Brexit : l'espoir d'un accord avec l'UE cet été s'éloigne encore

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(Crédits : Hannibal Hanschke)
Nouveau constat d’échec entre Londres et Bruxelles sur le Brexit. Les perspectives d’un accord en juillet sont « peu probables » d’après le négociateur européen Michel Barnier. Les discussions pourraient cependant aboutir sur une issue positive « en septembre » pour son homologue britannique David Frost.

Londres et Bruxelles parviendront-ils à un accord sur le Brexit ? La question reste en suspens ce jeudi 23 juillet à l'issue d'une session de négociations de trois jours dans la capitale britannique. Le négociateur européen Michel Barnier a en effet jugé « peu probable » en l'état de trouver un accord, lors d'une conférence de presse. Les discussions doivent se poursuivre la semaine prochaine, avant une prochaine session de négociations à partir du 17 août.

Depuis que le Royaume-Uni a quitté l'Union européenne le 31 janvier, après 47 ans d'un mariage houleux, les deux parties ont engagé d'intenses discussions pour définir le cadre de leur nouvelle relation et nouer un accord de libre-échange à l'issue de la période de transition, qui se termine le 31 décembre.

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Pas d'accord en juillet...

« Peu de progrès » ont été effectués sur les conditions de concurrence équitable et la pêche. Avant d'autoriser à Londres un accès au marché européen sans droits de douane ni quotas, les 27 veulent absolument éviter l'émergence d'un concurrent déloyal à leurs portes. De son côté, le Royaume-Uni veut reprendre le contrôle de ses eaux poissonneuses et en limiter l'accès aux pêcheurs de l'Union.

« Le Royaume-Uni cherche une exclusion quasi-totale » des bateaux de pêche européens des eaux britanniques, a relevé Michel Barnier, qualifiant la situation de « tout simplement inacceptable ». Le négociateur européen considère que Londres refuse de « s'engager sur les conditions d'une concurrence équitable et d'un accord équilibré sur la pêche ».

Son homologue britannique David Frost a de son côté déploré qu'aucun accord ne puisse être trouvé avant la fin du mois de juillet comme l'avait espéré le Premier ministre Boris Johnson, ardent promoteur du Brexit. Le chef du gouvernement conservateur avait estimé inutile de poursuivre les discussions jusqu'à l'automne.

« Malheureusement, il est clair que nous ne conclurons pas en juillet [l'accord préliminaire sur les principes sous-tendant un accord] que nous avions posé comme objectif » dans les discussions, a regretté David Frost dans un communiqué. « Des divergences considérables subsistent dans les domaines les plus difficiles, soit des conditions de concurrence égales et la pêche », a confirmé le négociateur britannique.

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...Peut-être en septembre ?

Néanmoins, « malgré les difficultés, les progrès sont véritables », a fait valoir un haut responsable britannique. « Quand le processus cesse d'avoir une utilité et qu'il n'y a aucun moyen de parvenir à un accord, ça ne sert plus à rien de discuter. Nous n'en sommes pas là », a déclaré cette source proche des négociations. « Il n'a jamais été question de la part de David Frost ou de la mienne d'abandonner les négociations. Loin de là », a renchéri Michel Barnier. « Malgré toutes les difficultés, sur la base du travail que nous avons accompli en juillet, j'estime qu'un accord peut toujours être trouvé en septembre », a affirmé David Frost.

Faute d'accord avant le 31 décembre, Britanniques et Européens se quitteraient en appliquant dans leurs échanges commerciaux les règles de l'Organisation mondiale du commerce et leurs droits de douane élevés dès le 1er janvier. La semaine dernière, Londres avait dévoilé le détail de ses premières propositions concernant la gestion de ses frontières après le Brexit, insistant sur le fait qu'elles seraient mises en application indépendamment de la conclusion d'un accord avec Bruxelles. Le projet prévoit une application graduelle de la loi aux frontières au cours des six premiers mois de 2021.

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Commentaires
a écrit le 23/07/2020 à 19:15 :
Rien de mieux que pas d'accord du tout, plutôt que des magouilles et dessous de table! Partir de base saine où chacun est souverain et responsable sera un bon départ pour de bonne relation!

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