À Sofia, l'Europe tente une union de façade face à Trump

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Emmanuel Macron, Theresa May et Angela Merkel au sommet de l'Union européenne et des Balkans, à Sofia, le 17 mai, tentent de serrer les rangs.
Emmanuel Macron, Theresa May et Angela Merkel au sommet de l'Union européenne et des Balkans, à Sofia, le 17 mai, tentent de serrer les rangs. (Crédits : Reuters/Stoyan Nenov)
Le sommet Union Européenne Balkans, qui se tient jusqu'à jeudi 17 mai au soir, est l'occasion pour les chefs d'État européens d'affirmer leur fermeté face à la décision de Donald Trump de retirer les États-Unis de l'accord nucléaire iranien. Les puissances européennes veulent maintenir les échanges commerciaux avec l'Iran tant redouté par l'administration américaine.

La recherche de l'unité est devenue une priorité pour les dirigeants européens face aux décisions de la première puissance mondiale. Réunis à Sofia pendant deux jours, les chefs d'État de l'UE à 28 se sont accordés sur une approche unie pour sauvegarder l'accord nucléaire iranien après la décision du président américain d'en retirer les États-Unis. Les différents exécutifs du Vieux Continent ont annoncé qu'ils continueraient de soutenir l'accord iranien "pour autant que l'Iran le respectera" et "de lancer leurs travaux pour protéger les entreprises européennes affectées par la décision américaine" selon l'AFP.

Un front uni

Donald Trump a qualifié le traité iranien de "pire accord" jamais négocié par les États-Unis. L'ancien présentateur de téléréalité lui reproche notamment de ne pas couvrir le programme balistique de Téhéran. De leur côté, les signataires européens veulent désormais le convaincre qu'il s'agit du meilleur moyen pour éviter que l'Iran devienne une puissance nucléaire.

Pendant une conférence de presse, le président du Conseil européen Donald Tusk, a indiqué que les européens devaient préserver un front uni sur ce dossier comme sur d'autres.

"En regardant les dernières décisions du président Trump, on pourrait presque penser : avec des amis pareils, qui a besoin d'ennemis ? (...) Mais honnêtement, l'Europe devrait être reconnaissante envers le président Trump car, grâce à lui, toutes nos illusions ont disparu", a-t-il dit.

Les Européens, a-t-il ajouté, doivent restés unis face "à ce nouveau phénomène que constitue l'affirmation capricieuse de l'administration américaine".

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Donald tusk fera une declaration sur le brexit vendredi matin

(Le président du Conseil européen Donald Tusk. Crédits : Reuters)

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Au lendemain d'une discussion sur le sujet, la chancelière allemande Angela Merkel a convenu que "l'accord n'est pas parfait mais qu'il faut le préserver" a-t-elle déclaré ce jeudi matin. "Chacun dans l'UE partage le point de vue que l'accord n'est pas parfait, mais que nous devrions rester dans cet accord et poursuivre des négociations avec l'Iran sur d'autres sujets, comme les missiles balistiques", a-t-elle dit devant la presse.

Un enjeu de taille

L'enjeu est de taille pour l'économie tricolore. Au sein de l'Union européenne, la France est le deuxième partenaire commercial de l'Iran derrière l'Italie mais devant l'Allemagne. Après des sanctions renforcées contre Téhéran à partir de 2012, les échanges commerciaux sont passés d'un pic de 4,3 milliards d'euros en 2006 à 515 millions d'euros en 2014. Ils sont repartis timidement en 2015 avant même la levée des sanctions avant de bondir à partir de 2016. Selon les chiffres du service économique de l'ambassade de France en Iran, les exportations vers la puissance iranienne ont plus de que doublé en 2017 pour s'établir à 1,5 milliard d'euros.

Au niveau des échanges par secteur, ce sont surtout les ventes d'aéronefs et d'engins spatiaux (26%) avec la signature de grands contrats, les produits pharmaceutiques et les pièces détachées pour les voitures qui constituent l'essentiel des produits exportés. Du côté des importations, elles sont composées principalement de pétrole brut, renforcées par la levée des sanctions.

"Les entreprises, en particulier les entreprises internationales qui ont des expositions dans de nombreux pays, font des choix qui leur sont propres en fonction des intérêts qui sont les leurs", a déclaré Emmanuel Macron à son arrivée au sommet Union européenne-Balkans à Sofia.

"Il est pour moi essentiel que cette liberté soit laissée, je ne vais pas commenter telle ou telle décision. Ce qui est important, c'est que les secteurs les entreprises de taille moyenne intermédiaire qui sont peut-être moins exposées à des marchés américains ou autres puissent faire ce choix librement", a-t-il ajouté devant la presse.

Total a déjà annoncé mercredi qu'il ne pourrait pas poursuivre son projet South Pars 11 (SP11) et devrait mettre fin à toutes les opérations qui y sont liées avant le 4 novembre 2018, à moins qu'une dérogation propre au projet ne soit accordée par les autorités américaines, avec le soutien des autorités françaises et européennes.

Lire aussi : Total se retirera de son projet gazier en Iran s'il n'a pas une dérogation des Etats-Unis

Une union de façade ?

Les décisions intempestives du chef d'État américain incitent les pays européens à adopter une position commune, mais pour combien de temps ? En Italie, les chefs de file du mouvement 5 étoiles et de la Ligue (extrême droite) tentent de régler leurs derniers arbitrages pour construire un programme commun et un gouvernement de coalition après des élections tendues en début d'année.

En Autriche, la situation est guère meilleure. Quatre mois après son arrivée au pouvoir, l'extrême droite emmenée par le FPO (parti autrichien de la liberté) dans une coalition avec le parti conservateur (OVP) est déjà empêtrée dans plusieurs scandales. Outre-Rhin les députés de Alternative für Deutschland (AfD- extrême droite) ont remporté 92 sièges au Bundestag. Et la perspective des prochaines élections européennes en 2019 pourrait accroître encore les divisions au sein d'un continent toujours instable tant sur le plan politique que sur le plan économique. Les réformes de la zone euro voulues par la France et l'Allemagne pour faciliter l'intégration des derniers États membres patinent alors que la conjoncture économique est plutôt favorable. En clair, cette union affichée dans la capitale de la Bulgarie pourrait être de courte durée.

Lire aussi : Réformes de la zone euro : les recommandations de Lagarde et Le Maire

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Commentaires
a écrit le 21/05/2018 à 9:30 :
notre vasalisation aux dollard nous lie aux dictac de l oncle sam ou de picsous donald ;notre interez europeens aujourdhui et dutilisez l euros comme monnaie commercial avec tous les pays qui le souhaiterons , brisons nos chaines d avec la dictature mericaine:///NOUS VOUS AVONS DONNEE LA LIBERTE SACHEZ LA CONSERVER///NAPOLEON///
a écrit le 19/05/2018 à 18:58 :
La façade est encore là, mais derrière ce n'est que lézardes et bientôt ruines !
a écrit le 19/05/2018 à 12:56 :
Trump à raison de demander un effort supplémentaire de clarification à l'Iran en abandonnant son programme nucléaire militaire défénitivement . Ce que laissait dans le flou l'accord précédant , d'ailleurs on voit avec quelle vigueur ses dirigeant ne veulent rien changer . Il y a anguille sous roche dans cet accord , prenons des précautions .
a écrit le 19/05/2018 à 11:44 :
1/ Les accusations de Trump sur la bombe iranienne ne sont étayées par aucune preuve sérieuse, et pourtant "la communauté internationale" les prend pour argent comptant. Est ce une attitude responsable de la Communauté et surtout de l'UE ?
2 / Les "sanctions" US contre l'Iran durent depuis 23 an ! Elles ont permis entre autres de "geler" 120 milliards de $ d'actifs iraniens. Capter ces actifs (comme ceux des libyens) serait plus exact. Les actifs libellés en $ seraient un arme de destruction massive si, une fois récupérés, ils étaient convertis en yuan par exemple. Le dollar, déjà mal en point ne s'en remettrai pas. Les pays qui ne se soumettent pas au dieu $ (Irak, Libye) risquent simplement d'être bombardés .
a écrit le 19/05/2018 à 11:33 :
"l'Europe tente une union de façade" c'est tout ce que l'Europe est capable de faire?
Et tous les sommets franco-allemand c'était pour quoi?
Pour se mettre d'accord sur la façon de plumer le sud?
En leur prettant des sous à des taux exorbitant, tout en sachant qu'ils ne pourraient jamais les rembourser et que l'on pourrait ainsi tout rafler quand ils seraient obliger de privatiser leurs biens nationaux. Elle est belle l'UE franco-allemande.
a écrit le 19/05/2018 à 9:49 :
CITATION DE MELECHON EN PLEINE FORME ////EN EUROPE C EST PICSOUS DE DONALD QUI COMMANDE/// ET /// UNEUROPEEN D AUJOURDHUI UN ANIMAL GREGAIRE UN ETRE DOCILE MALADIF MEDIOCE /// NIETZCHE /// ET JE RAJOUTERAIS RADIN /// VERITE /// ENCORE UNE CITATION/// L HOMME S ENNUIE DU BIEN CHERCHE LE MIEUX TROUVE LE MAL ET S Y SOUMET PAR CRAINTE DU PIRE /// DUC FRANCOIS GASTON DE LEVIS ///
a écrit le 18/05/2018 à 20:14 :
La résignation française face à la combativité allemande ...

Les déclarations vives de Peter Altmaier à l’attention des Etats-Unis contrastent avec la position française exprimée la veille, le 17 mai, lors du sommet européen de Sofia en Bulgarie. S'exprimant sur un sujet différent mais impliquant les mêmes enjeux, celui des sanctions contre l'Iran, le président Emmanuel Macron, lauréat 2012 de la French American Foundation (comme son prédécesseur issu de la promotion 1996) avait adopté une position beaucoup plus conciliante à l’égard de la politique étrangère américaine et de ses conséquences pour les intérêts économiques européens.
a écrit le 18/05/2018 à 18:25 :
Ce "C dans l'air" explique bien la situation actuelle :

https://www.youtube.com/watch?v=YimRbjRHbEk
Réponse de le 19/05/2018 à 12:33 :
Les 4 participants à cette émission sont des fervents européistes, et ils semblent découvrir les méfaits des sanctions extraterritoriales US dont le fondement est la protection du dollar ( voire aussi les lourdes sanctions contre les banques européennes ). Il n'est pire sourd, pire aveugle ....
a écrit le 18/05/2018 à 17:57 :
De toute façon face a trump personne n'aura le monopole même avec toute l'europe on ne fait pas le poids avec les etats unis qui sont beaucoup plus riche que nous quand on voit l'angleterre qui est rester encore dans sa monarchie datant du moyennage de toute façon jamais les anglais se raliront a l'europe car ils veulent garder leur indépendance
Réponse de le 19/05/2018 à 11:27 :
"les anglais veulent garder leur independance" et le Allemands, les Français, etc., etc., ne veulent pas la garder leur independance?
Expliquez, S.V.P.
a écrit le 18/05/2018 à 17:52 :
Et dire qu on nous vend l UE comme une grande puissance !
Pour imposer aux cheminots on a des muscles et du menton .
Avec ou contre TRUMP on baisse les yeux on souris et on rentre chez soi .
a écrit le 18/05/2018 à 17:11 :
Les politiques et la Commission Européenne ont beau gesticuler, c'est plié.
Les sociétés qui ont des intérêts aux Etats Unis et les banques ne se permettront de violer les sanctions.
Cordialement
Réponse de le 18/05/2018 à 19:51 :
Frexit ami, filer à l' anglaise et avec l' UPR, le RU qui se sent libre vient hier de piquer le contrat de Total en Iran!
Réponse de le 19/05/2018 à 8:14 :
@Macadam 18/05/2018 19:51
1. je ne suis pas votre ami
2. Si le RU se sent libre, je ne comprends pas pourquoi le RU participe au sommet de Sofia et pourquoi Theresa May discute avec Angela Merckel et Emmanuel Macron sur les sanctions des EU vis à vis de l'Iran.
3. l'UPR, c'est moins de 1% des voix à la Présidentielle; PP+NA ont fait mieux
4. Une société du RU aurait repris la participation de Total dans le projet Pars Sud ? C'est un scoop. Source ? De mon coté, je pense que ce sont les Chinois via CNPC qui, peut-être (j'écris bien peut-être) vont reprendre car attention, il y a une banque Chinoise implanté aux EU qui est dans le collimateur des autorités fédérales. Un autre candidat possible serait une société Russe.
Cordialement
a écrit le 18/05/2018 à 11:47 :
Que fait Theresa May dans ces discussions ?
Réponse de le 18/05/2018 à 15:31 :
Elle donne un minimum de crédibilité aux deux serviteurs des riches.
Réponse de le 18/05/2018 à 17:04 :
Elle apporte de la classe déjà qui manque cruellement aux deux autres, de l'intelligence, de l'indépendance,de l'autonomie, du pouvoir politique... Bref elle donne un peu de densité aux deux curés.
a écrit le 18/05/2018 à 11:17 :
Déja fini le brexit?
a écrit le 18/05/2018 à 9:49 :
L union affichée a Sofia n est qu un trompe l œil, depuis l annonce de futur sanction contre l EU, en coulisse il y a une bataille entre l Allemagne et la France. Merkel avec l appui discret de Junker voudrait que l EU accepte une baisse des droits douaniers sur les produits US, ce que refuse la France.
Quant a la pseudo solution miracle des Melenchonistes et proche de l extrême droite consistant a sortir de l EU, de l Euro et de l OTAN pour s allier avec la Russie n est qu une mauvaise blague ! En quoi cela résoudrait nos problèmes internes ? Que nous apporterait un rapprochement avec la Russie et ses alliés (Tchétchénie, Iran, Syrie, Biélorussie, Chine, Corée du Nord etc etc) ??
L Eu est faible a cause de ses dirigeants et de son organisation interne mais sur ce sujet tant que Merkel et Junker seront en poste, malheureusement rien ne changera !
Réponse de le 18/05/2018 à 19:48 :
"Quant a la pseudo solution miracle des Melenchonistes et proche de l extrême droite consistant a sortir de l EU, de l Euro et de l OTAN pour s allier avec la Russie n est qu une mauvaise blague ! "

Tous ceux que vous citez sont pro UE.
Les néo libéraux de tout l' arc politique dont Macron -Young Leader svp- ont accepté la gouvernance de l' Ue, la feuille de route de Bruxelles, les GOPE, à l' exception notable de l' UPR, du Pardem et d' Initiative Communiste favorables aux FREXIT..

Et sont factuellement à l' origine de la situation actuelle qui s'aggrave ..
https://www.upr.fr/actualite/europe/le-nouveau-budget-de-lue-une-nouvelle-trahison-de-nos-interets-nationaux-et-un-cout-dappartenance-a-lue-qui-ne-cesse-dexploser
a écrit le 18/05/2018 à 8:26 :
Heu, un polonais qui se permet de dire ça? Alors que la Pologne est la première à tourner le dos aux achats européens????

Je veux bien croire que je pense pareil, mais c'est quand même l'hôpital qui se fo*t de la charité....

Le jour où l'on s'affranchira des US, l'Europe pourra enfin respirer un peu plus, mais ce sera au détriment de certains... -> les lobbyistes
a écrit le 18/05/2018 à 7:45 :
Je vois plutôt ça comme la stratégie du good-cop / bad-cop pour contraindre l'iran. Trump n'est qu'un épouvantail et un agitateur qui finalement n'obtient aucun résultat flagrant. La provocation de l'ambassade US à Jérusalem est une démonstration d'impuissance. La vrai question à se poser est : "jusqu'à quand le reste du monde supportera l'agitation de cet adolescent encombrant ?".
Réponse de le 18/05/2018 à 9:06 :
Non je ne pense pas que ce soit du bluff, ce conflit palestino-israelien était conçu pour durer des siècles, d'un côté des israéliens paranoïaques et vu ce qu'a fait notre UE on les comprend et de l'autre côté le peuple le plus jeune du monde destiné à être éduqué dans la haine du juif afin dès ses 10 ans d'aller pouvoir se faire sauter dans une synagogue.

Or comme le dit Machiavel:“On ne doit jamais laisser se produire un désordre pour éviter une guerre ; car on ne l'évite jamais, on la retarde à son désavantage.”

Il est évident qu'il fallait trancher et Trump a tranché en faveur d'un énorme client des états unis.
a écrit le 17/05/2018 à 22:51 :
IRAN Vs USA un axe de cette nouvelle Guerre Economique. Les US sortent donc de cet accord qui était déjà un peu asphyxié depuis 2015, cela , à cause de l'extra-territorialité des lois US . Comme l’écrit l’analyste @bernard_jomard, il faut noter, qu'en 4 Mois le prix du pétrole a augmenté de 27%, alors que les USA sont devenus exportateur net de gaz pour la 1e fois en 60 ans. Les Perdants de la fin du deal avec l’Iran, sont bien sur les importateurs d'énergie, La Chine , l'Europe et ses entreprises ,Airbus (10% des composants viennent des US) Peugeot, Renault et Total présents eux en Iran. Et les Gagnants sont, les USA, qui affaibli l’Europe gros fournisseur de l'Iran, autre gagnant, l'Arabie Saoudite et les autres producteurs de gaz et pétrole, dont l’ami Russie, lire la suite sur : http://bernard-jomard.com/2016/12/05/comprendre-la-guerre-economique/
a écrit le 17/05/2018 à 20:08 :
La diaspora Israélienne aux Us et le porte monnaie Saoudien ont créé un sacré bazar , en cause la bombe....Au passage le grand blond en profite pour mettre un coup de massue sur l' Europe qui soutient l' accord , il est temps pour l' Europe de réagir puissamment , eh oui dans un an ce sont les élections....Notre banque centrale devrait s' investir pour le financement des projets et aux citoyens de prendre des distances sur les produits de ces pays qui veulent créer du chômage en Europe
a écrit le 17/05/2018 à 19:17 :
Comment le chômage pourrait-il baisser avec une situation géopolitique subie par la France ? Chacun comprendra que face à de tels enjeux, les Européens et leurs indésirables industries de haute technologie concurrentes de leurs homologues américaines, doivent rentrer dans le rang de la mondialisation heureuse et apaisée sous la férule de l’Oncle Sam… surtout au moment où la libre circulation des biens et le retour du protectionnisme font l’objet du bras de fer commercial qui se joue entre Washington et une Chine populaire trop gourmande. L’aluminium européen vient d’ailleurs d’en faire les frais. Pauvres européens, cinquième roue du carrosse de M. Trump, lequel pense en priorité à la restauration de son parc industriel et au plein emploi outre-Atlantique. L’Europe devra, en conséquence, se soumettre, continuer d’avaler des couleuvres de la taille d’anacondas, voir croître l’armée de ses chômeurs et gérer elle-même ses crises et ses krachs à venir.

Ou la France devra s' en sortir en décidant de Frexiter librement.
Réponse de le 17/05/2018 à 19:53 :
Se rebeller contre les USA, ce n'est pas une question de frexit ou pas mais je dirais plutôt d'une naïveté vis à vis des USA solidement ancrée dans la population. Pour beaucoup de monde les USA sont l'alter ego de l'europe, mais cette vision est complètement erronée et dépassée.
Culturellement on est aussi proche des américains ... que des russes.
Réponse de le 17/05/2018 à 20:09 :
@Johnmackagan
Mon bon John, géographiquement et culturellement nous sommes plus près des russes, nous n' avons rien à voir avec cette mauvaise émanation anglo-saxonne que constitue les usa, rien en commun et Macron accepte le pillage puisqu' il s' est fait élire sur une promotion atlantiste qui nous force de par notre appartenance à l' otan à accompagner ses mauvaises guerres.

Le FREXIT est par conséquent la voie indispensable à suivre -que ne peut trouver une UE compromise à travers l' indispensable consensus à 27- et faire ainsi cesser la destruction.
Réponse de le 17/05/2018 à 21:30 :
Gédéon, effectivement les russes sont certainement culturellement plus proches de nous que les américains mais je n'osais pas trop le dire (c'est mal vu malheureusement). Quant à l'OTAN, nous n'avons rien à y faire.
Comme quoi on peut être en désaccord sur la construction européenne et être d'accord sur le reste.
Réponse de le 17/05/2018 à 21:57 :
@johnmackagan 19.53
Se rebeller contre les américains c' est refuser l' UE/US et rebâtir l' Europe indépendante sans l' UE, qui est -à nouveau- propriétaire de l' UE ...?
https://www.youtube.com/watch?v=bZZf703Ck3o
a écrit le 17/05/2018 à 17:27 :
Les pauvres, sur la photo on voit bien que quand May va partir de l'UE il ne restera plus grand chose hein...

Elle est quand même sacrément classe cette Theresa May.
Réponse de le 17/05/2018 à 18:48 :
Je suis prêt à parier qu'après le Brexit , le RU viendra se greffer aux sommets de l'Union européenne ( en tant que pays, disons proche, très proche de l'UE). De toute façon Theresa May n'a pas fait campagne pour le pro-remain pour rien. Suis-je un "europeiste hystérique" pour le rappeler ?
Réponse de le 17/05/2018 à 19:19 :
@John Vous n' allez pas bien, je vous ai connu plus enthousiaste sur l' UE, ça sent le caramel et je vois bien que ça vous chagrine ....
Réponse de le 17/05/2018 à 19:49 :
@begonia
Je suis farouchement opposé au Frexit et enthousiaste quand l'UE fait des progrès. je trouve aussi que l'UE a fait beaucoup de progrès ces derniers temps mais peut-être parce-que nos dirigeants se rendent compte que les européens commencent à être exaspérés à raison.
Et je n'ai jamais dit que tout était super dans l'UE. La gestion de la crise de 2007 par l'UE a été un désastre total, et certains des responsables sont encore là ...
Ce dont on a besoin, ce n'est pas de sortir de l'UE mais d'une UE beaucoup plus intelligente.
Réponse de le 17/05/2018 à 19:53 :
Je n'apporte absolument aucun intérêt à tout ceux ici qui ont insulté les anglais parce qu'ils voulaient sortir de l'UE et vous avez fait comem les autres vous aussi. Donc vous ne l'êtes plus hystérique mais l'avez été...

Je vous garantie que cela donnait vraiment une bien pathétique impression hein, surtout que j''étais sûr de mon coup, en général quand les médias de masse nous imposent une pensée il vaut mieux s'en méfier.

"Tout est bruit pour celui qui a peur." Sophocle
Réponse de le 17/05/2018 à 19:56 :
Mais sinon sans rire entre les trois là ya pas photo non ?

Il y en a une qui dégage une aura dont les autres sont dépourvus.

L'opposé de Thatcher.
a écrit le 17/05/2018 à 17:20 :
Merci enfin pour cet article mesuré sur l'UE, a savoir non stupidement européiste puisque nous n'avons plus les moyens d'êtres bêtement pro-UE alors que sans aucune munition.

Contrairement aux curés néolibéraux qui viennent prêcher l'européisme hystérique, image de notre consortium financier européen, vous aimez l'europe c'est une évidence car vous lui parlez directement et lui dites que "non ma vieille, tout ne va pas bien et de très loin il serait temps que tu te regardes enfin dans une glace depuis le nombre de siècles que tu ne l'as pas fait."

Et en effet, depuis le temps en plus et avec l'avénement de trump nous constatons que notre UE est inexistante reposant seulement sur des intérêts finaicers nous faisant perdre tous les jours un peu plus de pouvoir politique.

Bref quand tous nos outils de production seront achetés par des étrangers et quand les multinationales étrangères commenceront à s'essuyer les pieds sur nos politiciens on pourra dire que l'oligarchie européenne a intégralement loupée l'UE, comme si c'était fait exprès alors que c'est seulement par avidité.

"Sur un tissu bleu à douze étoiles dorées" https://www.monde-diplomatique.fr/2017/08/DEBRAY/57764 (article gratuit, ne pas se priver de penser)

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