Selon JP Morgan, la probabilité pour que les États-Unis rentrent en récession cette année est de 40 %. PIB, consommation des ménages et indice de prix sont les instruments habituels de la mesure économique permettant ce type de prospectives.
Mais pour prendre le pouls, prévoir des récessions ou des reprises, investisseurs, chercheurs et PDG consultent également des indicateurs plus ou moins sérieux. Si certains ont connu de véritables heures de gloire et sont pris très au sérieux, d'autres relèvent plutôt du mythe économique. Pourquoi les ventes d'écrous ou de rouge à lèvres sont ainsi devenues des indicateurs économiques et des signaux annonciateurs de crise ou de reprise ? La Tribune a sélectionné pour vous 5 de ces indicateurs alternatifs afin de comprendre comment va l'économie américaine.
Parmi tous les bellwethers - indicateurs de tendance, en français - le Lipstick (rouge à lèvre) index est certainement le plus célèbre. Le 14 juin dernier, son créateur, Leonard Lauder, historique président de l'entreprise de cosmétique Estée Lauder, est décédé. Selon ce dernier, en période de crise, les femmes ont tendance à remplacer les achats les plus chers - sacs, chaussures, robes etc. - par des rouges à lèvres haut de gamme, moins coûteux.
La crise de 1929 et celle de l'explosion de la bulle Internet dans les années 1990 ont validé sa théorie, les ventes du produit ayant explosé au cours de ces périodes. Idem peu après les attentats du World Trade Center, lorsque les ventes de rouges à lèvres ont augmenté de 11 % en moyenne dans de nombreux pays.