    Munitions de petit calibre : recalé par la DGA, Rivolier épingle un manque de « souveraineté »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Le pays disposant des plus grandes réserves de pétrole au monde s'enfonce dans une crise politique, et, depuis des décennies, économique. Les Vénézuéliens doivent faire face à une inflation colossale qui vient accentuer les inégalités. Au pouvoir depuis 2013, Nicolas Maduro, héritier d'Hugo Chavez et du chavisme, clame la validité de sa réélection à un troisième mandat.

« Liberté, liberté ! » est le cri de ralliement des opposants au président Maduro, dont la réélection le 28 juillet dernier pour un nouveau mandat est largement contestée. Alors que des émeutes dans les rues de Caracas ont déjà fait douze morts, la situation de ce pays de 28 millions d'habitants risque de dégénérer en « bain de sang ». En proie à une profonde crise économique depuis des décennies, en dehors de la capitale Caracas, le Venezuela fait face à des pénuries de carburant, au rationnement de l'électricité, à des hôpitaux délabrés et souvent mal reliés par des routes vétustes. Un paradoxe pour cet Etat qui est aussi le premier détenteur au monde de réserves de pétrole.

Jusqu'à présent, le premier producteur de pétrole d'Amérique du Sud et 21ème au niveau mondial, est parvenu à compenser les déséquilibres de son économie par une augmentation régulière des prix du baril au cours des 14 années de mandat du président Hugo Chavez (1999-2013). Mais son successeur, Nicolas Maduro, soucieux de poursuivre le socialisme « chrétien et marxiste-léniniste » de son prédécesseur, et qui brigue un troisième mandat jusqu'en 2031, peine à redresser les indicateurs économiques de son pays.

L'exode des Vénézuéliens

Alors que le Venezuela tente de désétatiser son économie au début des années 1990 sous le président Perez, l'élection de Nicolas Maduro en 2013 poursuit, lui, l'héritage d'Hugo Chavez, avec la nationalisation des principaux secteurs de l'économie : le pétrole, l'agriculture et les produits manufacturés. Lorsque Maduro arrive au pouvoir, 200.000 entreprises ont ainsi disparu, 1.600 ont été nationalisées et les investisseurs les plus actifs ont fui le pays, rappelle l'AFP.

A LIRE AUSSI

Venezuela : duel à trois à Caracas

Dans le même temps, les chiffres de la productivité d'une économie totalement administrée sont inédits : entre 2013 et 2022, le PIB s'est effondré de 80% provoquant, selon l'ONU, l'exode de quelque 7,7 millions de Vénézuéliens, soit un quart de la population, vers les pays voisins comme la Colombie et ailleurs dans le monde.

Le président socialiste impute souvent la crise économique aux sanctions imposées en 2019 par les Etats-Unis pour contester sa réélection décriée de 2018. Après un assouplissement de six mois de novembre à mai 2024, Washington a réimposé des sanctions estimant que le scrutin présidentiel ne présentait pas suffisamment de garanties démocratiques.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

Défauts de paiement partiel

Pour autant, le président Maduro s'est targué d'afficher une croissance économique de plus de 5% en 2023.

« Pour l'année 2024, nous prévoyons une croissance du produit intérieur brut de notre pays de l'ordre de 8% de l'économie nationale », a-t-il ajouté. Il a assuré que la croissance avait été de 15% en 2022.

Mais les données précises et vérifiées sont rares. Le cabinet Albus Data a, lui, estimé la croissance en 2023 à 2%. Un autre cabinet, Ecoanalotica, estime que le PIB a stagné avec un léger recul de -0,7%.

A LIRE AUSSI

Crise avec le Venezuela : Londres envoie un navire de guerre au Guyana

Ultra-dépendante des revenus du pétrole, l'économie bolivarienne oscille donc entre croissance faible et récession. Fin 2017, le pays est même déclaré en défaut partiel en raison du recul des prix du baril. Le 2 janvier 2018, le Venezuela est de nouveau déclaré en défaut de paiement partiel. L'allié russe vient d'ailleurs épauler Caracas en restructurant un crédit. Lors de la crise Covid de 2020, alors qu'il regorge de pétrole dans son sol, le pays ne parvient pas à approvisionner la population en carburants. Le prix du gazole y reste aussi très cher. Et ses exportations d'or noir diminuent en raison de l'embargo américain. Toutefois, les Etats-Unis restent un des principaux clients du Venezuela, derrière la Chine.

En crise de productivité, le pays de Maduro est contraint d'importer de nombreux produits américains, essentiels à l'économie.

La corruption systémique

Le revenu principal de l'Etat reste la vente de pétrole. Mais au sommet de celui-ci, les entreprises publiques sont gangrénées par une corruption systémique qui ronge les finances publiques. Les détournements passaient notamment par l'usage de la cryptomonnaie centralisée et étatique, le Petro. Avec le Soudan du Sud, la Syrie et la Somalie, le Venezuela fait partie du quatuor de tête de l'indice de perception de la corruption de l'ONG Transparency International.

Dans le même temps, la dette publique s'accumule. Parmi les pays en développement ou émergents ayant la plus importante dette, le Venezuela se classe dans le peloton de tête puisqu'elle pèse 240,5% de son PIB en 2021.

Jusqu'à +234% d'inflation en 2023

Qui dit dette publique, dit aussi augmentation artificielle des liquidités en circulation pour financer l'Etat, via la banque centrale qu'il contrôle.

Résultat, malgré un récent reflux, l'inflation vénézuélienne reste difficilement soutenable. En glissement annuel, elle est tombée à 59,2% en mai 2024, restant l'une des plus élevées au monde, a révélé vendredi la Banque centrale du Venezuela (BCV). Or le pays a enregistré une inflation de 189,8% en 2023, contre 234% en 2022 et 686,4% en 2021, après quatre années d'hyperinflation. En 2018, la BCV estime même qu'elle a atteint +130 000% en raison de la chute des revenus pétroliers créant un déficit colossal.

Pour les Vénézuéliens, les dévalutations récurrentes de la monnaie nationale (le bolivar) pour tenter de stopper la spirale de l'inflation, n'ont que peu d'effets. La dollarisation progressive de l'économie a toutefois ralenti le phénomène.

Mais le salaire minimum, de 130 bolivars par mois (5,25 dollars) est inférieur à celui de Cuba (17,5 dollars) et loin derrière des voisins comme la Colombie (285 dollars) ou le Brésil (264 dollars), selon les agences. L'argent envoyé par la diaspora vénézuélienne vers le pays joue donc un rôle important pour les foyers.

A LIRE AUSSI

Le prix du pétrole au plus haut depuis plus de cinq mois

Un narco-Etat

Si le pays n'est plus un coupe-gorge selon l'ONU, l'insécurité perdure néanmoins. Avec un chômage de plus de 35% en 2021, selon le FMI, des gangs tentaculaires se concentrent encore sur l'extorsion, en hausse comme l'estiment des criminologues.

Surtout, le Venezuela joue un rôle actif dans le trafic de drogues. « Traditionnellement, le Venezuela a toujours servi d'escale à la drogue colombienne, en grande partie en raison de leur frontière commune de 2.200 kilomètres qu'il est impossible de contrôler efficacement, car elle est couverte majoritairement par la jungle », explique le Centre français de Recherche sur le Renseignement. En 2005, le président Hugo Chavez a rompu toutes les relations avec la Drug Enforcement Agency (DEA) sous prétexte d'« espionnage » américain ce qui a grandement permis aux trafiquants d'augmenter le flux de drogue, principalement de la cocaïne, détaille-t-il encore.

À lire également

  • Le prix du pétrole au plus haut depuis plus de cinq mois
  • Venezuela : duel à trois à Caracas
  • Crise avec le Venezuela : Londres envoie un navire de guerre au Guyana

En 2022, la pauvreté est tombée à 50,5 % de la population, grâce à la fin de la crise Covid qui a porté à la hausse les revenus du pétrole. Mais l'inégalité des revenus entre les habitants a, elle, continué de se creuser, selon une étude de l'Enquête nationale sur les conditions de vie (ENCOVI).

(Avec AFP)

Jeanne Dussueil et Julien Gouesmat

Sur le même sujet

Les retraites représentent 14 % du PIB de l’Hexagone.

Budget : ces trois mécanismes qui permettraient de mettre davantage à contribution les retraités

Les dépenses de retraites ont pris un tel poids dans le déséquilibre des finances publiques qu’il apparaît difficile de dispenser les retraités d’un effort pour redresser la barre. Trois mesures pourraient être facilement mises en œuvre.

Premium
Économie
La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, le 23 juillet 2026.

La BCE maintient ses taux mais s'inquiète de la guerre au Moyen-Orient

Le taux de dépôt, qui sert de référence, est resté à 2,25 %, après avoir été augmenté d’un quart de point en juin, une première depuis 2023 en raison de la hausse des prix de l’énergie.

Économie
Quelque 56 % des créanciers de la dette de la France étaient " non-résidents " fiscaux fin 2025.

Coût de la dette : le taux d’emprunt de la France à 10 ans atteint un sommet depuis 2009

Le taux obligataire de la France a dépassé le seuil symbolique de 4 % ce jeudi matin, une première depuis 2009. Cela pose la question du coût des intérêts de la dette publique du pays, aujourd’hui à un niveau record de 117 % du PIB.

Finances Publiques
Les besoins industriels sont estimés à 130 000 recrutements dans les cinq ans, soit 26 000 par an, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

La carence en formations spécialisées freine les recrutements dans l’industrie maritime

Alors que les besoins spécifiques sont croissants, les métiers de la mer, ceux de l’industrie notamment, souffrent d’un manque d’attractivité et font face, à la fois au mur du renouvellement des générations et de la féminisation du secteur.

Premium
Économie
Les seniors sont bien plus exposés au chômage de longue durée que le reste de la population active.

Emploi : des pistes pour sortir les seniors frappés de plein fouet par le chômage de longue durée

Le Haut-Commissariat à la stratégie et au plan préconise un aménagement et une réduction du temps de travail « choisi », un meilleur accompagnement pour les travailleurs les plus âgés dans la formation professionnelle. Objectif ? Doper l’emploi des seniors face au spectre du chômage de longue durée.

Premium
Finances Publiques
La coupole du Palais du Luxembourg et la façade du Palais-Bourbon (Photo d'illustration)

Finances locales : le Parlement vient à la rescousse des élus locaux

Les trois parlementaires missionnés par le Premier ministre sur les ressources financières locales viennent de présenter un point d'étape au gouvernement Lecornu et aux associations d'élus. Ils appellent à mesurer les efforts en vue du projet de budget 2027 qui arrivera en septembre en Conseil des ministres.

Premium
Finances Publiques
La directrice de l’immobilier de l’État, Sylviane Bourguet, présidera le conseil d’administration de la future foncière.

Immobilier de l’État : la foncière sera bel et bien sur pied d’ici au 1er janvier 2027

Dans la continuité du Sénat, l’Assemblée nationale a voté, mardi 21 juillet, en faveur de la création d’une foncière de l’immobilier de l’État. Un « préfigurateur » doit être nommé à la promulgation de la loi pour amorcer la structure.

Premium
Économie
Indermit Gill est économiste en chef du Groupe Banque mondiale et premier vice-président pour l'économie du développement.

« Un désastre qui s'annonce » : l'avertissement de la Banque mondiale sur l'économie globale

Le conflit au Moyen-Orient pourrait ramener la croissance mondiale à 1,3% en 2026, selon la Banque mondiale. Indermit Gill, son économiste en chef, révèle que le scénario le plus pessimiste se matérialise, menaçant d'une crise de la dette sans précédent pour les pays vulnérables.

Politique internationale