Brexit : trois quarts des entreprises britanniques ne sont pas prêtes

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Le ministre d'État Michael Gove a souligné sur la BBC dimanche que le Royaume-Uni sera en dehors du marché commun et de l'union douanière que Londres et Bruxelles trouvent un accord sur leur relation post-Brexit ou non.
Le ministre d'État Michael Gove a souligné sur la BBC dimanche que le Royaume-Uni sera "en dehors du marché commun et de l'union douanière" que Londres et Bruxelles trouvent un accord sur leur relation post-Brexit ou non. (Crédits : User:Colin / Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0)
Entre la crise sanitaire et le flou qui entoure le processus de sortie de l'Union européennes, la grande majorité des entreprises britanniques ne se disent pas prêtes pour le Brexit, selon une étude publiée ce lundi. Un quart seulement des responsables sondés s'estiment prêts, principalement dans le secteur de la finance.

Trois quarts des entreprises britanniques ne sont pas prêtes pour le Brexit, d'après une étude publiée ce lundi par l'association Institute of Directors (IoD).

La moitié des près de 1.000 responsables d'entreprises interrogés disent ne pas pouvoir se préparer actuellement, entre les perturbations engendrées par la pandémie de nouveau coronavirus, et le besoin de plus de détails sur la sortie de l'UE par le Royaume-Uni à l'issue de la période de transition fin décembre.

Lire aussi : Brexit: Londres ne veut pas prolonger la période de transition avec l'UE

Un quart des responsables sondés se disent prêts, principalement dans le secteur financier.

Accompagner les entreprises

L'IoD appelle à une "mise en oeuvre progressive dans l'intérêt de tous" des changements qui découleront du Brexit, et à des "aides pour que les PME puissent avoir accès à des spécialistes" et mieux se préparer.

Le Royaume-Uni a annoncé dimanche une enveloppe de 705 millions de livres sterling (768 millions d'euros) consacrée au renforcement de ses frontières afin d'être prêt dès la fin de la période de transition post-Brexit à la fin de l'année.

La possibilité d'un no deal

Le ministre d'État Michael Gove a souligné sur la BBC dimanche que le Royaume-Uni sera "en dehors du marché commun et de l'union douanière" que Londres et Bruxelles trouvent un accord sur leur relation post-Brexit ou non.

Lire aussi : Brexit: Merkel prépare (aussi) les esprits à un "no deal"

Il a évoqué "des progrès" malgré les "divisions"qui demeurent, expliquant qu'il se voulait "optimiste" sans être "enthousiaste à l'excès".

Le gouvernement va également lancer cette semaine une vaste campagne d'information pour inciter entreprises et particuliers à "saisir les opportunités" qui selon lui émergeront grâce à la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, votée lors du référendum de juin 2016.

Un nouvelle session de négociations doit se tenir la semaine du 20 juillet à Londres avec l'Union européenne.

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Commentaires
a écrit le 14/07/2020 à 9:48 :
Pas grave avec leur un quart restant ils vont humilier quand même économiquement l'UE.

Arrêtez de chercher des poux aux anglais sans arrêt alors que l'UE est en naufrage total, c'est aussi grotesque que humiliant !
a écrit le 14/07/2020 à 0:55 :
Les articles alarmistes sur les effets du Brexit au Royaume-Uni, on en a l’habitude. On se calme un peu. Le Royaume-Uni ne s’est pas effondré et tient son rang de 5ème puissance économique du monde. Est bien malin celui qui sait ce qui se passera dans 5-10 ans.
a écrit le 13/07/2020 à 19:18 :
ca va devenir difficile
faites vos stocks de marmite
a écrit le 13/07/2020 à 18:21 :
C'est leur problème, pas celui de l'Europe.
a écrit le 13/07/2020 à 17:58 :
Les entreprises britanniques sont les très bienvenu dans la France des régions, Venez en France, les taxes sur la production vont baisser !
a écrit le 13/07/2020 à 16:54 :
Quelle "sympathie" de la part d'une administration européenne désireuse de remettre la main sur un peuple qui s'émancipe!! Aurait elle des problèmes de crédibilité?
Réponse de le 13/07/2020 à 19:39 :
Incroyable maintenant c'est la faute des européens ? c'est le choix britanniques qu'ils assument...je trouve les européens tendres...ces Britanniques quittent leurs frères européens pour s'enfermer...tant pis pour eux
Réponse de le 13/07/2020 à 20:50 :
"remettre la main sur un peuple qui s'émancipe"
ça veut dire quoi ? Avoir des règles communes (sanitaires par ex) pour pouvoir commercer avec le moins d'entraves possibles ? Ils semblent ne pas vouloir du poulet US les GB, ça va fâcher Trump et ses accords merveilleux (donnant/donnant & America First) peut-être trop habitués aux normes UE qui cherchent à pousser la qualité vers le haut ? Si les US en mangent, c'est pas nocif. Pas de (fichues entravantes) normes d'élevages = nettoyent à la fin à la javel, simple pragmatisme.
Les GB ont leurs idées, elles ne sont pas compatibles avec les nôtres, ils espèrent quand même que l'UE va faire un pas en avant (plouf) mais c'est un pari.
Le seul système qui dérange tout le monde mais tant pis, c'est le prix, est le no-deal, donc règles de l'OMC, et c'est tout. La douane va embaucher, bon pour l'emploi. :-)

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