Brexit : le Royaume-Uni paiera la facture du divorce... en échange d'un accord commercial

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La Première ministre britannique, Theresa May a accepté en décembre un accord financier d'un montant total de 35 à 39 milliards de livres sterling (39-44 milliards d'euros) qui, selon les ministres, dépendait de l'établissement des futures relations commerciales.
La Première ministre britannique, Theresa May a accepté en décembre un accord financier d'un montant total de 35 à 39 milliards de livres sterling (39-44 milliards d'euros) qui, selon les ministres, dépendait de l'établissement des futures relations commerciales. (Crédits : HENRY NICHOLLS)
Le nouveau ministre britannique du Brexit, Dominic Raab, assure ce dimanche vouloir "conditionner" le règlement de la facture du divorce avec l'Union européenne à un accord commercial. En décembre dernier, la Première ministre Theresa May avait accepté un accord financier d'un montant total de 35 à 39 milliards de livres sterling (39-44 milliards d'euros).

Le Royaume-Uni ne paiera la facture du divorce avec l'Union européenne qu'à la condition qu'un accord commercial soit trouvé, a déclaré le nouveau ministre britannique du Brexit, Dominic Raab, dans une interview à paraître dimanche. L'eurosceptique Dominic Raab, qui a remplacé le 9 juillet David Davis, en désaccord avec les orientations de la Première ministre Theresa May, a affirmé qu'une "certaine conditionnalité entre les deux" était nécessaire. Il a précisé que le mécanisme de l'article 50 du traité de Lisbonne, utilisé pour déclencher la procédure de sortie du Royaume-Uni, prévoit de nouveaux détails concernant l'accord.

"L'article 50 exige (...) qu'il y ait un futur accord-cadre pour la relation que nous aurons (avec l'UE) à l'avenir, donc les deux sont liés", a déclaré Dominic Raab au Sunday Telegraph. "Vous ne pouvez pas avoir d'un côté, une partie remplissant toutes les conditions et de l'autre, une partie qui ne les remplit pas, ou qui va doucement, ou qui ne s'engage pas", a ajouté le ministre.

Et de conclure : "Donc je pense que nous devons nous assurer d'une certaine conditionnalité entre les deux", a-t-il soutenu.

Accord financier de 35 à 39 milliards de livres sterling

Jusqu'à présent, le gouvernement britannique a envoyé des messages contradictoires concernant le règlement financier du Brexit dans le cadre d'un accord sur les modalités de sortie du Royaume-Uni de l'UE à compter de fin mars 2019. La Première ministre britannique, Theresa May a accepté en décembre un accord financier d'un montant total de 35 à 39 milliards de livres sterling (39-44 milliards d'euros) qui, selon les ministres, dépendait de l'établissement des futures relations commerciales.

Cet accord avait rapidement été remis en cause par des membres du gouvernement. Le ministre des Finances, Philip Hammond, un des porte-voix des milieux d'affaires au sein du gouvernement, avait cependant considéré comme "inconcevable" le fait que Londres n'honore pas ses engagements financiers envers l'UE même en l'absence d'accord commercial, soulignant que ce n'était pas "pas un scénario crédible".

Le Royaume-Uni doit quitter l'UE le 30 mars, mais les deux parties sont censées parvenir à un accord de divorce d'ici la fin octobre afin d'organiser la séparation, jeter les bases de leur relation future et donner le temps au Parlement européen et aux Parlements nationaux de ratifier le texte.

Dominic Raab a rencontré pour la première fois vendredi Michel Barnier, le négociateur en chef de l'UE, alors que les Européens s'inquiètent de l'enlisement des discussions et des remises en cause constantes en interne de la stratégie de Theresa May.

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a écrit le 25/07/2018 à 11:20 :
Que l'on exige des Anglais le paiement de ce qui nous est dû avant toute poursuites de négociations (au moins 75%)
a écrit le 24/07/2018 à 10:39 :
C'est drôle que personne n'ait relevé cette information pourtant importante jusqu'à présent. Les Anglais sont désespérés non seulement s'ils s'en remettent au chantage, et plus encore s'ils ajoutent des clauses après un accord.

D'un autre côté ça montre bien qui court des risque dans le Brexit. Si l'union européenne ne l'a pas fait elle-même c'est uniquement parce qu'elle n'en a pas besoin, certainement pas parce que les critères éthiques sont plus importants pour elle. C'est très éloquent pour d'autres pays européens tentés par une éventuelle sortie de l'union : ils passeront à la moulinette s'ils le font.

C'est dommage, l'union devrait faire quelques concessions pour être libérée de l'ultra-libéralisme et l'atlantisme éhonté des Anglais. Il y a déjà suffisamment à gérer avec ceux qui se comportent de la même façon que les Anglais mais qui n'ont sagement pas lancé une procédure d'auto-exclusion.
Réponse de le 24/07/2018 à 11:36 :
Il y a plein d' autres pays qui vont activer l' article 50 cher Axel car l' envie d' indépendance et l' exemple bristish suffiront à donner le la.
Ils n' attendent d' ailleurs que ça.
Réponse de le 24/07/2018 à 15:25 :
La probabilité que l'EU s'élargisse plutôt qu'elle ne perde des membres est plus importante. Et si je puis me permettre le Royaume-Uni ne s'est jamais vraiment investi dans l'union et a toujours gardé un pied dehors.
Réponse de le 24/07/2018 à 21:35 :
@Mathieu 15.25 Et la France y a perdu sa souveraineté, sa monnaie, ses emplois délocalisés à l' est à 400 euros et le racket de par son statut de contributeur net de 9 milliards annuels depuis 10 ans pour emplir la panier percé UE... L' Angleterre a compris elle qu' on ne se laisse pas durablement gouverner par les GOPE bruxelloises et s' enfuit, tout simplement ...
Réponse de le 26/07/2018 à 2:01 :
L'exemple anglais consiste à se retrouver sous la coupe des USA pour espérer commercer avec eux, à perdre le débouché direct sur le marché européen et à voir partir les grands investisseurs qui veulent un point d'entrée en Europe.
C'est sûr que ça donne vraiment envie de se retrouver seul face à des géants économiques comme la Chine ou les USA.
a écrit le 24/07/2018 à 7:46 :
Un peu normale, non?
a écrit le 24/07/2018 à 0:09 :
C'est pas beau le chantage.

Et en plus je doute que ça fonctionne.
a écrit le 23/07/2018 à 17:05 :
il faut imposer aux english un accord perdant-gagnant
a écrit le 23/07/2018 à 15:30 :
En ne payant pas la facture de sortie, dans l'hypothèse ou aucun accord n'est trouvé, la Grande-Bretagne se mettrait en violation de l'article 70(1)b de la Convention de Vienne dont elle est signataire.
Réponse de le 23/07/2018 à 21:45 :
Non puisque l' article 5O du TFUE déclenché par les anglais a un effet suspensif qui conditionne le versement des anglais à un accord trouvé entre les deux parties.
Réponse de le 24/07/2018 à 9:41 :
Je viens de relire l'article 50 du Traité de l'UE et il n'y a rien de tel. Et heureusement que l'article 50 n'a pas valeur suspensive au budget, nous serions dans une sacrée pagaille sinon.
Réponse de le 24/07/2018 à 11:39 :
@Mathieu 9.41 Je doute que vous compreniez la portée de l' article 50 qui permet à tout pays de se découpler de l' UE et qui a bel et bien un effet suspensif.
On rompt les ponts, point, game over.
Réponse de le 24/07/2018 à 13:10 :
@leon
L'article 50? Quelle importance?
Le RU pourrait très bien déclarer du jour au lendemain que les traités qu'elle a signé avec l'UE ne la concerne plus. Regardez Trump, il peut se retirer de l'ALENA quand il le souhaite et pourtant les USA ont bien signé des traités. Un pays fort fait ce qu'il veut, les brexiters ont dit que le RU allait devenir plus fort or la réalité c'est qu'elle se pose d'entrée de jeu comme un vassal de l'UE soumise au loi de l'UE. Comme je l'avais annoncé.
Réponse de le 24/07/2018 à 15:25 :
Bah moi je doute que vous l'ayez lu, simplement.
Réponse de le 24/07/2018 à 15:43 :
@Johnmckagan

Je vais devoir me répéter mais tant qu'à faire. L'application des traités est encadrée par ce qui s'appelle la Convention de Vienne, que j'ai citée et dont la Grande-Bretagne est signataire. Cette dernière n'a rien à voir avec l'UE et pose les bases du système diplomatique international. Selon cette convention les engagements, et donc les engagements budgétaires, pris pendant l'exécution du traité (donc avant sa révocation) restent valides jusqu'à leur expiration. Le seul moyen pour le gouvernement Britannique serait alors un coup d'état institutionnel non pas avec l'UE mais à l'intérieur même du Royaume-Uni, et les obstacles (internes) seront légion. C'est de la pure politique fiction et c'est inapplicable. Ca n'arrivera pas, May déjà n'arrive pas à gérer Boris Johnson alors là ce n'est même pas la peine d'y penser.

Ensuite ce que ça implique si, comme Léon l'affirme ci dessus, que l'activation de l'article 50 a un effet suspension alors les états membres (-1) se serait déjà réunis pour revoter un budget. Car sans budget, nous serions paralysés. Ceci s'est-il produit ? Non. Le budget de l'UE voté est maintenu jusqu'à son expiration en 2020 (voté en 2014). Il y a aussi la question des retraites notamment des employés britanniques de l'UE et de ses parlementaires. Le Royaume-Uni est engagé à cofinancer ces dernières même sorti de l'UE et c'est par ailleurs bien normal. Citoyen de l'UE je ne me vois pas payer la retraite de politiciens Britanniques ayant soutenu le Brexit (et dans l'hypothèse d'un Frexit je ne trouverais pas normal que les autres Européens doivent payer les retraites de Marine le Pen pour ne citer qu'elle).

Tout ce que l'article 50 précise est que les négociations doivent prendre en compte la future relation, ce qui est extrêmement libre d'interprétation et ne laisse en aucun cas présupposer quelque accord commercial que ce soit.

Donc non, c'est loin d'être aussi facile qu'un gros yakafokon le Royaume-Uni peut se retirer comme il veut et ne rien assumer.
a écrit le 23/07/2018 à 13:42 :
Malgré les obligations de respect de la « conditionnalité », j’ai bien peur que la négociation ne s’avère difficile entre un pays isolé et ayant tout à perdre dans la séparation et un groupe de pays (certes parfois divisés ou au comportement immature), mais représentant une puissance économique mondiale de premier ordre.
J’ai l’impression que les contradictions à régler le sont en premier lieu au niveau de la Grande Bretagne elle-même et on ne peut que le leur souhaiter de ne pas créer de nouvelles fractures internes. D’ici là, il est probable que rien de glorieux ne sorte de ce reniement, à part l’expression de quelques egos qui dans le contexte mondial actuel risquent d’apparaitre comme futiles.
Il eut été plus simple de reconnaitre les erreurs et éventuellement les mensonges qui donnèrent lieu au Brexit, plutôt que de risquer d’embarquer plus loin le Royaume Uni dans ce qui pourrait être un contresens historique. Chacun ses responsabilités et celle de l’UE n’est pas de supporter les caprices nationalistes ou populistes des uns et des autres, mais d’avancer vers plus de cohésion.
Réponse de le 23/07/2018 à 17:28 :
Vous êtes monomaniaque ou quoi ? Vous passez votre vie à écrire ici votre peur pour les anglais qui choisissent le BREXIT, savez-vous comment on nomme cela ....?
Une psychose....
Réponse de le 23/07/2018 à 18:29 :
@bégonia
Un europhile comme moi va poster régulièrement sur les sujets qui tournent autour du Brexit. Je ne suis pas plus monomaniaque que les eurosceptiques qui viennent poster régulièrement comme moi sur ce même sujet. C'est un espace de discussion si on est tous d'accord ça n'a pas d'intérêt...
Réponse de le 23/07/2018 à 21:40 :
@Johnmckagan Mais votre peur, de grâce contenez vous, c' est un sujet anglais!
Réponse de le 23/07/2018 à 23:09 :
"Chacun ses responsabilités et celle de l’UE n’est pas de supporter les caprices nationalistes ou populistes des uns et des autres, mais d’avancer vers plus de cohésion. "


A coups de ..réformes oups de GOPE ..? C' est bien ça ..?
Réponse de le 24/07/2018 à 9:07 :
@bégonia
Peur pour les anglais, vous rigolez ! Au contraire j'observe la situation avec une petite pointe d'amusement avec parfois aussi un peu de lassitude. Les évènements autour du Brexit doivent être plus douloureux pour ceux qui voulaient en faire une vitrine pour leur frexit. Après on peut se tourner vers la presse alternative mais même elle n'arrive pas à cacher la débâcle.
Réponse de le 24/07/2018 à 11:43 :
@Johnmckagan 9.07 Les partisans du Frexit et de l' indépendance observent avec amusement l' UE se faire déborder par les anglais qui refusent de se plier davantage aux GOPE !
a écrit le 23/07/2018 à 9:09 :
Je plains les citoyens Anglais d avoir des politiques aussi incompétent ! Ils n ont toujours pas compris que leur sortie de l EU a relégués l UK a un statut de nain international. S ils se ratent dans leur nego avec l EU, les Chinois et autres les massacreront !
Réponse de le 23/07/2018 à 12:45 :
Il vaut mieux etre citoyen brit avec des politiques incompetents que d'avoir un macron pour president. L'avenir proche vous le confirmera.
Vous connaissez bien mal les anglais de loin bcp plus pragmatiques que le pantouflard francais. Relisez l'histoire c'est eloquent de faits.
Dans cette affaire de Brexit, la France a bcp plus a perdre.
Réponse de le 23/07/2018 à 13:00 :
Un suppôt unioniste, il en reste ..un mais totalement à bout d' arguments, je l' ai gaffé comme on dit d' un gros poisson qu' on doit remonter dans la chaloupe ....!
Réponse de le 24/07/2018 à 10:16 :
Sur l EU je préfère nettement un Macron qu un Jhonson ou Farage ! Relire l histoire de l UK ?? Ok, donc en gros depuis 5 siècles ils ont perdus leur possession territorial en France, en Amérique du nord, en Asie et en Afrique. Une vrai réussite, les pauvres pour contré leur futur isolement ils en sont a essayer de ranimer le Commonwealth !! a mourir, il est clair que dans la guerre des normes ou règle de commerce les Indiens, les US, Canada, Australie etc s aligneront sur l UK. Quant a la France, si elle réussi a raviver a l UK sa place de hub Américain, elle n aura rien perdu. La maxime d Audiard sur ceux qui n ont a dire ne doit pas être une régle de vie :)
a écrit le 23/07/2018 à 8:36 :
C'est certainement la meilleure façon pour le RU de se sortir du piège que lui tend l'union européenne, en l’inondant de milliards, pensée court termiste qui ne peut que donner envie au consortium financier européen.

Les dirigeants politiques européens étant tous achetés et donc achetables, voilà qui ne peut que les intéresser.

Vite un frexit
Réponse de le 23/07/2018 à 10:48 :
Oui, et voilà pourquoi le Frexit est à la fois urgent et indispensable ...
https://www.upr.fr/pourquoi-un-frexit-est-urgent
Réponse de le 23/07/2018 à 11:59 :
@ UPR

Vous pourriez ne pas m'intégrer àvotre communauté svp ? Merci.
Réponse de le 23/07/2018 à 13:02 :
@citoyen 11.59 Vous voulez le faire avec qui votre Frexit ..?

Vous nous racontez à longueur de temps que vous voulez frexiter mais vous ne savez tjrs pas avec qui ..?
Réponse de le 23/07/2018 à 13:51 :
"@citoyen 11.59 Vous voulez le faire avec qui votre Frexit ..?"

Avec le peuple français sans passer par un parti politique corrompu ou aliéné au mieux par définition.

"Vous nous racontez à longueur de temps que vous voulez frexiter mais vous ne savez tjrs pas avec qui ..? "

Parce que c'est important ? L'important n'est il pas de sortir de cette europe immonde plutôt que de savoir avec qui ? Dans quel camp on est ? Afin de se sentir plus en tranquillité, en mettant les gens dans les cases que l'on connait, l'inconnu étant forcément un danger.

Un parti politique, tel qu'il soit, se met toujours en priorité face à l'intérêt général. Sachez bien que l’ennemi de mon ennemi n'est pas tacitement mon ami, merci.

Par ailleurs votre dogme vous dit que c'est un complot américain, parce que vous n'êtes pas capable de voir que l'europe est en déclin et que cette bêtise au pouvoir ne peut qu'aller nulle part. Or non les américains n'ont pas eu besoin d'enfoncer le clou, la dégénérescence de notre oligarchie a quasiment tout fait toute seule.

LÀ vous ne me rejoignez jamais bizarrement sur ce point hein... -_-
Réponse de le 24/07/2018 à 14:02 :
"Il m'est autant odieux de guider que d'être guidé." Nietzsche
a écrit le 22/07/2018 à 23:00 :
Pourquoi l'Angleterre doit payer ?
Qu'est ce qu'il faut payer ?
Je ne comprends pas ?
Réponse de le 23/07/2018 à 6:55 :
bien d'accord avec vous !!!!!!!!!!!
Réponse de le 23/07/2018 à 9:20 :
parce qu'en tant que membre de l'UE, avant le déclenchement de la procédure de sortie, le RU a pris des engagements vis à vis de celle-ci. Par exemple pour le financement des retraites des salariés de l'UE.
Réponse de le 23/07/2018 à 11:32 :
c'est le meme concept que lorsque vous vendez votre appartement, le syndic fait votre solde tout compte de tout ce que vous devez à la copropriété. En effet si vous avez votez en assemblée genérale la renovation de l'ascenseur et que les paiements de ces travaux s'étalent sur 5 ans vous devrez payer l’intégralité de votre quote part avant de partir. C'est la meme chose pour le UK qui a voté pour un certain nombre de mesures qui engendre des dépenses et dont ils ont profité ces 2 deux dernières années
Réponse de le 23/07/2018 à 13:08 :
@bruno_bd C' est assez facile et plutôt qu' avancer d es hypothèses fantaisistes sinon farfelues, vous aurez les vraies raisons analysées par un spécialiste ici ...

https://www.upr.fr/actualite/bras-de-fer-le-gouvernement-britannique-annonce-quil-ne-versera-pas-la-facture-de-sortie-de-39-milliards-437-milliards-e-si-la-commission-europeenne-nassouplit-pas-sa-p
Réponse de le 23/07/2018 à 14:28 :
C'est très simple. Le RU est un pays dit "contributeur net" au budget de l'U.E., c'est à dire qu'il verse chaque année beaucoup plus d'argent au budget de l'U.E. qu'il n'en reçoit en retour via les fonds européens (la différence est évaluée entre 10 à 12 milliard par an).
Le budget de l'U.E. est voté sur une base pluriannuelle (actuellement nous sommes dans le budget 2014-2020). Le montant de la contribution de chaque pays se fait de façon échelonnée. Le RU va quitter l'U.E. le 29 mars 2019. La somme de 39 milliards de GBP correspond à ce qui reste à payer par le RU au budget de l'U.E. entre la date de sortie et la date de fin d'exercice budgétaire européen le 31.12.2020. En fait cette somme ne représente en rien une "facture de sortie" puisque si le RU avait décidé de rester membre de l'U.E. il aurait dû la payer de toute façon
Réponse de le 23/07/2018 à 15:46 :
Je vais d'abord parler d'un point de vue juridique. La Convention de Vienne régule l'application des traités, la Grande-Bretagne l'a signé. Elle encadre les relations diplomatiques, c'est notamment elle qui inscrit en droit l'inviolabilité territoriale des ambassades. Dans le cas ou un état quitte un traité, cette convention dit que les engagements pris par l'état avant la fin de l’exécution du traité reste appliqués.

Dans le cas du budget européen, le Royaume-Uni en vertu de cette convention est engagé à tenir sa participation financière à l'Union jusqu'à expiration du budget actuel. C'est à dire jusqu'au prochain vote des 27 états membres restant.

Cela ne veut pas dire que l'UE ne soit pas engagée vis-à-vis du Royaume-Uni, cette dernière continuera de verser notamment retraite et subventions jusqu'à expirations de ces dernières. Notamment Nigel FARAGE qui est opposé au versement de la facture de sortie continuera de percevoir sa retraite de parlementaire européen.

Voilou, j'espère que c'est plus clair.
a écrit le 22/07/2018 à 22:20 :
Il existe déjà quelque chose vs la Norvège, il suffit de cloner pour éviter les cas spéciaux, et réinventer la poudre aussi. J'avais lu que la GB voudrait s'inspirer de ce qui existe en UE pour ses futurs accords commerciaux avec le Monde entier (pareil pour partir de quelque chose existant et ne pas tout réinventer, sinon un vrai travail de Titan).
Réponse de le 23/07/2018 à 9:22 :
Rapporté à sa population, la Norvège cotise quasiment autant au budget de l'UE que le Royaume-Uni. Voilà pourquoi les britanniques ne sont que modérément intéressés à un accord comparable à celui de la Norvège...
Réponse de le 23/07/2018 à 17:16 :
Qu'ils le veuillent ou non, c'est bien la seule chose qu'il faut accepter avec le RU. Sinon, bénéficier des avantages, sans les charges, n'est pas acceptable. le RU a toujours chialé pour bénéficier de toutes les exceptions, donc dehors, comme la Norvège, ou dedans sans plus aucune de leur exemptions. Un point c'est tout.
a écrit le 22/07/2018 à 20:39 :
Le Commissaire européen Michel Barnier et ses équipes, en charge des négociations du Brexit, vont probablement baisser leurs prétentions de deux octaves. Car si le Royaume-Uni décidait de quitter l’UE sans accord, et en laissant un manque à gagner colossal de quelque 44 milliards d’euros, nulle doute qu’un vent de panique soufflerait dans les allées du pouvoir européiste, la Commission européenne et les différentes institutions risquant d’être placées en situation de faillite au bout de quelques semaines !
C’est exactement ce qu’a dit, cette semaine, Dominic Raab à Michel Barnier, avec un sens délicieux del’understatement britannique : « Il serait « franchement irrationnel » pour l’UE d’opter pour « le pire des scénarios », celui d’une absence d’accord à l’issue des négociations »….

Dominic Raab, nouveau ministre du Brexit du gouvernement britannique : « Le Royaume-Uni ne paiera la facture du divorce avec l’Union européenne qu’à la condition qu’un accord commercial soit trouvé »
Ainsi, l’histoire du Brexit est un feuilleton à rebondissement. Mais cette information venue de Londres montre que le gouvernement britannique ne semble pas du tout envisager de renoncer au Brexit – quelle qu’en soit la forme finale –, lequel a d’ailleurs été définitivement et solennellement acté par un « Royal Assent » de la reine Elizabeth II le 26 juin dernier.

N’en déplaise aux grands médias français qui leur accordent une place démesurée, les européistes qui, tels Anthony Blair, rêvent de voir le Royaume-Uni organiser un nouveau référendum sur le Brexit et regagner sagement la prison des peuples dirigée par Bruxelles, sont encore loin d’avoir le vent en poupe...
Réponse de le 22/07/2018 à 23:22 :
Laissons ce monsieur Raab pérorer à sa guise et agiter son petit chantage.
Réponse de le 23/07/2018 à 8:57 :
C' est nous qui vous laissons pérorer, second couteau du stakhanoviste européiste en voie de disparition, serez-vous l' ultime .?
a écrit le 22/07/2018 à 19:44 :
Si la position britannique est donc si faible, pourquoi tant s'inquiéter ?
Réponse de le 23/07/2018 à 9:24 :
La position britannique est surtout désordonnée et instable. May avant semblé clarifier il y a quelques semaines, mais ça ne cesse de varier. 2 ans après le référendum on ne sait toujours pas ce que le Royaume-Uni veut.
Réponse de le 23/07/2018 à 16:42 :
Car on a rien à gagner à voir le RU se décomposer, que ce soit sur des enjeux économiques que sociaux et humains.
a écrit le 22/07/2018 à 19:01 :
Ce Brexit inquiète bien plus cet administration hors sol, que chacune des nations qui sont soit disant représenter une union européenne! Comme quoi les ordres arrivent d'en "haut"!
Réponse de le 22/07/2018 à 20:36 :
L' effet domino ami bref, qui leur fiche une drouille dense -et s' il y avait contagion ?- alors ils vaccinent à tout -va ..!
a écrit le 22/07/2018 à 18:40 :
Encore un qui fait de la com à l'intention de son électorat pour se montrer plus fort qu'il ne l'est : le règlement de la part due par UK correspond à des engagements convenus et qui seront réalisés, aucun lien avec un futur accord commercial: au train où vont les choses, un tel accord prendrait au moins 10 ans de négociation.
Un coup d'esbrouffe et puis il rentrera dans le rang sous peu, comme les autres avant lui.
Réponse de le 23/07/2018 à 9:26 :
De toutes façons, cette affaire de brexit n'est qu'esbroufe depuis le début.
a écrit le 22/07/2018 à 15:17 :
Monsieur Dominic Raab met en avant un piètre argument qui indique clairement la faiblesse de la position actuelle de nos amis Britanniques. Comme si l'Europe avait besoin de € 45 Mlds (0.3-04 % du PIB annuel européen selon les sources) ! A titre de comparaison, la Grèce a coûté, si je ne me trompe pas, environ 3 fois plus cher à la ZE depuis 2010. J'ajoute que la position des Brexiters devient intenable et qu'il serait temps qu'outre manche, ils se mettent tous d'accord et commencent la discussion avec les 27 de façon plus sérieuse. Il faut espérer, qu'in fine, nos amis du RU resteront dans l'UE.
Cordialement
Réponse de le 22/07/2018 à 17:44 :
"J'ajoute que la position des Brexiters devient intenable et qu'il serait temps qu'outre manche, ils se mettent tous d'accord et commencent la discussion avec les 27 de façon plus sérieuse. Il faut espérer, qu'in fine, nos amis du RU resteront dans l'UE.
Cordialement "
Vous plaisantez, les pères de la démocratie rester dans l' UE, vous carburez, vous fonctionnez à quoi ?
a écrit le 22/07/2018 à 14:36 :
Tout cela n'est qu'un discours tourné vers l'électorat. La vérité c'est qu'il n'y aura pas d'accord en octobre, que le Brexit en mars passera par un traité transitoire histoire de gagner du temps et que pendant cette période de transition le RU va commencer à payer la facture discrètement parce qu'elle n'aura pas le choix . Le RU n'arrive même pas à se mettre d'accord avec lui-même .Quant aux hard-brexiters , ils ont pris le large pour ne pas assumer la débâcle dont ils sont responsables.
a écrit le 22/07/2018 à 12:37 :
La conclusion est simple : se laisser influencer par la Presse, c’est être certain de voir son capital fondre comme neige au soleil.

Et comme toute la presse me dit que la situation politique en France est très stable (?) alors qu’elle serait très instable (?) en Grande-Bretagne, je me dis qu’il faut vendre la France et acheter la Grande-Bretagne toutes affaires cessantes puisque ces perceptions, qui ont de bonnes chances d’être fausses, sont certainement déjà prises en compte par les marchés.

Si les journalistes du Monde le savent, je ne vois pas qui pourrait l’ignorer.

Dans le fond, lire la presse est dangereux pour sa propre santé financière.
http://institutdeslibertes.org/lire-la-presse-est-dangereux-pour-votre-sante-financiere/
Réponse de le 22/07/2018 à 14:21 :
L'Institut des libertés porte mal son nom, c'est un think tank ultra-libéral , un club de riches qui croit pouvoir tirer son épingle du jeu en récupérant des arguments populistes comme le dénigrement de la presse et le dénigrement systématique des structures étatiques, tout cela parce-que l'État est synonyme d'impôts . Les sympathisants du FN n'ont plus qu'à faire des copier-coller des articles de cet institut et raffleront la mise électorale. Le FN ne va pas faire de cadeaux à un think tank libéral une fois au pouvoir, à méditer.
Réponse de le 22/07/2018 à 14:23 :
Bonne remarque
Réponse de le 22/07/2018 à 16:14 :
Qui croit encore que le FN ou RN sont dans l'opposition a cette administration hors sol qu'est l'UE de Bruxelles?
Réponse de le 22/07/2018 à 17:41 :
@John Vous vous agacez d ' un rien et c' est ce qui vous caractérise !
Réponse de le 22/07/2018 à 18:07 :
@leon
Heureusement vous trouvez toujours les mots pour calmer quand je m'indigne face aux injustices.
a écrit le 22/07/2018 à 12:30 :
L'eurosceptique Dominic Raab, qui a remplacé le 9 juillet David Davis, en désaccord avec les orientations de la première ministre Theresa May, a affirmé qu'une "certaine conditionnalité entre les deux" était nécessaire. Il a précisé que le mécanisme de l'article 50 (du traité de Lisbonne, sur le processus de sortie), utilisé pour déclencher la procédure de sortie du Royaume-Uni, prévoit de nouveaux détails concernant l'accord.

"L'article 50 exige (...) qu'il y ait un futur accord-cadre pour la relation que nous aurons (avec l'UE) à l'avenir, donc les deux sont liés", a déclaré M. Raab au Sunday Telegraph.

"Vous ne pouvez pas avoir d'un côté une partie remplissant toutes les conditions et de l'autre une partie qui ne les remplit pas, ou qui va doucement, ou qui ne s'engage pas", a ajouté le ministre. "Donc je pense que nous devons nous assurer d'une certaine conditionnalité entre les deux", a-t-il soutenu...
Le Fig. Les anglais ne sont plus d ' accord pour se faire rouler dans la farine par ste Theresa pro remain ...
a écrit le 22/07/2018 à 11:54 :
en debut de negociation, le montant c'etait 80 milliards pour l'eu et 20 pour le uk.... 39 c'est bcp plus proche de 20 que de 80, alors faudrait pas abuser de la gentillesse des gens!
a écrit le 22/07/2018 à 11:28 :
Les anglais font encore une nouvelle fois du chantage allons nous comme, depuis des décennies, baisser le pantalon. Les anglais ont tout à perdre de ne plus avoir accès au marché de l'Union. Je ne sens pas M. Barnier pas plus que les chefs d'état évaluer les conséquences pour le vote aux européennes d'un accord profitable au R.U. Je suis un anti Frexit mais si l'Europe se montre faible, comme cela semble le cas par un accord de principe sur les propositions Mme May, vis à vis des anglais alors oui oui un Frexit et fin de l'Union.
a écrit le 22/07/2018 à 11:16 :
Les Britishs font volte face en permanence et se contredisent sans arrêt !
Ils ont voter en faveur du Brexit, mais sans que même au sein du gouvernement britannique, la définition de ce Brexit soit claire... Dur ? mou ? que sur les biens ? sur les personnes ? quid de la frontière irlandaise ? quid des engagements financiers du royaume-uni préalables au brexit ? Sur tout ces sujet, pas un seul ministre n'a la même option que ses collègues !!!
L a seule solution : une fois le choix du gouvernement britannique clair (ou les choix, s'ils conservent plusieurs options), un vote de validation par référendum devrait être proposé aux citoyens britanniques : voulez-vous de ce brexit tel qu'il se présente ?

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