Brexit : le chef de la diplomatie britannique à Pékin, Paris et Vienne

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Il s'agit du premier voyage à l'étranger de cette importance pour M. Hunt depuis sa
nomination, début juillet, aux Affaires étrangères suite à la démission de son prédecesseur Boris Johnson.
Il s'agit du premier voyage à l'étranger de cette importance pour M. Hunt depuis sa nomination, début juillet, aux Affaires étrangères suite à la démission de son prédecesseur Boris Johnson. (Crédits : Simon Dawson)
Jeremy Hunt se rendra en Chine, en France et en Autriche pour aborder la question du Brexit, mais également celle de la sécurité mondiale. Il s'agit du premier voyage à l'étranger de cette dimension pour le chef de la diplomatie britannique depuis sa nomination.

Le chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt entame lundi une visite en Chine, avant de se rendre en France et en Autriche, des déplacements notamment destinés à aborder le sujet du Brexit, a annoncé son ministère.

"L'âge d'or" pour les relations sino-britanniques

À Pékin, Hunt doit rencontrer son homologue chinois Wang Yi, avec qui il discutera de la Corée du Nord, du changement climatique, mais également de leurs relations
commerciales, a indiqué le FCO dans un communiqué.

Chinois et Britanniques ont proclamé ces dernières années une "ère dorée" pour les relations entre leurs pays, qui s'était traduite en 2015 par une visite d'État du président Xi Jinping au Royaume-Uni, au cours de laquelle il avait été reçu en grande pompe par la reine Elizabeth II.
La Première ministre britannique Theresa May s'était elle-même rendue en Chine début 2018.

"Alors que le Royaume-Uni quitte l'UE et devient de plus en plus tourné vers l'extérieur, nous sommes déterminés à approfondir ce partenariat (avec la Chine)", a déclaré Jeremy Hunt, cité dans le communiqué.

Lors d'une conférence de presse avec son homologue chinois, Hunt a rapporté que Pékin avait suggéré un accord de libre-échange avec le Royaume-Uni, lorsque ce pays aura quitté l'UE, fin mars 2019.

"Nous avons discuté de l'offre faite par le ministre des Affaires étrangères Wang Yi d'ouvrir une discussion sur un possible accord de libre-échange entre la Grande-Bretagne et la Chine après le Brexit", a déclaré Hunt.

Une première pour le ministre des affaires étrangères britanniques

Depuis la décision des Britanniques de quitter l'UE, lors du référendum de juin 2016, Londres multiplie les contacts diplomatiques pour préparer les accords commerciaux qui viendront se substituer à ceux de l'UE.

Après la Chine, Hunt se rendra à Paris et Vienne pour des discussions là aussi consacrées au Brexit, mais aussi à des questions de sécurité internationale, "comme la menace provenant de Russie, la guerre en Syrie et l'accord (nucléaire) iranien", selon le FCO.

Il s'agit du premier voyage à l'étranger de cette importance pour Hunt depuis sa nomination, début juillet, aux Affaires étrangères. Il avait pris la succession de Boris Johnson, qui avait démissionné en raison de désaccords avec Theresa May sur sa stratégie sur le Brexit.

Discussions compliquées entre Londres et Bruxelles

Londres et Bruxelles sont censés parvenir à un accord d'ici la mi-octobre pour organiser leur divorce, programmé fin mars 2019, et jeter les bases de leur relation future, mais les négociations traînent en longueur.

Jeudi, le négociateur en chef pour l'Union européenne Michel Barnier a retoqué le "plan de Chequers" de Theresa May, une proposition visant à conserver des liens commerciaux étroits avec le continent après le Brexit.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 30/07/2018 à 17:24 :
Quelles que soient les appellations utilisées, cherry picking, have their cake and eat it, cakeism,. Etc, la seule politique est de conserver un maximum de droits et aucun inconvénient. La grande Bretagne veut avoir un accès à l EU alors qu'elle fait sécession. La seule réponse est de les laisser partir sans rien concéder, ce que l'équipe Barnier fait à merveille.
a écrit le 30/07/2018 à 13:28 :
Le RU et les USA semblent jouer une partition à deux pendant que l'union européenne reste campée sur son stupide dogme néolibéral à se demander si en plus elle ne se plairait pas à incarner le mal.

"Hâte toi déclin !" Nietzsche

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