Les socialistes face à leurs vieux démons

Caroline Vigoureux
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Discours du premier secrétaire du PS lors de l’université d’été du parti, hier à Blois.
© LTD / BASTIEN OHIER/HANS LUCAS VIA REUTERS

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Discours du premier secrétaire du PS lors de l’université d’été du parti, hier à Blois.
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Ses vacances ont été très courtes, une semaine durant laquelle Olivier Faure a beaucoup dormi. Après les nuits blanches de juin pour former le Nouveau Front populaire (NFP), le premier secrétaire du Parti socialiste traverse une rentrée mouvementée. Lors des universités d'été de son parti qui se tenaient à Blois de jeudi à samedi, le député de 56 ans a dû faire face à une fronde interne menée par ses opposants que sont la maire de Vaulx-en-Velin, Hélène Geoffroy, et le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol. Le spectacle qu'ont donné à voir les socialistes a rappelé aux plus anciens d'entre eux l'époque où aubryistes, hollandais et vallsistes se déchiraient à chaque fin d'été sur le port de La Rochelle. Mais les têtes d'affiche sont moins célèbres qu'à la grande époque du Parti socialiste, et c'est sans doute ce qui rend aujourd'hui ces rivalités un brin dérisoires.
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Ce qui est reproché à Olivier Faure, c'est d'avoir cessé les discussions avec Emmanuel Macron après que le président a enterré l'hypothèse Lucie Castets comme Première ministre, sans avoir au préalable consulté les instances. « On ne peut pas chercher les voix du NFP en juillet et les bonnes grâces du président en septembre », leur répond le premier secrétaire, vapoteuse à la main, qui y voit davantage une « mise en scène » qu'autre chose mais qui convoque la presse pour riposter.
Caroline Vigoureux