Emmanuel Macron au Maroc : enfin en paix ?
Antoine Malo
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Emmanuel Macron et Mohammed VI à leur arrivée au palais royal de Rabat, le 14 juin 2017.
LTD/ Alain Jocard/Pool/REUTERS
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Emmanuel Macron et Mohammed VI à leur arrivée au palais royal de Rabat, le 14 juin 2017.
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Tout est pardonné. Ou presque. Six longues années après son dernier voyage au Maroc, Emmanuel revient demain dans le royaume chérifien. Cette visite d'État de trois jours s'annonce pharaonique. Dans son avion, le président français emmène des dizaines de patrons, une bonne partie du gouvernement, des personnalités de la scène culturelle franco-marocaine comme Jamel Debbouze ou Gérard Darmon. Sur place sont attendus la signature de gros contrats, un dîner officiel forcément royal et de multiples démonstrations d'amitié.
Après plusieurs années de brouille, c'est ce qu'il fallait pour sceller la réconciliation entre les deux pays. « Cette visite revêt un caractère exceptionnel, presque historique », s'enflamme une cheville ouvrière du voyage. « Elle vise à marquer une nouvelle ambition de la relation franco-marocaine pour les trente ans à venir », complète-t-on à l'Élysée.
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À écouter les proches du chef de l'État, on se croirait revenu à ce mois de novembre 2018 où lui et le roi Mohamed VI inauguraient ensemble la ligne de TGV. « Un projet phare de la relation bilatérale », avait affirmé Paris. C'est peu dire que le phare s'est ensuite transformé en veilleuse et que le fameux train de l'amitié franco-marocain fut une vieille micheline consignée à quai. « Pendant plus de trois ans, il y a eu un net rafraîchissement », reconnaît un diplomate. L'historien et spécialiste du Maghreb Pierre Vermeren évoque des relations exécrables, notamment entre le roi et le président français : « La brouille est devenue personnelle. Il y a eu des coups de téléphone où ils se sont raccroché au nez. »
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