La gauche dépose sa motion de censure contre le gouvernement Barnier
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Cette motion sera défendue mardi après-midi par le Premier secrétaire du PS Olivier Faure.
© STEPHANE LE TELLEC/ABACAPRESS.COM
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Cette motion sera défendue mardi après-midi par le Premier secrétaire du PS Olivier Faure.
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Chose promise, chose faite. Ce vendredi, 192 députés du Nouveau Front populaire ont signé une motion de censure contre le gouvernement de Michel Barnier. Cette dernière sera défendue mardi après-midi par le Premier secrétaire du PS Olivier Faure.
Cette dernière a cependant fort peu de chances d'être adoptée, le Rassemblement national ayant fait savoir qu'il ne la voterait pas.
Mais il s'agit d'un message pour les députés de gauche qui affirment que « le président de la République aurait dû nommer à Matignon la personnalité proposée par le Nouveau Front populaire, coalition ayant recueilli le plus grand nombre de sièges (193) à l'Assemblée nationale. Charge ensuite à cette personnalité de proposer un gouvernement au président de la République et de chercher à bâtir des majorités texte par texte ».
« Second motif de censure » avancé, « les orientations politiques du gouvernement Barnier », notamment le refus de l'exécutif de revenir sur la réforme des retraites de 2023.
En outre « Michel Barnier semble se contenter de vaines paroles sur la défense de l'environnement et du climat », accusent les députés socialistes, communistes, écologistes et insoumis.
« Voter cette motion de censure, c'est dénoncer le non-respect de la tradition républicaine avec la nomination de Michel Barnier à Matignon; c'est préserver notre modèle social; c'est sanctionner un gouvernement qui reprend les concepts et le vocabulaire de l'extrême droite; c'est enfin protéger l'Etat de droit, qui est un principe intangible », conclut le texte, dans une allusion à des propos du ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau (LR) qui ont suscité un tollé. « L'Etat de droit, ça n'est pas intangible ni sacré », avait affirmé Bruno Retailleau la semaine dernière, ajoutant que « la source de l'Etat de droit, c'est la démocratie, c'est le peuple souverain ».
Enfin, les députés de gauche dénoncent des textes budgétaires qui s'annoncent comme « les plus austéritaires de ces vingt-cinq années ». Ce vendredi, Michel Barnier a justifié ses mesures de « redressement » des finances publiques déjà contestées, qui représenteront 60 milliards d'économies dans le prochain budget, dont 40 milliards de réductions de dépenses et 20 milliards d'impôts supplémentaires.
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Pour lui, les enjeux de la « crise financière » qui guette la France pour mettre les forces politiques face à leurs responsabilités à l'approche des débats budgétaires, alors que la gauche a déposé une première motion de censure.
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La députée RN Laure Lavalette a réaffirmé jeudi que le RN ne voterait pas le texte de la gauche. « Je pense que la situation est suffisamment grave pour ne pas censurer en amont déjà ce gouvernement. On va, j'allais dire, donner la chance au produit (...) on ne peut pas ajouter du chaos comme vous le faites », a-t-elle dit sur le plateau de France 2, face aux responsables du NFP. La motion pourrait cependant être votée au-delà des bancs de la gauche, par des députés non-inscrits, du groupe Liot (indépendants) voire du camp présidentiel.
(Avec AFP)
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