Bientôt, Michel Barnier recevra Laurent Wauquiez à déjeuner à Matignon. Lors de leur tête-à-tête, parleront-ils de ce sujet qui menace d'embraser la majorité ? Gabriel Attal, lui, n'a pas attendu pour s'en emparer. Le 22 octobre, à l'occasion du petit déjeuner hebdomadaire du socle commun organisé par le Premier ministre Rue de Varenne, il a mis les pieds dans le plat. Le patron des députés Ensemble pour la République a évoqué la question des élections législatives partielles qui vont se tenir ces prochains mois et les conséquences qu'elles pourraient avoir sur la coalition barniériste.
La première, qui aura lieu les 1ᵉʳ et 8 décembre dans la 1ʳᵉ circonscription des Ardennes, où le député RN Flavien Termet a démissionné, met en effet déjà le feu aux poudres. Avant la dissolution, celle-ci était détenue par un député Renaissance, Lionel Vuibert, élu depuis 2022. Ce dernier a bien l'intention de tenter de la récupérer. Mais, deux jours avant les agapes matinales à Matignon, un candidat LR, Guillaume Maréchal, vice-président de la Région Grand-Est, s'est lancé dans la course.
Mardi, Gabriel Attal a donc voulu mettre les choses au clair. Il estime qu'il vaudrait mieux éviter de multiplier les candidatures au sein du socle commun, alors que cette circonscription ne sera pas simple à récupérer face au Rassemblement national. En l'espèce, il considère que, puisque Lionel Vuibert est le mieux placé, c'est à lui que doit revenir la priorité. L'ancien Premier ministre ajoute que deux élections législatives partielles sont d'ores et déjà prévues ces prochains mois (dans la 1re circonscription de l'Isère et dans la 9e des Hauts-de-Seine) et qu'il y en aura forcément d'autres en raison des recours actuellement examinés par le Conseil constitutionnel. Ne serait-il ainsi pas utile d'en discuter tous ensemble ?