Lors de la visite d’État d'Emmanuel Macron au Maroc, Airbus Helicopters pourrait engranger une commande de 18 hélicoptères de transport tactique (Caracal). Des accords sont également attendus sur les secteurs de l'énergie, de l'eau, de l'éducation mais également de la sécurité intérieure.Des avions civils et des hélicoptères de transport militaire. Le groupe Airbus devrait repartir à l'issue de la visite d'État d'Emmanuel Macron au Maroc (28-30 octobre) avec une série de contrats, voire d'intentions de commandes signées. Tout en haut de la pile, Airbus Helicopters pourrait signer mardi 29 au moment des assises entrepreneuriales France-Maroc un contrat pour la vente de 18 Caracal (12 pour l'armée de l'air et 6 pour la gendarmerie). Tous les signaux sont au vert.
Pour sa part, Airbus Commercial Aircraft va probablement participer en partie au renouvellement de la flotte de la compagnie marocaine Royal Air Maroc (RAM) avec la vente d'appareils A220 et A320. Une flotte jusqu'ici exclusivement Boeing, à l'exception de quelques appareils du brésilien Embraer (Embraer 190) et du constructeur européen ATR, détenu à 50-50 par Airbus et Leonardo (ATR 72-600).
Des accords dans l'énergie et l'eau
Au-delà de ces contrats, le président de la République et le Roi assisteront lundi à une cérémonie de signature d'accords portant notamment sur les secteurs de l'énergie (Alstom ?), de l'eau (Veolia ?), de l'éducation mais également de la sécurité intérieure, explique-t-on à l'Élysée. La France est également prête à participer à la construction d'infrastructures dans la perspective de grands événements que le Maroc va organiser ces prochaines années : la Coupe d'Afrique des Nations de football en 2025, puis la Coupe du monde en 2030 en partenariat avec l'Espagne et le Portugal.
Paris se place aussi « en soutien aux nouveaux modèles de développement posés par sa majesté Mohammed VI, qui comprend notamment une feuille de route en matière de mobilité urbaine, en matière de dessalement et de réponse au stress hydrique et en matière d'énergies renouvelables qui offrent de très nombreuses perspectives de partenariats à la fois entre les gouvernements, mais également pour nos entreprises », précise-t-on à l'Élysée.