Présidentielle : Whirlpool, Attali, abstention... ce que révèle l'entre-deux-tours

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Le combat à distance que se sont livrés à l’usine Whirlpool d'Amiens, qui va être délocalisée en Pologne, Emmanuel Macron et Marine Le Pen a constitué l'acmé de cette première semaine de l'entre-deux-tour. Lors de cette nouvelle bataille de la Somme, la candidate FN a voulu se poser en candidate du peuple face à celui de l'élite.
Le "combat" à distance que se sont livrés à l’usine Whirlpool d'Amiens, qui va être délocalisée en Pologne, Emmanuel Macron et Marine Le Pen a constitué l'acmé de cette première semaine de l'entre-deux-tour. Lors de cette nouvelle bataille de la Somme, la candidate FN a voulu se poser en candidate du "peuple" face à celui de "l'élite". (Crédits : Pascal Rossignol / Reuters)
Cette première semaine d'entre-deux-tours de la campagne présidentielle est apparue comme un raccourci saisissant des fractures qui traversent la France... et ses partis politiques: "gaffe" de Jacques Attali qui attise la coupure entre "peuple et élite", atermoiements sur les appels à voter Macron, affirmations d'ambitions politiques, et, surtout, l'épisode Whirlpool.

Le climat se tend ! C'est ce sentiment qui prédomine alors que s'achève la première semaine de l'entre-deux tours. Mais comment pourrait-il en être autrement, tant l'antagonisme est fort entre les deux finalistes de l'élection présidentielle et tant cette campagne révèle encore davantage les lignes de fracture qui traversent la société française.

Marine Le Pen cogne comme un sourd, c'est sa seule chance - très faible- pour rafler la mise. « Nous sommes David contre Goliath », a-t-elle lancé dans un meeting à Nice. Incontestablement, Marine Le Pen a très bien débuté sa campagne de second tour, jouant à fond la carte « candidat du peuple » contre un Emmanuel Macron considéré comme le représentant « des élites ». La candidate FN a donc très astucieusement multiplié les déplacements - et les images- avec la « France qui se lève tôt »... comme dirait Nicolas Sarkozy. On l'a vu sur le marché de Rungis, puis lors d'une sortie en mer avec des marins-pêcheurs... Marine Le Pen a de fait tout intérêt à aller au choc frontal (et manichéen): l'Europe contre la nation française, la mondialisation contre le retour des frontières, le peuple contre l'élite, la France urbaine contre la France périphérique.

La "séquence" Whirlpool, un grand moment de communication politique

A cet égard, incontestablement, l'épisode Whirlpool (à Amiens, Somme) mercredi 26 avril a été un grand moment de communication très bien géré par l'équipe de la candidate. C'est même l'acmé de la première semaine de campagne de la candidate frontiste. Quand son concurrent était lui enfermé dans les locaux de la chambre de commerce avec une délégation syndicale de l'usine qui va se délocaliser en Pologne, l'ex présidente du FN « fonce » très opportunément discuter avec les piquets de grève. Opération réussie. Emmanuel Macron est alors apparu sur la défensive. Et quand il s'est rendu à son tour devant l'usine, l'accueil a été nettement moins chaleureux...

Pour autant, comme l'atteste une vidéo, le candidat d'En Marche! n'a pas manqué de panache, faisant face à l'hostilité. Refusant la démagogie, il a lancé : « Je ne suis pas en train de dire que je vais sauver vos emplois. Mais je serai là pour protéger vos intérêts dans ce plan social »... dénonçant au passage le « clientélisme » de Marine Le Pen. Résultat, Emmanuel Macron a considérablement limité les dégâts de cette « séquence » qui aurait pu être redoutable pour lui. Selon un sondage Odoxa pour France Info, la candidate FN est certes jugée par 49% des Français comme ayant été « plus sincère » dans cette nouvelle bataille de la Somme qu'Emmanuel Macron, alors qu'ils sont 45% à estimer le contraire.

Trop de "gaffes" et d'erreurs dans le camp Macron

Certes, mais il ne faudrait pas que le vainqueur du premier tour multiplie les « gaffes » ou les erreurs. Il faut aussi qu'il remette rapidement de l'ordre dans ses rangs. Dans la catégorie « gaffe », on peut ranger la petite fête au soir du premier tour donnée à la brasserie parisienne "La Rotonde". Bien, sûr, contrairement à ce qu'on dit de mauvaises langues, cela n'avait strictement rien à voir avec la fameuse soirée du" Fouquet's", organisée par Nicolas Sarkozy le soir de sa victoire du second tour de 2007, où une bonne partie des « patrons » du CAC 40 étaient présents. A "La Rotonde", ce n'était pas le cas. Il n'empêche, le « moment de détente » d'Emmanuel Macron aurait pu être moins ostentatoire... quand un pays compte six millions de chômeurs et où le taux de pauvreté atteint 13%. Et c'est un peu donner l'impression d'avoir déjà vendu la peau de l'ours...

Plus graves sont les déclarations de Jacques Attali, ce très proche d'Emmanuel Macron, estimant que le sort des salariés de Whirlpool n'est « qu'une anecdote ». Certes, le porte-parole d'Emmanuel Macron, Benjamin Grivaux, a immédiatement recadré Jacques Attali. Mais tout de même... tenir de tels propos, alors que, justement, Marine Le Pen tente de focaliser la campagne sur le combat entre le peuple et l'élite, c'est plus que maladroit... c'est une faute.

Et que dire de l'agitation autour du futur potentiel premier ministre d'Emmanuel Macron. Que le candidat avance des pistes, passe encore. C'est normal alors que se profilent les élections législatives et qu'il est à la recherche d'une majorité parlementaire. En revanche, quelle mouche a piqué Laurence Parisot, l'ancienne président du Medef, de se déclarer publiquement « prête » à exercer cette fonction ? A ce stade, c'est pour le moins prématuré. Et, là aussi, c'est une erreur. Certes, la vice-présidente de l'Ifop est connue pour son combat de longue date contre le Front National, elle a même co-signé il y a quelques années un livre sur le danger Marine Le Pen*. Sur ce terrain, elle n'a de leçon à recevoir de personne et, dans son milieu, a plutôt été en avance sur son temps. Pour autant, même si elle a quitté ses fonctions de présidente du Medef il y a quatre ans, il peut y avoir de quoi effaroucher un électorat populaire de voir un ancien représentant patronal de si haut rang accéder à Matignon... et le déclarer publiquement si tôt. Le signal envoyé est aussi désastreux que celui de Jacques Attali. Là aussi, l'entourage d'Emmanuel Macron a du recadrer très vite les choses.

Un débat de second tour à haut risque

Ces deux semaines sont donc très longues pour le candidat de En Marche ! Certes, les sondages lui restent favorables, ils oscillent tous autour des 60% des voix en sa faveur. Mais que se passerait-il en cas de coup dur la semaine prochaine : une crise internationale, la parution d'une « affaire » dérangeante, voire... un attentat? Avec son bagou, on peut imaginer avec quelle facilité Marine Le Pen parviendrait à surfer sur un tel évènement.

Emmanuel Macron a aussi intérêt à particulièrement préparer le débat TV du mercredi 3 mai. Marine Le Pen est redoutable dans ce genre d'exercice et elle ne va pas se gêner pour enfermer son concurrent dans son image de "banquier d'affaires pro-euroépen et libre-échangiste". Le candidat d'En Marche ! va devoir étayer ses arguments sur sa défense des actuels traités européens, son souhait de supprimer 120.000 fonctionnaires, son intention de relever de 1,7 point la CSG des retraités (sauf des plus modestes)... Il est évident que Marine Le Pen va le pilonner sur les aspects les plus libéraux de son programme.

Certes, encore, une fois, mathématiquement parlant la victoire ne devrait pas échapper à Emmanuel Macron. Reste maintenant à connaître son importance car gagner avec un « petit » 55% ce n'est pas la même chose qu'avec 60% à 70% des voix. En tout état de cause, on restera loin, très loin des 82% des voix de Jacques Chirac en 2002 face à Jean-Marie Le Pen. A l'époque, la constitution d'un « front républicain » anti-Le Pen répondait à un réflexe spontané. Ce n'est pas le cas cette année, où les esprits sont nettement plus exacerbés.

Une campagne sur fond de crise au PS et chez "Les Républicains"

Et ce notamment parce que les deux « champions » des partis traditionnels, Benoit Hamon pour le PS et François Fillon pour « Les Républicains », ont été sortis dès le premier tour, une première sous la Cinquième République. Résultat, dans les deux camps, on est déjà dans les guerres d'appareil, dans « le coup d'après » même si, dans un premier temps, les législatives imposent encore pour quelques semaines un semblant d'unité. Mais après cette échéance, dans les deux partis, cela va ressembler à un remake de « la nuit des longs couteaux ». Alors, si à droite, la fraction la plus « modérée », notamment les amis d'Alain Juppé mais aussi Xavier Bertrand, François Baroin et quelques autres, appelle sans réserve à voter Macron pour faire barrage au FN, il n'en est pas de même pour une droite plus musclée incarnée par Laurent Wauqiez ou Eric Ciotti qui se sont refusés à explicitement appeler à voter pour le candidat d'En Marche ! Sans parler du mouvement Sens Commun, émanation de la Manif pour Tous ! Ce clivage illustre les futurs très tendus débats internes.

Mais à gauche aussi le désarroi règne. Certes, quasiment tous les barons socialistes ont appelé à voter Emmanuel Macron, y compris Martine Aubry ce vendredi 28 avril. Mais, là aussi, le diable se cache dans le détail. Pour les amis de Benoit Hamon, il s'agit d'un soutien a minima pour faire barrage au Front National. Les partisans de François Hollande, réunis sous l'égide du ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, ont décidé de s'engager davantage en signant une tribune publiée par le Journal « Le Monde ». Certes, dans ce texte, ils appellent à voter pour l'ancien banquier, mais ils veulent surtout préserver l'autonomie d'un futur nouveau parti socialiste qui ne doit pas se diluer dans une majorité présidentielle rangée derrière Emmanuel Macron.

Mais il y a aussi les partisans de Manuel Valls qui font entendre leur petite musique particulière. En réunissant ses partisans cette semaine, Manuel Valls a été très clair sur ses intentions : "nous devons participer à cette majorité présidentielle, et soyons plus clairs, à la majorité gouvernementale qu'il faudra construire", mais aussi "soutenir un gouvernement qui d'une manière ou d'une autre sera d'unité nationale ou d'entente républicaine. C'est un changement de culture". Là aussi, on voit bien que ça va tanguer chez les socialistes où il faudra bien trancher sur la ligne à tenir face à Emmanuel Macron.

Un entre-deux-tours révélateur des lignes de fracture

Reste les « Insoumis » de Jean-Luc Mélenchon. Beaucoup ont regretté que le leader du mouvement n'apporte pas dès le 23 avril un soutien franc à Emmanuel Macron, face au danger Le Pen. Mais difficile pour celui qui est arrivé quatrième (19,6% des voix, soit une progression de plus de sept points par rapport à 2012) de se prononcer pour l'ancien banquier. D'ailleurs, les deux candidats finalistes sont présentés au sein de « la France insoumise » comme « l'extrême droite » d'un côté et « l'extrême finance » de l'autre. Une consultation des militants sur l'attitude à adopter est en cours. Il convient pour eux de choisir entre le vote blanc, nul, l'abstention ou l'appel à voter Macron. Les résultats seront connus mardi 2 mai. En attendant, Marine Le Pen « drague » ouvertement l'électorat déçu de Jean-Luc Mélenchon...

Cette première semaine de l'entre-deux-tours, apparaît donc comme un raccourci de tous les débats qui vont agiter la France et les partis dans les semaines et les mois à venir. Ces cinq jours ont mis à jour les lignes de fracture qui partagent la société française, notamment sur la question de la mondialisation. Cette semaine a aussi laissé entrevoir le formidable séisme qui se prépare dans chacun des partis traditionnels. Bien entendu, également, on sent poindre les stratégies pour les élections législatives... C'est en cela que, quoi qu'il advienne, l'élection présidentielle 2017 ne ressemble à aucune des précédentes. Et dire qu'il reste encore une seconde semaine...

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(*) « Un piège bleu marine », de Laurence Parisot et Rose Lapresle (Calman-Lévy)

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Commentaires
a écrit le 29/04/2017 à 16:57 :
Marine le Pen est dans le mensonge permanent, il suffit d'analyser son programme, c'est le populisme exacerbé qui montre sa vraie nature, assoiffée de pouvoir mais incompétente. Le FN se prétend gaulliste alors qu'il a été crée il y a plus de 60 ans spécifiquement contre de Gaulle. Elle se prétend candidate des pauvres alors qu'elle est milliardaire par son père et a vécu dans la partie la plus chère de la région parisienne à Saint Cloud, elle propose la nationalisation aux ouvriers licenciés d'Amiens alors que l'Etat n'a pas vocation a être actionnaire d'usines de sèches-linge, elle suspend le secteur éolien alors que celui est majoritaire et créateur d'emplois dans les régions Nord, Sud et Est qui votent le plus pour elle donc se fiche d'eux etc. Idem pour Dupont-Aignan qui a négocié un poste. C'est une période lamentable une fois encore à cause de la dynastie le Pen qui cherche à prendre le pouvoir depuis plus de 60 ans.
a écrit le 29/04/2017 à 12:32 :
Rassurez vous braves gens le sieur Rufin (Fakir) appelle a voter Macron c'est Wirpool qui va ètre content. et en plus il prend la parole sur le parking... Désolant le gars!
a écrit le 29/04/2017 à 11:20 :
LES POLITIQUES NON PAS DE HONTE ILS NOUS REFFONT TOUT LES CINQ ANS LE COUP DE L ENTREPRISE A SAUVEZ ?ALORS QUE PERSONNE NE PEUT ENPECHES DES CAPITAUX AMERICAIN DE VOYAGE APRES AVOIR ENPOCHE LES AIDES DE L ETAT FRANCAIS SUR L EMPLOIS ?ET QUE PERSONNE N OSSE REGLAME? ALORS QUE C EST DE L ARGENT DE VOS IMPOTS??? LA MOITIE DES HOMMES ET FEMMES POLITIQUE SONT BON A RIEN LES AUTRES SONT PRES A TOUS/// COLUCHE///
a écrit le 28/04/2017 à 23:19 :
Nous ne sommes pas des adultes incapables sous tutelle pour nous dire quoi voter !!! le système depuis 15 ans fait en sorte de ne pas nous laisser le choix, et se debrouille pour que nous n'ayons d'autres choix que de voter par defaut à quelqu'un que nous ne partageons pas ses valeurs et ses idées, en utilisant le pen comme machine à faire peur . Aujourd'hui je refuse de voter pour macron et j'ai decidé le vote blanc je ne resterai pas otage du sytéme PS.LR non je refuse ce cirque qui est mis en place avec la connivence de la presse et des médias et la meilleure reponse c'est l'abstention ou le vote blanc
Réponse de le 29/04/2017 à 17:19 :
Ou votez lepen ce serait bien de leurs laisser un mandat chose qu'ils n'ont jamais eu en les faisant passer pour des racistes, une politique protectionniste n'est en rien raciste et le FN emploi bon nombre de francais d'origine etrangere. Et c'est justement voter ce que le systeme redoute et nous fais redouter qui pourrait bien etre la solution. Et les grandes entreprises tel Whirlpool profitent chaque fois aux elections pour avoir des "aides de l'état" si on peut dire car c'est juste un revenu gratuit 100% benef. Créer du protectionisme en france éviterer ses menaces de licenciments, car ce la leurs en couterais plus que ce qu'ils en gagneraient en prenant aux mots leurs menaces. J'ai peut etre pas la science infuse mais c'est que je crois.
a écrit le 28/04/2017 à 21:39 :
Marine le Pen est dans le mensonge permanent, il suffit d'analyser son programme, c'est le populisme exacerbé qui montre sa vraie nature, assoiffée de pouvoir mais incompétente. Le FN se prétend gaulliste alors qu'il a été crée il y a plus de 60 ans spécifiquement contre de Gaulle. Elle se prétend candidate des pauvres alors qu'elle est milliardaire par son père et a vécu dans la partie la plus chère de la région parisienne à Saint Cloud, elle propose la nationalisation aux ouvriers licenciés d'Amiens alors que l'Etat n'a pas vocation a être actionnaire d'usines de sèches-linge, elle suspend le secteur éolien alors que celui est majoritaire et créateur d'emplois dans les régions Nord, Sud et Est qui votent le plus pour elle donc se fiche d'eux etc. Idem pour Dupont-Aignan qui a négocié un poste. C'est une période lamentable une fois encore à cause de la dynastie le Pen qui cherche à prendre le pouvoir depuis plus de 60 ans.
Réponse de le 29/04/2017 à 8:28 :
Quand elle dit que les frigo Wirpool seront taxer à 35% les consommateurs paieront donc plus cher ce qui prouve qu elle n est pas pour les ouvriers .
Mais en réfléchissant je m aperçois que si Wirpool est plus cher , les autres marques seront plus attractives donc il se peut qu elle ne soit pas anti ouvriers puisque Wirpool aura intérêt à travailler en France .
Comme Macron je ne comprends pas tout ce que je dis et écrit mais compte sur vous pour tout recadrer .
a écrit le 28/04/2017 à 20:59 :
Bonjour,
Je crois que vous n'avez bien saisi la gravité de ce qui se passe : il n'y a point de gaffe ici mais des gens qui disent ce qu'ils pensent vraiment tant ils ont l'impression que l'affaire est dans le sac. Et ce qu'ils pensent est terrible mais n'a jamais été évoqué pendant la campagne. Attali pense que ces ouvriers sont des rebuts, Macron que la culture française n existe pas, et qu'apres les elections allemandes il y aura 3 ans sans elections en europe pour faire ce qu ils voudront (Spiegiel interview).
Pendant ce temps, tous les ténors battus ou autres anciennes gloires se démènent pour avoir une place au festin qui s'annonce, legitimant encore un peu plus le concept UMPPS de Lepen. Aucune dignité, ni morale, juste la soif décomplexée du pouvoir : ils ne craignent absolument plus les électeurs.
Rarement, la vie politique française aura ete aussi écoeurante : tout aura ete fait pour selectionner Macron, de la superexposition médiatique aux parrainages de petits candidats pour disperser les electeurs.
Du beau travail au profit de quelques uns et aux dépens de la majorité.
Cdlt.
Réponse de le 29/04/2017 à 16:56 :
C'est votre imaginaire qui s'exprime. Macron a réalisé un parcours très indépendant et plutôt brillant. C'est déjà arrivé en France notamment Giscard qui n'était pas très connu mais a plu et a laissé un bon bilan. A l'inverse Marine le Pen est en politique depuis longtemps et son père depuis plus de 60 ans et n'ont jamais su plaire, un peu logique vus leurs mensonges et attaques permanentes visant à diviser et critiquer la société pour se présenter en pseudo sauveurs. Vous remarquerez qu'elle passe plus de temps à critiquer Macron qu'a présenter son propre programme en détail. Normal on verrait les grosses failles et elle ne pourrait pas changer au gré du vent comme Dupont Aignan qui a retourné sa veste à 180° quand il prétendait le contraire quelques semaines avant. Méfiez vous de ces girouettes politiciennes qui vous font croire à la lune et n'oubliez pas que Marine le Pen doit répondre de plus de 500.000 euros de fonds publics détournés, elle commence fort. Vérifiez comment son père s'était offert la villa de Montretout à l'époque, édifiant la dynastie le Pen. Les chiens ne font font pas des chats.
a écrit le 28/04/2017 à 19:35 :
Si Mélenchon avait appelé à voter Macron c'est là qu'aurait été le plus gros
scandale et ce qui aurait pu favoriser le vote le Pen, il ne faut pas exagérer quand même.
Réponse de le 29/04/2017 à 12:35 :
Sauf que c'est Rufin (fakir) qui s'y colle.??
Réponse de le 30/04/2017 à 21:37 :
Vous avez mal lu, ou pas du tout d'ailleurs comme je le pense, son texte.
a écrit le 28/04/2017 à 19:22 :
Les problèmes posés par Marine sont bien réels , la concurrence déloyale imposée par l'UE avec les travailleurs détachés , le dumping social , des sujets importants que Macron balaye d'un revers de main. Que dit Macron a un quinquagénaire de cette usine, "on va vous assurer une formation". N'importe quoi! Macron pense qu'en dérégulant le travail , en diminuant les prestations sociales , en taxant les retraités et salariés via la CSG , il va permettre au pays de se redresser., on a vu le résultat avec Hollande. 9 millions de personnes marginalisées , 3,5 millions de chômeurs et une croissance atone; malgré cela ,pas d'humilité dans cette gauche remaquillée En Marche. Bouquet final avec notre Attali national, qui qualifie d’anecdote les délocalisations d'usines.
Réponse de le 29/04/2017 à 10:15 :
Ce n'est pas un dumping. C'est une concurrence fiscale, qui reflète la qualité de gestion. On paye très cher notre sécurité sociale. A t'on le retour sur investissement en terme de santé publique ?

Quand je regarde les dérives sur les médicaments et la vaccination j'en doute. Quand je vois la difficulté d'avoir une couverture médicale homogène sur le territoire, j'en doute.
Et quand je vois que les médecins sont sur representés à l'assemblée je doute aussi de la capacité d'auto-réforme.

Trop d'idéologie en France tue la réforme des services publics et fait perdre de vue une utilisation rationnelle des nouvelles technologies.

Regardez un pays comme l'Estonie pour comprendre comment l'efficacité des services publics est un souci constant avec une constante recherche de gains de productivité à ce niveau et permet des choix audacieux tels que la flat tax et un niveau de service qui fait vraiment sentir le retard énorme de la France.
a écrit le 28/04/2017 à 18:44 :
il faut parler de la couleur des costumes de fillon! c'etait ca qui etait important avant le premier tour, donc c'est ca l'enjeu pour la france!
faites nous svp des articles sur les costumes de fillon, le sujet est passionnant et pas encore boucle!
merci

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