Gérald Darmanin, suite et pas fin
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Gérald Darmanin (à gauche) avec Gabriel Attal.
LTD/ VINCENT ISORE/IP3
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Gérald Darmanin (à gauche) avec Gabriel Attal.
LTD/ VINCENT ISORE/IP3
Lundi, après sa passation de pouvoir avec Bruno Retailleau Place Beauvau, Gérald Darmanin avait un déjeuner prévu de longue date. L'ancien ministre de l'Intérieur a retrouvé Laurent Wauquiez. Depuis combien d'années n'avaient-ils pas partagé ainsi un tête-à-tête ? Entre 2014 et 2016, s'ils avaient été les premiers lieutenants de Nicolas Sarkozy lors de la tentative de retour de celui-ci, ils étaient rivaux. Avec l'élection d'Emmanuel Macron, leurs chemins avaient divergé et ils ne s'étaient jamais épargnés. Un septennat plus tard, c'est au printemps qu'entre eux la glace a commencé à fondre. Leurs bras droits respectifs ont pris langue pour discuter de possibles retrouvailles. Cet été, le député du Nord et celui de Haute-Loire se sont envoyé des SMS pour échanger sur la nouvelle situation politique générée par la dissolution. Lundi, leur repas s'est très bien passé.
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Dans la foulée, Gérald Darmanin est parti se reposer en province avec son épouse et leurs deux jeunes fils. Après 2 683 jours aux avant-postes du gouvernement, il a complètement coupé avec l'actualité. « Pour lui, il y a forcément un petit choc thermique après quatre années passées à l'Intérieur », confie un de ses amis. « Arrête de dire des bêtises. Je sais très bien ce que tu ressens. Chirac m'a fait le coup deux fois... », lui a glissé Nicolas Sarkozy, qui l'a appelé régulièrement afin de prendre de ses nouvelles. Ce n'est pas un secret : le locataire de Beauvau aurait souhaité demeurer au sein de l'exécutif et s'installer au Quai d'Orsay. Il a toujours été convaincu par ce que lui avait expliqué très tôt l'ex-chef de l'État, qui veille tant sur sa carrière : c'est en étant ministre, dans le quotidien des Français, que l'on s'inscrit dans leurs rétines. Mais Michel Barnier n'a pas voulu de lui dans son équipe. L'entretien que les deux hommes ont eu le 14 septembre a été froid. Par la suite, le quadra n'aura plus aucune nouvelle d'un Premier ministre qui, entre-temps, n'a pas supporté que celui-ci révèle que le nouveau locataire de Matignon s'interrogeait sur une augmentation des impôts.
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