Christine Lagarde : « L’Europe vit une crise existentielle »
Lucie Robequain
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La présidente de la BCE, Christine Lagarde. (Photo d'illustration).
REUTERS/Jana Rodenbusch/File Photo
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La présidente de la BCE, Christine Lagarde. (Photo d'illustration).
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Quelle doit être la riposte de l'Europe à Donald Trump ? C'est le thème qui domine le Forum économique mondial de Davos cette semaine, et fait l'objet d'une table-ronde organisée ce mercredi autour de la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde, de chefs d'entreprise et du vice-chancelier allemand Robert Habeck
À la question de savoir si l'Europe vivait une crise existentielle, la Française a répondu : « Oui, je le crois ». L'Europe pose le bon diagnostic sur les causes de son déclin, mais n'a pas encore sauté le pas pour inverser la tendance, regrette-t-elle. « Nous avons les talents, nous avons l'argent, nous avons les idées. Nous avons juste besoin d'agir. Arrêtons de jouer en défense, passons à l'attaque », a-t-elle exhorté en ajoutant que l'élection de Donald Trump était un appel à se réveiller.
La présidente de la BCE se veut optimiste. Un consensus existe entre les 27 pour créer une union des marchés de capitaux, à l'exception de deux ou trois pays qui défendent des intérêts très particuliers. « Je veux des résultats avant la fin 2025 », a-t-elle lancé en rappelant que 300 milliards d'euros d'épargne européenne s'envolaient vers les États-Unis, au détriment de nos intérêts économiques. « Il faut que l'argent aille aux investisseurs européens et fasse grandir nos startups »
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À la question de savoir si l'Europe devait déréglementer, comme le préconise Donald Trump, elle répond par la négative : « Déréglementer, non. Simplifier, oui. On ne renoncera pas à la protection des données personnelles. Mais nous ne sommes pas obligés d'imposer des centaines de pages de déclarations administratives à une entreprise qui fait du fromage blanc », a-t-elle résumé.
Lucie Robequain