BCE : Révision à la baisse des prévisions d'inflation et de croissance, l'économie en phase d'adaptation
latribune.fr

Une huitième baisse consécutive des taux d’intérêt pour soutenir l’économie de la zone euro.
Alex Domanski
latribune.fr

Une huitième baisse consécutive des taux d’intérêt pour soutenir l’économie de la zone euro.
Alex Domanski
La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé jeudi une révision à la baisse de ses prévisions d'inflation pour 2025 et 2026, ainsi que de sa projection de croissance pour l'an prochain. Cette annonce intervient au sortir d'une réunion du Conseil des gouverneurs, marquée par une huitième baisse consécutive des taux d'intérêt depuis juin 2024, signalant la détermination de l'institution à soutenir l'économie de la zone euro face aux pressions déflationnistes et aux incertitudes mondiales.
Les dernières projections de l'institution de Francfort tablent désormais sur une inflation globale de 2,0 % en 2025, contre 2,3 % précédemment anticipé. Pour l'année 2026, l'inflation devrait s'établir à 1,6 %, une réduction notable par rapport à la prévision antérieure de 1,9 %. Cette décélération est principalement attribuée à la baisse des prix de l'énergie et à l'appréciation de l'euro, qui, dans le sillage des tensions commerciales, exerce une pression à la baisse sur les coûts des importations.
En ce qui concerne le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro, la BCE maintient sa prévision de croissance de 0,9 % pour l'année en cours, identique à celle de mars. Cependant, pour 2026, la prévision de croissance a été légèrement abaissée à 1,1 %, soit 0,1 point de moins qu'auparavant. Pour 2027, la croissance est toujours attendue à 1,3 %. Cette légère révision témoigne d'une évaluation prudente des dynamiques économiques futures, tout en réaffirmant la capacité de l'économie de la zone euro à se maintenir sur une trajectoire de croissance positive.
Au-delà du scénario de base, la BCE a également élaboré deux scénarios alternatifs, illustrant la sensibilité des perspectives économiques aux évolutions géopolitiques et commerciales. Un scénario plus favorable envisage un apaisement des tensions douanières, ce qui pourrait offrir un vent arrière significatif à l'activité économique.
À lire également
À l'inverse, un scénario plus pessimiste, fondé sur une « guerre commerciale généralisée », met en évidence les risques d'une détérioration marquée de l'environnement économique. Selon la BCE, ce dernier pourrait entraîner une perte cumulée de jusqu'à un point de croissance entre 2025 et 2027, soulignant l'importance de la stabilité des relations commerciales internationales pour la prospérité de la zone euro.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Les prévisions détaillées, issues du scénario de base, sont présentées ci-dessous, avec les chiffres précédents (publiés en mars) indiqués entre parenthèses pour faciliter la comparaison :

latribune.fr