Brexit : les dirigeants européens entérinent l'accord avec Londres

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Les 27 ont approuvé le 25 novembre l'accord sur le Brexit
Les 27 ont approuvé le 25 novembre l'accord sur le Brexit (Crédits : Yves Herman)
Les dirigeants européens ont donné leur feu vert dimanche à l'accord historique sur le départ du Royaume-Uni de l'UE. Ce traité de retrait doit encore être ratifié par le Parlement européen et surtout le parlement britannique.

Les 27 ont "endossé l'accord de retrait et la déclaration politique sur les futures relations" entre les deux parties", a annoncé sur Twitter le président du Conseil européen Donald Tusk, environ une demi-heure seulement après l'ouverture d'un sommet extraordinaire à Bruxelles ce dimanche 25 novembre.

Ce "traité de retrait" est le fruit de 17 mois de négociations douloureuses entre Londres et Bruxelles.

La  "déclaration politique" de 26 pages également approuvée dimanche, qui sera annexée aux 600 pages du traité de divorce, précise que Londres et l'UE vont tenter de nouer la relation "la plus proche possible" avec Londres après le Brexit.

En arrivant au sommet, M. Juncker a qualifié le moment de « tragédie », et non « de jubilation ni de célébration »

Dans une "lettre à la nation" adressée dimanche aux Britanniques Theresa May s'est pour sa part justifiée :

"Il s'agit d'un accord pour un avenir meilleur, qui nous permet de saisir les opportunités qui nous attendent."

Le négociateur en chef de l'UE Michel Barnier  s'est vu remercié par les dirigeants européens pour avoir su "maintenir l'unité parmi les 27 Etats membres tout au long des négociations" avec Londres.

Le président français Emmanuel Macron, qui estime que l'accord avec Londres est un "bon accord", évoque "un moment grave", qui montre que l'UE "a une part de fragilité", a besoin "d'une "refondation" et "est perfectible".

Droits de pêche réglés d'ici à la mi-2020

Plusieurs points se sont dénoués ces derniers jours. Un accord concernant l'Irlande du Nord et destiné à éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord a été obtenu par Theresa May au prix du départ de quatre de ses ministres. Madrid a également estimé avoir obtenu des garanties satisfaisantes sur le sort de Gibraltar,  un territoire britannique situé à l'extrême sud de la péninsule ibérique, et dont l'Espagne revendique la souveraineté.

En revanche, le sujet des futurs droits de pêche dans les eaux territoriales britanniques cher à la France et à l'Espagne entre autres, n'a pas été résolu dans le traité de retrait, qui prévoit qu'il faudra conclure un accord au plus tard d'ici à la mi-2020.

La déclaration annexée aux conclusions du sommet de ce dimanche insiste néanmoins sur le caractère "prioritaire" du dossier. Les 27 y demandent qu'un accord soit "négocié bien avant la fin de la période de transition" post-Brexit prévue jusqu'à fin 2020. Elle évoque également d'autres points de vigilance dans la mise en oeuvre des accords entre Bruxelles et Londres, comme celui de la "concurrence loyale" nécessaire dans le domaine économique.

Sans la chiffrer, l'accord de retrait règle la question de la facture que devra payer Londres à l'UE.

Vote déterminant au parlement britannique en décembre

Une nouvelle étape vers un « soft Brexit » est ainsi franchie, mais si la prudence l'emportait dimanche, c'est que l'issue favorable du vote du parlement britannique prévu en décembre est loin d'être acquise.

Si c'est le cas, ne restera plus qu'à obtenir une ultime validation par le Parlement européen, qui ne devrait poser aucune difficulté. En cas de rejet en revanche,  le risque de « hard Brexit » le 30 mars 2019 refait surface.

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Commentaires
a écrit le 25/11/2018 à 19:17 :
Je viens de regarder un « débat » sur LCP dans l’émission Eurohebdo sur le Brexit
qui montre l’honnêteté et l’impartialité de cette institution.
Invités, Richard corbett, Karima Delli, Jean sébastien Ferjou, David Coburn, les trois premiers anti-brexit, le dernier brexiteur mais ne s’exprimant pas correctement en français contrairement aux trois autres!
Un débat évidemment bien « équilibré » du côté des anti-brexit »
a écrit le 25/11/2018 à 18:23 :
1939 - 2018, pas facile de résister à une europe fasciste.
Réponse de le 26/11/2018 à 8:35 :
Vous confondez nationalisme et facisme . Où se trouvent les mussolini , franco , hitler ? N'a pas.
Réponse de le 26/11/2018 à 8:43 :
"Où se trouvent les mussolini , franco , hitler ? N'a pas. "

Ils sont morts, vous devriez ouvrir des bouquins d'histoire de temps en temps vous hein... Et essayez de formuler des phrases correctes svp, merci.
a écrit le 25/11/2018 à 15:47 :
La seule et vrai question du brexit, c est pourquoi l'Irlande est dans l union, ce pays pille nos campagnes en prenant la valeur ajoutée digitale en dehors de toutes bases légales pour mieux la re exporter vers des tiers hors ue. C est simplement du vol entre pays amis. Il est temps de dénoncer ces maux causes nos tourments. UE, si tes fonctionnaires se sortaient les doigts du c.l, on vous laisserai une chance, gilet jaunes a Charleroi vendredi, a quand la suite !
a écrit le 25/11/2018 à 14:18 :
A l'heure du numérique, cela paraissait absurde de restaurer des frontières physiques pour les capitaux et les marchandises. Reste que les prix des services vont être renégociés sans empressement et par suite leur localisation. Les services ne sont-ils pas le point fort de la France?
a écrit le 25/11/2018 à 12:26 :
Avec cet accord, l'UE, qui croit avoir gagné la parti, n'en a pas fini avec le problème de l'UK! Et dire que cela est fait pour sauver une union de concurrence au lieu d'instaurer la coopération!
Réponse de le 25/11/2018 à 18:35 :
Oui mais c'est en UK que les ministres démissionnent , pas ailleurs.

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